Information erronée: plainte déposée au Conseil de presse contre La Presse

Montréal, le 6 mars 2013

Plainte : Information erronée dans La Presse restée sans correction

Le 28 février, sur son site web, et le 2 mars 2013, à la page 11 de son cahier cinéma, La Presse a publié un article intitulé « The Gatekeepers : regard critique sur la politique israélienne » de Jean-Christophe Laurence.

L’article, qui porte sur un documentaire critique des politiques de sécurité israéliennes, est introduit par la phrase suivante : « Drôle de hasard: The Gatekeepers arrive sur nos écrans alors qu’un détenu palestinien meurt sous la torture israélienne ». L’auteur fait référence à Arafat Jaradat, mort en détention israélienne le 23 février 2013.

Pourtant, les faits connus ne permettent pas au journaliste de conclure, comme s’il s’agissait d’un fait établi, que le détenu palestinien est mort « sous la torture israélienne ».

Nous savons que les autorités israéliennes ont rapporté que Jaradat avait succombé à un arrêt cardiaque en dépit de 50 minutes d’efforts de réanimation. Le lendemain de son décès, l’Institut national de médecine légale d’Israël a effectué une autopsie sur la dépouille de Jaradat. Par souci de transparence, le gouvernement israélien a invité le médecin légiste en chef palestinien, le Dr. Saber Aloul, à assister à l’autopsie.

Le Dr. Aloul, l’Autorité palestinienne et le Hamas ont allégué que Jaradat avait succombé à la torture. Toutefois, selon les résultats préliminaires de l’autopsie rendus publics le 28 février, la dépouille de Jaradat ne porte aucune marque de violence ou d’empoisonnement. Les médecins légistes israéliens ont donc écarté la torture comme cause de décès, mais poursuivent leur examen.

Il est indisputable que le journaliste a confondu les accusations palestiniennes avec les faits. A moins de jeter le discrédit sur les médecins légistes israéliens et de croire sur parole les autorités palestiniennes, il est impossible de conclure sur la base des faits connus quelle est la cause du décès de Jaradat. C’est pourquoi, aussi, aucun autre média de renom n’a confirmé que Jaradat était mort des suites de sévices.

Le 2 mars, j’ai écrit au journaliste, M. Laurence, et au rédacteur en chef de La Presse, M. André Pratte, pour leur signaler l’erreur et les inviter à la corriger. Aucune correction n’ayant été publiée par La Presse et n’ayant reçu aucune réponse du journaliste ou du rédacteur en chef, le 5 mars, j’ai de nouveau signalé l’erreur à  La Presse par courriel en m’adressant aux adresses électroniques de la rédaction et des commentaires. Ce courriel est lui aussi resté sans réponse et aucune mise au point n’a été publiée.

Selon le code de déontologie de la presse au Québec, « les organes de presse et les journalistes ont le devoir de livrer au public une information complète, rigoureuse et conforme aux faits et aux événements.»

Devant le silence et l’immobilisme de La Presse, je m’adresse donc au Conseil de presse du Québec pour qu’il détermine si le quotidien a enfreint son devoir de publier une information complète, rigoureuse et conforme aux faits et aux événements et de corriger en temps utile toute information erronée.

David Ouellette



Categories: Médias

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1 reply

  1. They did reply to me on this. Strange.

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