Lettre conjointe à Radio-Canada: l’absurde assimilation de terroristes condamnés à des “prisonniers politiques”

“J’estime donc qu’on peut raisonnablement employer le vocable « prisonnier politique » pour décrire des détenus qui ont commis ou planifié des actes violents à des fins politiques”. – Ombudsman des services français, Radio-Canada, 30 avril 2013

Via le Centre consultatif des relations juives et israéliennes:

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Une récente révision de l’ombudsman de Radio-Canada a blâmé une dixième fois la correspondante Ginette Lamarche. Bien que HonestReporting Canada et le Centre consultatif des relations juives et israéliennes applaudissent cette décision, nous avons adressé à Radio-Canada une lettre conjointe au sujet de sa validation de l’usage du terme « prisonniers politiques » pour décrire des terroristes incarcérés et de son échec à produire la preuve qu’Israël détient des prisonniers politiques. HonestReporting Canada, au nom des 30 000 membres, et le Centre consultatif des relations juives et israéliennes, porte-parole officiel de la communauté juive du Québec, ont adressé la lettre suivante à Radio-Canada à propos de la récente décision de l’ombudsman de valider l’usage du terme « prisonniers politiques » pour décrire des terroristes incarcérés.

Montréal, le 8 mai 2013

Monsieur Michel Cormier
Directeur général de l’information
Radio-Canada

Objet : L’assimilation de terroristes condamnés à des « prisonniers politiques » à Radio-Canada

Monsieur,

Radio-Canada estime que le conflit israélo-palestinien est un sujet «controversé». Il s’ensuit qu’un sujet litigieux et sensible devrait être traité, comme l’ombudsman de Radio-Canada l’a déjà noté, avec une attention pour le choix des mots qui peuvent sinon induire en erreur, conférer un «biais en apparence» ou donner l’impression de façonner les actualités plutôt que de les rapporter. Cet impératif est d’autant plus nécessaire que des organisations hautement politisées attaquent Israël dans le but de le délégitimer et de l’ostraciser. Que ce soit par des mots chargés tels qu’ «apartheid» ou l’emploi fautif du terme «prisonniers politiques», l’objectif est de porter atteinte à la réputation d’Israël au sein de la communauté internationale.

Lorsque les médias se montrent incapables de reconnaitre qu’ils ont recours à des sources hautement politisées ou se permettent de faire de la rhétorique politisée, ils quittent le domaine du journalisme, pour entrer, consciemment ou non, dans l’arène de l’activisme politique. En concluant qu’il est « raisonnable » d’ « employer le vocable ‘prisonnier politique’ pour décrire des détenus qui ont commis ou planifié des actes violents à des fins politiques », Radio-Canada a franchi ce pas.

Depuis l’automne dernier, la correspondante de Radio-Canada en Israël Ginette Lamarche a employé le terme «prisonnier politique» dans quatre reportages pour désigner des Palestiniens incarcérés dans des prisons israéliennes. Le terme «prisonnier politique», tel qu’il est compris par l’usage coutumier, réfère à un individu emprisonné en raison d’activités ou d’opinions politiques. Dans les démocraties libérales, où la liberté d’expression est garantie, les prisonniers politiques sont anathème.

En Israël, seul pays libre au Moyen-Orient, la liberté d’expression et d’association sont des droits protégés. Nulle part dans le code pénal israélien les opinions ou activités politique ne sont-elles considérées comme des infractions criminelles et personne en Israël n’est privé de liberté pour ces raisons. En revanche, la participation à des activités terroristes est contraire au droit israélien, comme dans toute démocratie, le terrorisme étant un crime reconnu par le droit international.

Il s’ensuit que les démocraties comme le Canada, la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne ou Israël sont donc présumées de ne pas détenir de prisonniers politiques. Afin de renverser cette présomption, la preuve du contraire doit être faite.

