Brèves réflexions sur la visite d’Obama en Israël

images-1Globalement, la visite du Président américain en Israël et à Ramallah aura été positive.

En insistant à plusieurs reprises sur la renaissance de la souveraineté du peuple juif sur sa terre ancestrale, Obama a réparé la gaffe de son discours du Caire en 2009 où il avait erronément affirmé au monde arabe que la légitimité de l’État d’Israël découlait de l’Holocauste. Dans une région où l’hostilité à l’existence d’un État juif est viscérale, ce faux pas du président américain ne pouvait que réconforter les populations de la région dans leur déni de l’enracinement historique du peuple juif au Moyen-Orient.

Conséquent, Obama a appelé les Palestiniens à reconnaître Israël comme État juif, condition sine qua non à la solution des deux États pour deux peuples. Le refus des Palestiniens de reconnaitre l’État juif constitue non seulement la principale pierre d’achoppement à la résolution du conflit (largement ignorée par les médias occidentaux), mais la source même du conflit israélo-arabe.

Aussi Obama a-t-il rejeté du revers de la main les conditions préalables revendiquées par l’Autorité palestinienne, telles qu’un gel de construction à Jérusalem et dans les implantations, pour renouer les négociations avec Israël. “If the expectation is that we can only have direct negotiations when everything is settled ahead of time, then there is no point for negotiations”, a-t-il martelé.

Obama a donc tiré des leçons de son soutien aux conditions préalables d’Abbas en 2009 qui n’auront contribué qu’à durcir les positions palestiniennes, conduire l’Autorité palestinienne à favoriser des mesures aussi unilatérales que creuses comme la reconnaissance de l’État de Palestine à l’Onu, et pousser les négociations dans l’impasse actuelle.

Obama a aussi reconnu que les Israéliens étaient légitimement sceptiques à l’endroit des intentions pacifiques des Palestiniens et du monde arabe: “Across the region, you have extended a hand of friendship, and too often have been confronted with the ugly reality of anti-Semitism. So I believe that the Israeli people do want peace, and you have every right to be skeptical that it can be achieved”.

En revanche, Obama s’et montré insensible à la radicalisation politique du Moyen-Orient post-Printemps arabe. En gros, a-t-il dit aux Israéliens, il n’en tient qu’à leur volonté et à leurs efforts pour arriver à un accord de paix global avec les Palestiniens et transformer par enchantement cette région, en proie aux pires haines sectaires, en terre de fraternité et de bonne entente. C’est là ne pas avoir retenu l’une des principales leçons du Printemps arabe (le conflit israélo-palestinien n’est pas au coeur des bouleversements politiques et des turbulences de la région) et ignorer que l’hostilité à l’endroit de l’État juif dépasse sa géographie.

Reste que les déclarations d’Obama signalent la fin de la pression unilatérale sur le gouvernement israélien et un réchauffement important des relations entre son gouvernement et celui de Netanyahou. Et c’est là, sûrement, la plus importante retombée de la visite d’Obama. Quand les Israéliens et leur gouvernement se sentent assurés du soutien robuste des États-Unis, ils sont prêts à prendre des risques pour la paix. Qu’on se souvienne du retrait israélien de Gaza en 2005 au zénith des relations israélo-américaines.

Reste à savoir si les Palestiniens saisiront l’occasion d’une relation plus harmonieuse entre Washington et Jérusalem pour accepter les compromis nécessaires à une résolution globale du conflit. Malheureusement, la réitération d’Abbas, ce matin, de conditions préalables à la reprise des négociations, augure mal.



Categories: Diplomatie, Moyen-Orient

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3 replies

  1. Je Ne sais ou mettre cet Artcile…Mais encore Radio Canada ecris n’importe quoi…Voici un nouvelle extrais de l’article sur le rapprochement entre Israel et La turquie…je ne sais pas Mr Ouellette si vous trouvez ses trois ligne correct a radio Canada…

    Dans un rapport publié le 1er septembre 2011, une commission d’enquête mandatée par les Nations unies avait d’ailleurs conclu qu’Israël avait utilisé une force excessive lors de l’assaut contre cette flottille, sans toutefois condamner le blocus de l’enclave palestinienne de 1,6 million d’habitants.

    Encore Completement Biaiser comme commentaire…il ya 6 conclusions dans son rapport: ..5 favorisant Israel et 1 qui dit qu;il avais pu utilise une force excessive Lorsque Israel a embarque sur Le bateau….(Le Mot Assaut sous entend que Israel avais comme plan de faire un assaut ce qui est faut , il se sont proteger ….
    Mais Apres vous Marquer Sans toutefois condamner ( C’est sournois comme phrase)…Le Rapport dit que ce Blocus est Legale…Pourquoi pouvez vous pas dire la VERITE quand il s’agit d’israel.?
    Et pourquoi ne dites vous pas pourquoi il ya ce Blocus…(Bien sure c;est pas important de dire les raison de ce Blocus…

    Merci..

  2. Entièrement d’accord avec toi David,
    Obama a apprit la job on the job. Il a apprit, que pour les musulman, un musulman doit toujours rester musulman. Son voyage au Caire ou il est allez dire qu’il était fils de musulman et ancien élève de Madrassa s’est retourné contre lui et ça, il l’a apprit a ses dépends. Sa façon de penser a évolué avec le temps.

  3. “Prendre des risques pour la paix”, cela signifie faire des concessions qui affaibliront Israël, qui conforteront ses ennemis dans leurs prétentions arrogantes et en retour desquelles Israël n’obtiendra rien de positif, et certainement pas la paix. L’expérience l’a déjà abondamment montré.

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