Mes commentaires à la télévision de la CBC sur la reprise des pourparlers de paix

Avec mes remerciements à ma contrepartie palestinienne, Rana Alrabi, qui a confirmé mes propos, à savoir qu’il incombe aux Palestiniens de rompre avec leur rejectionnisme et d’enfin épouser le principe de “deux États pour deux peuples”.

Notez que Mme Alrabi prétend que les Palestiniens n’ont plus que “22% de leurs terres historiques” pour établir d’un État palestinien, ce qui ne serait pas suffisant.

Or, ce pourcentage n’a de sens que par rapport au territoire original de la Palestine mandataire britannique (qui, loin s’en faut, n’était pas intégralement dans les mains d’Arabes palestiniens) . En 1921, les Anglais ont amputé 78% de ce territoire pour créer la Transjordanie, soit la Jordanie actuelle à majorité arabe palestinienne.

Israël, dans les lignes d’armistice de 1949 (ou pré-1967), la Cisjordanie et Gaza constituent les 22% restants. Donc quand Mme Alrabi dit qu’il ne reste que 22% de la Palestine “historique” aux Palestiniens, elle inclut Israël. Selon cette logique,  même la disparition d’Israël ne serait pas suffisante pour faire place à un État palestinien. Prônerait-elle donc l’option jordanienne? Décourageant.

Enfin, note à la CBC: je ne parle pas au nom de la “communauté israélienne”, mais de la communauté juive organisée.



Categories: Médias, Moyen-Orient

7 replies

  1. Excellente analyse par David de la pensée arabe qui se dit “palestinienne”. Même un seul Juif au Moyen-Orient serait encore de trop…la seule chose qui me semble réaliste est la gestion serrée du conflit par les Israéliens et des investissements continus dans la défense de la population et de la terre. J’espère être dans l’erreur et pouvoir applaudir la paix dans la région.

  2. J’aimerais bien être envahi de cet optimisme qui vous fait honneur chers amis.

    Mais voyez-vous j’ai déchanté, depuis plusieurs années, sur cet optimisme à voir un jour une solution de partage pacifique sur ces espaces territoriaux en litige.

    De grandes erreurs de conceptions et d’interprétations se sont incrustées historiquement pour devenir aujourd’hui des évidences acceptées internationalement.

    La plus évidente, qui me titille à chaque fois que je la lis dans un texte, c’est la définition que l’on associe spécifiquement aux arabes « Palestiniens » et leur supposé territoire « Palestine », peuple et État inventés pas Yasser Arafat.

    Les deux expressions « Palestine et Palestinien » n’existe plus à la création d’Israël ( 14 mai 1948 ). À l’armistice de Rhodes en 1949, les arabes de Judée-Samarie se donnaient le nom de Jordaniens jusqu’à leur défaite cuisant de la guerre de 6 jours où les arabes de Judée-Samarie se sont attribués le nom de « Palestiniens » plagié de l’histoire Proche-Oriental par leur mentor, Yasser Arafat.

    S’il y a tant d’incompréhensions, aujourd’hui, dans ce conflit de territoires disputés, c’est d’avoir laissé les arabes se tatouer de cette définition « Palestiniens ».

  3. Jason,

    J’en conviens, c’est aux Israéliens et aux Palestiniens de négocier. Toutefois, vous savez comme moi que toutes les tentatives de résoudre le conflit, de la Commission Peel à Annapolis se sont fracassées sur l’écueil du refus des Palestiniens de reconnaître la légitimité d’Israël et d’accepter le principe de deux États pour deux peuples. Tel était mon propos.

  4. M. Ouellette,

    ce sont les négociateurs israéliens et palestiniens à Washington qui sont à la table de négociation qui savent vraiment ce qu’il doivent négocier.

    Donnons une chance aux négociations.

    Les deux parties sont à la table. Ils connaissent les contours de la table ( la couleur de la nappe). Que l’on aborde maintenant le chantier. Que l’on négocie à la pièce dans ces pourparlers. Selon moi on ne pourra pas avoir une entente globale du conflit. Si par exemple on règle la question de la Cisjordanie (avec un traité de paix dûment signer par les deux parties) sans régler les autres aspects complexe et difficile dans ces négos, on aura au moins régler UN aspect difficile. Mieux vaut régler UN aspect que rien du tout.

    Note: Israël profite de la chute du Hamas (et des ces alliés) dans cette négociation. La Cisjordanie est la moins affecter par le Hamas.

    Qu’Israël profite de cette opportunité !

    Jason

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