Or, dans sa réponse à nos plaintes, Radio-Canada n’a pas fourni une telle preuve. Au contraire, elle s’est appuyée sur des définitions inhabituelles employées par des organisations politisées et anti-israéliennes telles que Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient. Ces organisations fondent leurs définitions sur des déterminations politiques qui n’ont aucun statut juridique et font exception à l’acception courante du terme. Radio-Canada a également souligné l’utilisation passée du terme dans certaines publications. Pourtant, l’utilisation incorrecte du terme par des sources n’ayant aucune autorité en la matière ne justifie en rien son usage erroné par Radio-Canada. D’autant plus que jamais Radio-Canada n’a-t-elle qualifié de « prisonniers politiques » des individus écroués pour des actes terroristes.

Radio-Canada a également cité le recours d’Israël à la détention administrative comme preuve qu’Israël détient des «prisonniers politiques». Pourtant, comme nous l’avons souligné à Radio-Canada, Israël pratique la détention administrative au même titre que la Grande-Bretagne et les États-Unis, par exemple, conformément aux articles 78 et 64 de la Quatrième Convention de Genève de 1949. Radio-Canada fait donc absurdement valoir que l’instrument du droit humanitaire qui permet la pratique de la détention administrative est la preuve de sa violation. C’est là un non-sens.

Au Canada, aux États-Unis, en Australie, en France et ailleurs, les immigrés illégaux peuvent être détenus indéfiniment dans l’attente de leur expulsion. Radio-Canada considère-t-elle qu’ils sont des prisonniers politiques? Certainement pas. Pas plus que les détenus administratifs soupçonnés de terrorisme en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Dans sa réponse, Radio-Canada a fondé la définition des prisonniers politiques sur celle du Conseil de l’Europe. Or, rien dans cette définition ne permet de conclure qu’Israël détient des prisonniers politiques.

Les Palestiniens étant détenus en raison de leurs activités criminelles et non pas de leurs opinions ou activités politiques, Israël respecte clairement cette définition. L’article 4 n’introduit aucune restriction à cette définition, comme le prétend Radio-Canada. L’article 4 n’est tout simplement pas conçu comme une restriction ou exception et ne peut donc être interprété comme tel, contrairement aux arguments de Radio-Canada. La définition déclare simplement qu’un individu poursuivi et condamné pour un crime terroriste n’est clairement pas un prisonnier politique. Il s’agit donc d’une précision de ce que ne constitue pas un prisonnier politique, et non pas de qu’est un prisonnier politique.
Certes, l’ombudsman de Radio-Canada renvoie à une récente résolution du Conseil qui a qualifié des détenus palestiniens de « prisonniers politiques », mais il s’agit d’une erreur attribuable à la mauvaise application de sa propre définition. En effet, cette résolution a commis d’autres erreurs en appelant à la libération immédiate de Marwan Barghouti, un terroriste connu responsable de douzaines d’attentats-suicides contre des civils israéliens et qui, jusqu’à son arrestation, procès et incarcération, était l’un des criminels les plus recherchés au monde. Du reste, l’Union européenne contrevient parfois à ses propres traités internationaux, comme le suggère son hésitation continue à classer le Hezbollah organisation terroriste.

De manière inconséquente, Radio-Canada prend ses distances avec l’activisme politique en insistant que Mme Lamarche avait correctement attribué l’usage du terme « prisonnier politique » aux Palestiniens, mais défend néanmoins l’utilisation du terme. Cependant, comme nous l’avons démontré ci-dessus, l’utilisation continue du terme «prisonnier politique» pour décrire des Palestiniens incarcérés pour conduite criminelle dans des prisons israéliennes ou les prisonniers administratifs détenus en accord avec le droit international, dénote une tendance continue de journalistes de Radio-Canada à substituer leurs sentiments personnels pour des informations objectives. En employant le terme palestinien « prisonnier politique » et en rapportant la durée de la peine d’Abou Namiyeh en négligeant de signaler la nature de son crime, l’ombudsman a constaté que Mme Lamarche avait violé, une dixième fois, les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.

