Mon Top 5 de Radio-Canada en 2015

Voici les 5 pires moments de Radio-Canada sur Israël et les juifs en 2015

1. Les agresseurs palestiniens sont les victimes. Les victimes israéliennes n’existent pas.

radcan

2. Voir ce que l’on veut

Pour “expliquer”, voire justifier les attentats palestiniens à l’arme blanche qui sévissent depuis le mois de septembre dernier en Israël, l’analyste de Radio-Canada, François Brousseau, affirme le  5 octobre dernier que les forces de l’ordre israéliennes ont commis la “suprême provocation” en escaladant la coupole d’un sensible lieu sacré musulman sur le mont du Temple.

Preuve que lorsqu’on est biaisé, on voit ce que l’on veut bien voir, j’ai retracé l’image qui a inspiré à François Brousseau la “provocation suprême” qui n’a eu lieu que dans son imagination.

Untitled1

Ces policiers israéliens n’ont pas “escaladé” le Dôme du Rocher

Il s’est écoulé un mois et demi avant que François Brousseau ne fasse son mea culpa sur les ondes de Midi Info.

3. Radio-Canada prend la propagande palestinienne à son compte

Toujours sur la vague d’attentats palestiniens à l’arme blanche, le téléjournal de RDI affirme le 30 septembre dernier que “La police israélienne a arrêté quatre Palestiniens qui continuent de dénoncer la permission accordée aux juifs de venir prier sur l’Esplanade des mosquées”.

Or, quoi qu’en dise la propagande palestinienne, il est toujours strictement interdit aux Juifs de prier sur ce que le monde occidental appelle depuis 2000 ans le mont du Temple et que les médias francophones vénèrent comme l’Esplanade des mosquées.

L’ombudsman de Radio-Canada jugera dans sa révision  que “L’erreur est d’autant plus lourde de sens qu’elle sert d’assise à l’affirmation des Palestiniens rapportée dans la phrase suivante du texte à l’effet « qu’Israël tente de prendre le contrôle des lieux saints vénérés autant par les musulmans que par les juifs »”.

L’ombudsman dénoncera ce grossier cas de désinformation par cette formule lapidaire: “J’ajoute que j’aimerais bien arrêter de répéter la même chose. Si on est incapable de traiter les sujets qui touchent à la question israélo-palestinienne avec tout le sérieux qu’ils méritent, qu’on les oublie, ce serait encore préférable”. 

Radio-Canada ne fera aucune mise au point malgré les appels en ce sens de l’ombudsman: “Un rectificatif s’imposait, et pas juste une notice de trois lignes sur un site de mise au point introuvable parce que caché dans les confins d’ICI Radio-Canada.ca”.

4. Encore un dérapage antisémite accueilli dans la plus grande indifférence

Un peu plus d’un an après la diffusion sans réfutation à l’émission La période de questions de plusieurs commentaires jugés antisémites par l’ombudsman,  la journaliste Christine Fournier remercie une auditrice pour son commentaire “intéressant” voulant que “Le Canada et les États-Unis, on est dans les griffes et les tentacules de ce monde-là (les juifs)”.

En réponse à ma plainte, la direction de Radio-Canada affirmera à l’encontre de la déontologie journalistique la plus élémentaire qu’il n’appartient pas aux journalistes de réfuter les propos insensés d’un auditeur, mais au public.

L’ombudsman ne partagera pas ce point de vue:
“Il est vrai que Radio-Canada doit donner voix au plus large éventail possible d’opinions, mais l’antisémitisme n’est pas une opinion légitime, c’est une croyance raciste, une plaie qui gruge l’humanité depuis des siècles et qui a conduit aux errances et aux horreurs qu’on connaît.

Il reste que personne au sein de l’équipe, y compris en régie, ne s’est rendu compte qu’on venait de proférer des inepties antisémites. Celles-ci se sont retrouvées en ondes, sans être dénoncées, ce qui est tout à fait anormal et, surtout, inacceptable”.

Lorsque des incidents semblables se produisent sur les ondes de diffuseurs privés, leurs directions ont coutume de diffuser leurs regrets et une mise au point dénonçant les propos antisémites. Mais chez le diffuseur publique qui devrait être un modèle en matière d’éthique journalistique et de responsabilité sociale, aucune mise au point n’a été faite.