Que l’Autorité palestinienne ait adopté le terme «prisonnier politique» n’est pas surprenant compte tenu de sa glorification du terrorisme et de son appellation de parcs, d’écoles et de places publiques en hommage à des terroristes. Or, au Canada, le terrorisme est conspué. Si notre radiodiffuseur public veut accuser Israël de détenir des prisonniers politiques et s’allier à un agenda politique, il lui faut en faire la démonstration. Or, elle ne s’est pas acquittée de son obligation. L’utilisation continue du terme jette donc une ombre de partialité sur Radio-Canada.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à notre réplique et nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos meilleurs sentiments.

David Ouellette Michelle Whiteman
Directeur, Affaires publiques (Québec) Directrice régionale (Québec)
Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes HonestReporting Canada

Cc: Ombudsman des services français de Radio-Canada



Categories: Médias

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14 replies

  1. Imaginez si… oui, si… un israélien même si il était atteint mentalement osait dire de telles déclarations, ce que la presse mondiale ferait ? Je vous laisse deviner…

    Est-ce Ahmadinejad, l’illuminé de Téhéran, qui aurait proféré cette menace ?

    Eh bien non ! C’est un haut responsable de la très « modérée » Autorité Palestinienne, un membre du gouvernement Abbas, vous savez ce partenaire fiable
    recommandé par Obama à Israël pour négocier la paix.

    Ce haut responsable, Jibril Rajoub, ministre adjoint du comité central du Fatah et président du comité olympique de l’AP a aussi salué le recours à la violence
    contre Israël.

    Lors d’une interview sur la chaîne de télévision libanaise, Al-Mayadeen, également publiée sur sa page FB le 2 mai dernier, Rajoub avait justifié le « jeu
    des négociations » avec Israël comme étant la seule ligne de conduite à suivre pour l’instant, par le fait que les Palestiniens ne disposaient pas encore
    d’une force militaire, mais, avait-il ajouté :

    Citation
    Je jure que si nous avions une arme nucléaire, nous l’aurions utilisée ce matin même!!!
    Fin de la citation

    Charmant personnage ce Rajoub !

    Un autre haut responsable de l’AP, tout aussi « modéré », Abu Al-Einein, a également exprimé son soutien au meurtrier d’Evyatar Borovsky, poignardé à mort
    par le terroriste palestinien Salam Al-Zaghal, alors qu’il attendait le bus.

    Abu Al-Einein, ex-conseiller du président de l’AP, ayant rang de ministre, et récemment nommé Directeur du Conseil palestinien aux affaires des ONG par
    M. Abbas, a publiquement honoré l’assassin d’E. Borovsky, suscitant les applaudissements de la foule :

    Citation
    Nous saluons le sacrifice de Salam Al-Zaghal, ce combattant héroïque » !
    Fin de la citation

    (l’héroïsme : égorger un homme … )

    Il a également rendu hommage au meurtrier et loué son crime :

    « Il a voulu défendre son honneur, alors, il s’est approché du colon et l’a tué. Que soient bénis les seins qui ont nourri Salam Al-Zaghal ! »

    Souvent, de hauts responsables de l’AP déclarent que si les Palestiniens privilégient temporairement le jeu des négociations et évitent les confrontations
    violentes et/ou la guerre avec Israël, c’est parce qu’ils ne sont pas militairement à même de déclencher un conflit armé. Mais, comme l’a si bien dit Rajoub,
    ils n’hésiteraient pas à le faire s’ils disposaient de l’arme nucléaire… Même Laurent Fabius n’en doute pas.

    Comment l’UE et Obama peuvent-ils sincèrement croire en la volonté réelle de l’AP de vouloir la paix avec Israël et continuer à accorder leur confiance
    à M. Abbas et à son gouvernement ?

    A l’instar du Hamas, l’AP, à la tête d’un peuple inventé il y a une soixantaine d’années, ne veut pas la paix avec Israël, mais prendre possession de toute
    la terre d’Israël, car elle se considère comme la légitime propriétaire de ce pays souverain, appartenant depuis plusieurs millénaires au peuple Juif.

    Pour étayer ses revendications territoriales, l’AP n’hésite pas à faire du révisionnisme historique, ni du négationnisme, soutenue dans ces élucubrations
    par Al-Qaradawi, haute autorité sunnite, pieusement respectée dans le monde musulman, dont les déclarations profondément antisémites font la joie des ennemis
    d’Israël. Lors de sa visite à Gaza, jeudi dernier, ce révisionniste de l’histoire d’Israël a tout simplement déclaré qu’Israël n’avait pas le droit d’exister
    !

    « Ce pays n’a jamais été une seule fois une terre juive. La Palestine est pour la nation arabe islamique. »

    Ce chef “religieux” sunnite, extrémiste notoire, modèle à suivre selon Tarik Ramadan, très respecté par l’UOIF et le monde musulman en général, n’avait
    pas hésité à exprimer publiquement en 2009 sur Al-Jazeera TV toute sa haine du peuple Juif :

    « Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par
    Hitler. Avec tout ce qu’il leur a fait – et bien qu’ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C’était un châtiment
    divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…) Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j’espère
    est qu’à l’approche de la fin de mes jours, Allah me donne l’occasion d’aller sur la terre du djihad et de la résistance, même sur une chaise roulante.
    Je tirerai sur les ennemis d’Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus et ainsi, je clorai ma vie en martyr. Loué soi Allah, Roi de l’univers.
    Que la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous. »

    Avec un tel allié, comment l’AP peut-elle encore inspirer confiance et faire croire en sa sincérité quand elle affirme vouloir la paix avec Israël ?

    Source:
    Moderate » « Palestinian » official: « I swear that if we had a nuke, we’d have used it this very morning »

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour
    .Dreuz.info

  2. Alors Voila ca continue…Nasrallah menace Israel et que fait Radio Canada …
    Titre : Hebollah nargue Israel….
    Un groupe terroriste ca nargue…..

  3. une autre article qui essaye de dire que Israel est un pays d’apartheid..Mais radio canada nous dit par qui il a ete ecris…
    au lui de cela nous dit l’onu…Mainteant apres les mensonge sur colons , prisonnier poliques,Hamas modere, Mainteant il s’attaque a l’aparthied…
    Ce qui ne disent pas que cet etudes a ete faite
    Une étude dirigée par Raja Khalidi, un réfugié palestinien devenu économiste et dont les travaux portent principalement sur les conditions de vie des Palestiniens dans les territoires occupés,

    en collaboration avec Ibrahim Shikaki, chercheur associé à l’Institut palestinien de recherche économique à Jérusalem et animateur pour la jeunesse à Ramallah (?),

    et Mustafa Khawaja, Directeur du Bureau Central Palestinien de Statistique, Autorité Palestinienne.

    ———————————

    Selon toute apparence, une étude d’une grande objectivité, réalisée par trois Palestiniens « dédiés ».

    • En effet,on constate que l’identité des auteurs du rapport devrait soulever des doutes sur son objectivité. Les auteurs sont:

      Raja Khalidi, qui se présente sans rire à la fois comme un citoyen américain et un réfugié palestinien. N’est-il pas le propre du réfugié d’être apatride? Économiste de formation, il défend l’étrange thèse voulant que par ses “politiques néolibérales” l’Autorité palestinienne affaiblit la “le combat pour la libération nationale”.

      Ibrahim Shikaki, un universitaire palestinien qui soutient que “contrairement à d’autres machinations coloniales en Afrique du Sud ou en Algérie, le but du plan colonial sioniste est de déraciner et de nettoyer ethniquement la Palestine de son peuple indigène”.

      Mustafa Khawaj est un employé du Bureau central palestinien des statistiques, bref, un fonctionnaire de l’Autorité palestinienne.

      On ne saurait reprocher à Radio-Canada les incuries des diverses instances des Nations unies dont la politisation anti-israélienne ne laisse plus place au doute. Comme l’a déjà constaté l’ancien ministre et chroniqueur Joseph Facal, “l’ONU est d’une superbe efficacité pour travailler à plein régime à condamner Israël”. En revanche, on s’attendrait des médias qu’ils fassent un minimum de mise en contexte plutôt que de reproduire servilement les conclusions d’un rapport clairement politisé qui plaide en faveur du rattachement de “Jérusalem-Est” à l’économie palestinienne…

    • Surtout quand on sait que Radio Canada avait demandé à Lise Ravary de ne pas traiter de sujets reliés aux juifs ou à Israël parce qu’en tant que juive, elle ne pouvait pas être objective.

      Comment on dit déjà ? Deux poids, deux mesures ?

  4. Si on suit la logique de Radio-Canada, Tsarnaev serait aussi un prisonnier politique.

  5. Merci.. encore!

    Très bon! comme toujours.

  6. Un grand merci de la part de la population qui aime la veritee.
    Jean Claude Mora

  7. Génial cette lettre et toutes mes félicitations a David, il faut leur faire tremper le nez dans leur propre M.
    On m’a appris un proverbe arabe disant
    “il faut accompagner le menteur jusqu’à sa porte”

    Edmond

  8. deux Autres article aujourd’hui dans radio canada qui denigre Israel

  9. Règle numéro 1: Au Proche Orient, ce sont toujours les « colons sionistes d’extrême droite » qui attaquent les premiers et ce sont toujours les pauvres victimes (femmes et enfants) palestiniens qui souffrent le plus malgré les représailles du Hamas ou d’un autre mouvement. Cela s’appelle de la résistance.

    Règle numéro 2: Les juifs, sionistes ou simplement israéliens n’ont pas le droit de se défendre contre le tir incessant de roquettes lancés sur des cibles civiles. L’Etat d’Israël qui se défend, cela s’appelle un crime de guerre.

    Règle numéro 3: Le Hamas ou le Hezbollah a le droit de tuer les civils israélien. Cela s’appelle de la résistance face à une force d’occupation.

    Règle numéro 4: Quand le Hamas tue trop de civils israéliens, les puissances occidentales appellent Israël à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

    Règle numéro 5: Les israéliens n’ont pas le droit de capturer des terroristes, même si leur nombre est très limité et est justifié par des accusations vérifiées. C’est d’autant plus interdit que les prisons israéliennes sont des prisons « 4 étoiles », avec TV par satellite, journaux, nourriture Hallal, imam, droit de visite quotidien, médecin, croix-rouge, activités organisées par l’ONU, etc…

    Règle numéro 6: Les Palestiniens ont le droit d’enlever, de torturer, de laisser sans nouvelle un israélien sans que la communauté internationale ne pipe mot. Même sans droit de visite de la Crois-Rouge, personne n’haussera le ton. Pas plus quand il s’agira d’échanger 1 otage contre 1.000 terroristes.

    Règle numéro 7: Quand vous dites “Cisjordanie”, il faut toujours rajouter l’expression « colons extrémistes anti-arabes et ultra-violents ».

    Règle numéro 8: Quand vous dites “Hamas” ou « Hezbollah », il ne faut surtout pas rajouter après: « soutenu par la Syrie, l’Iran ou les Frères Musulmans», car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

    Règle numéro 9: Ne jamais parler de “Judée-Samarie“, d’initiative de paix, de négociations directes, d’échange économique, d’aide à la population organisée par Israël, d’innovation, d’amour dans le judaïsme, ni des conventions de Genève (droit du prisonnier par exemple). Cela risque de perturber le téléspectateur, le lecteur et l’auditeur.

    Règle numéro 10: Les arabes parlent mieux le français que les israéliens. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

    Règle numéro 11: Si vous n’êtes pas d’accord avec ces règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dangereux sioniste, que vous dominez très certainement le monde, que vous travaillez dans les médias, la finance, la politique, la médecine ou le droit. Si vous êtes ainsi c’est aussi certainement parce que vous avez un gros nez et que vous parlez tout le temps de la Shoah. Et lorsque vous allez à la synagogue sioniste, c’est uniquement pour parler de la meilleure méthode pour dominer le monde.

  10. Superbe lettre à Radio-Canada. Un grand merci! Nicole

    Sent from my iPhone

  11. Michel Cormier, le Directeur général de l’information à Radio-Canada est un acadien qui vient d’arriver il y a quelques temps à la tête de la direction.

    C’est un homme qui n’est pas dit-on un “Montréalais-Gaucho-Plateau”.

    Jason

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