5. Les nouvelles “normes” journalistiques de Radio-Canada

Dans sa dernière révision d’une plainte que j’ai adressée à Radio-Canada, l’ombudsman de Radio-Canada a établi de nouvelles “normes” journalistiques. Je les résume:

  • Un journaliste de Radio-Canada ne peut s’engager politiquement, mais une militante de la cause palestinienne ayant oeuvré pour diverses ONG palestiniennes peut être journaliste à la recherche pour la production de reportages critiques d’Israël.
  • Un journaliste qui écrit un roman politique dont l’intrigue centrale est l’assassinat d’un fonctionnaire canadien par une organisation communautaire juive canadienne voulant étouffer un “crime de guerre” israélien n’est pas en conflit d’intérêt lorsqu’il produit un reportage sur des crimes de guerre israéliens allégués avec la collaboration d’une militante de la cause palestinienne à la recherche.
  • Les propos de militants palestiniens sont dignes de foi et suffisent pour établir qu’un crime de guerre a été commis. Mais les militants pro-israéliens sont des “relais de la propagande israélienne”.
  • Si vous partagez certains des points de vue du gouvernement israélien, vous êtes un “relai de la propagande israélienne”.

A n’en pas douter, la nouvelle année nous promet d’autres moments aussi édifiants de Radio-Canada sur le conflit israélo-palestinien.

 

 

 

 



Categories: Antisionisme, Radio-Canada, Varia

Tags: , ,

5 replies

  1. Bonjour monsieur Ouellette,

    Dans ma courte et humble vie, j’ai pu apprendre que, lorsque les médias d’information prennent position dans la manière de présenter et même dans le choix de l’information concernant un dossier, c’est un signe révélateur de sa grande polarisation.

    D’ailleurs, le fait que vous soyez en mesure de détecter ces prises de position, tel que démontré dans cet article, montre à quel point vous êtes au fait du dossier. Je suis fier de vous. Qu’écris-je, très fier.

    Considérant le fait que le conflit israélo-palestinien dure depuis plusieurs dizaines d’années, je crois en tout respect qu’il est normal et en quelque sorte inévitable que le dossier se polarise de la sorte. Comment rendre les choses meilleures? En ce sens, je suis très fier de la décision prise par l’honorable Benyamin Netanyahou, premier ministre d’Israël, et de son gouvernement d’accorder des sommes supplémentaires à ceux habituellement accordées de près de 13 milliards de shekels (approximativement 4.6 milliards de dollars canadiens) sur une période de 5 ans afin, en gros, d’améliorer les conditions de vies des citoyens israéliens de confession musulmane. Tout ça, selon le directeur général des services du premier ministre, monsieur Eli Groner, dans le but de corriger une erreur historique (Le monde, 31 décembre 2015, Israël: aide conséquente pour les Arabes israéliens). Comme l’a si bien affirmé le président d’Israël, l’honorable Reuven Rivlin, c’est une mesure sans précédent. C’est un pas énorme vers la paix et la coexistence durable entre la nation juive et musulmane de la région. L’honorable premier ministre d’Israël a fait preuve d’un immense courage et d’une grande force. Ceci est d’autant plus vrai qu’il a agi unilatéralement. Il a littéralement tendu sa main avec la possibilité qu’elle soit mal accueillie. Tout ceci dans un contexte de violence continue. Décidément un pas de géant dans la bonne direction. Comment faire mieux?

    Je tiens également, dans le plus grand respect et avec la plus grande clarté, à exprimer ma position dans ce dossier. Mon seul et unique objectif dans ce dossier est la paix. En effet, je suis en faveur de la paix. Incidemment, je suis en faveur de la fin de l’occupation et de la cession des implantations aux palestiniens parce que je crois, et ce exprimé avec la plus grande déférence pour l’opinion contraire, que c’est dans le meilleur intérêt sécuritaire d’israël. En ce sens, je me considère pro-Israël. Je suis toutefois pleinement conscient de la longueur du chemin à parcourir et c’est pourquoi j’entends procéder avec la plus grande douceur possible. Après tout, c’est l’empereur Chouenn, un empereur chinois ayant régné durant l’antiquité, qui aurait un jour affirmé à un de ses subalternes: «(…)Vous, en qualité de ministre de l’instruction publique, appliquez-vous à répandre l’enseignement des cinq vertus sociales. Surtout faites-le avec douceur (le succès de vos efforts dépend de cette condition)».

    Avec cordialité,
    Arnaud

  2. Les nouvelles concernant Israël avec Radio Can sont toujours «garochées» sans aucune recherche effectuées. Que d’incompétence !!!!

  3. Félicitations pour votre persévérance, et bonne année malgré tout.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: