Inch’Allah ou l’humanisation du nihilisme

Dans sa critique du nouveau film d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Inch’Allah, Odile Tremblay se demande aujourd’hui dans Le Devoir si la cinéaste a voulu justifier le terrorisme palestinien:

Inch’Allah débute par une explosion dans un café en Israël, événement résolu en conclusion. On comprend ou non que le film trace l’itinéraire d’une dérive terroriste ou d’une mule aveugle, mais est-ce bien le message justificatif qu’a voulu lancer la cinéaste ? (“La guerre des autres”, Odile Tremblay, Le Devoir, 29 septembre 2012)

Les multiples prises de position de Barbeau-Lavalette sur le conflit israélo-palestinien et plus particulièrement sur les attentats-suicides dissipent toute ambiguité sur le propos central de son film. Déjà en 2010, pour justifier son soutien à une déclaration de boycott culturel de l’État juif initiée par le collectif militant montréalais pro-Hezbollah Tadamon, la jeune cinéaste affirmait qu’ “…on constate qu’il n’y a malgré tout qu’une victime : le peuple palestinien. Oppressé, occupé, étouffé, à qui il ne reste que l’arme du plus faible : la terreur” (“Artistes sur l’apartheid israélien”, tadamon.ca, 15 avril 2010).

Outre qu’elle résume le propos d’Inch’Allah, soit la justification du recours à l’assassinat ciblé de civils en Israël même, cette déclaration de la cinéaste informe aussi la stratégie narrative du film. Évoquer sans jamais ne les représenter la violence palestinienne et ses victimes tout en braquant la lumière sur les mesures de sécurité israéliennes pour éveiller chez le spectateur un sentiment d’injustice criante pour ce que le critique de cinéma de La Presse Marc Cassivi a qualifié de “paranoïa sécuritaire” israélienne dans un article qui porte aux nues la “grande sensibilité” de Barbeau-Lavalette.

Déjà en 2010, dans un recueil de notes de voyage en Cisjordanie, Barbeau-Lavalette dissipait toute ambiguité sur son rapport au terrorisme palestinien. Intitulé Embrasser Yasser Arafat en référence au baiser en pleine bouche que lui a planté le père du terrorisme international (baiser qui néanmoins ne ternit pas aux yeux de l’essayiste son aura de figure grand-paternelle), le recueil dédie plusieurs pages à la “résistance” palestinienne, c’est-à-dire, les assassins d’écoliers, de passagers d’autobus et de dîneurs israéliens, et à ses rencontres avec de fiers parents de “martyrs”. Comme elle l’expliqua en entrevue avec Voir, ces rencontres lui firent découvrir l’humanité des auteurs d’attentats-suicides :

J’ai rencontré des mères de kamikazes. D’ici, ça a l’air monstrueux, inhumain. Mais en vivant là-bas, en voyant l’humiliation quotidienne, je suis arrivée à comprendre cette issue, celle qui consiste à se faire exploser au milieu des vivants ennemis. Sans la cautionner, je la comprends. Pas seulement intellectuellement, mais émotivement, physiquement.

En 2012, après avoir bouclé le tournage d’ Inch’Allah, Barbeau-Lavalette confie à Châtelaine vouloir humaniser les “bombes humaines” palestiniennes et suggère même que leurs meurtres de masse ne relèvent pas du terrorisme : « On parle de terrorisme dans les pays arabes. C’est quoi, ce mot-là ? J’aimerais tant comprendre qui est la personne derrière la bombe humaine. Pas pour excuser, mais pour humaniser l’humain, donc le rapprocher de nous ».

Ce ne serait donc que la distance, et non pas le nihilisme inhérent à l’attentat-suicide, qui nous priverait de percevoir l’humanité des terroristes. Et c’est précisément en misant sur le rapport de proximité entre l’alter ego de Barbeau-Lavalette, l’obstétricienne québécoise Chloé, et son amie et patiente palestinienne Rand, qu’Inch’Allah banalise le terrorisme suicidaire palestinien comme une réaction somme toute humaine, à laquelle succomberait la plus douce des âmes en proie à d’arbitraires humiliations subies aux mains d’une soldatesque israélienne.

Or, c’est par une grotesque inversion de causalité qu’Inch’Allah procède à dépeindre le terrorisme suicidaire palestinien comme un acte désespéré face aux dispositions sécuritaires israéliennes.Quiconque a visité Israël et les territoires avant la Seconde intifada sait que la liberté de mouvement y était presque complète pour les deux populations. Prétendre que le terrorisme palestinien est une réponse aux barrages routiers et à la barrière de sécurité israéliens relève de l’anachronisme, puisque ceux-ci ont été érigés précisément pour enrayer la campagne d’attentats-suicides en cours au début des années 2000. Avec succès, soulignera-t-on.

De même, loin de se déployer dans un vide politico-idéologique, le terrorisme palestinien nécessite de la part des factions palestiniennes un long processus d’endoctrinement et de radicalisation, de recrutement et d’épreuves de loyauté du candidat au “martyre” sur fond de glorification massive du “shaheed” qui commence souvent au plus bas âge dans la société palestinienne. Ne s’improvise pas “bombe humaine” qui veut.

La Seconde intifada lancée contre Israël en 2000 n’avait rien d’une explosion de violence improvisée, voire motivée par la détresse comme le prétend Inch’Allah. L’intifada fut une guerre planifiée et déclenchée par les dirigeants palestiniens incapables de se résoudre aux compromis nécessaires pour une résolution négociée du conflit sur la base de deux États pour deux peuples au sommet de Camp David en juillet 2000. Son objectif, claironnaient les médias et factions palestiniens, était la “libération”, non pas des territoires occupés par Israël depuis 1967, mais de tout le territoire entre la Méditerranée et le Jourdain, c’est-à-dire la destruction d’Israël.

“Nous aimons la mort davantage qu’ils n’aiment la vie” est l’un des slogans les plus utilisés par les organisations terroristes pour glorifier les attentats-suicides. Ces mots illustrent non seulement la déshumanisation complète de l’ennemi, mais surtout l’abnégation par le terroriste de sa propre humanité. Inch’Allah ne se contente pas de justifier le terrorisme, il prétend humaniser le nihilisme.



Categories: Antisionisme, BDS, Hamas, Islamisme, Médias

Tags: , , , ,

18 replies

  1. Merci Mr Ouellette pour vos reportage.J’aimerais beaucoup en voir plus.

    Je n’en peut plus ,pratiquement tous le temps c’est des nouvelle biaise a radio Canada quand il s’agit d’Israel.

    -Deux prix Nobel remporte par deux juifs comme d’habitude a radio canada..Nous marquons un francais et apres on marque un americain..Mais jamais un Juif Francais ou Juif Americain.

    – Ginette Lamarche , cela fait plus de trois ans , Tous ces rappors biaise .Elle n’a pas fait un rapport, un peu sur la vie en israel. N’a jamais fait une entrevue a Gilad Shalit, n’a pratqieuement jamais parler de lui..et je peut dire une longue liste de chose qu’elle ne parle pas mais elle a eu le temps de dire des potins comme un rabbin veut interdire le i phone..je n’ai jamais vu autant de nouvelle pour diaboliser tous ce que est d’Israel de la part de Ginette lamarche .

  2. Le commentaire a radio canada aujourd;hui sur le declement des election en israel…

    un nouveau mandat pour poursuivre sa politique de la ligne dure contre le programme nucléaire iranien et retarder davantage les négociations de paix avec les Palestiniens.

    «… et retarder davantage les négociations de paix avec les Palestiniens. »

    Je sais que la ligne dure vis-à-vis l’Iran est un fait (donc je n’ai pas à critiquer la première partie de la phrase que n’ai exclue de la citation), mais présumer que Netanyahu ne veut pas négocier la paix avec les Palestiniens, c’est pas un jugement partial de la part du journaliste?

    On peut défendre cette thèse, mais pas faire un fait avec ça. C’est biaisé comme approche et ça mérite un blâme de la part du CRTC. Quand je pense que nous, contribuables, payons des taxes et des impôts pour financer une société d’État qui laisse certains de ses journalistes traiter de sujets aussi chauds avec partisanerie, ça me choque. C’est le genre de chose que je m’attends à lire dans une chronique d’opinion, mais pas dans un article “neutre” qui relate l’information…

    • En effet, le journaliste éditorialise dans le sens habituel de Radio-Canada, mais je note que l’article provient de l’Associated Press, ce qui n’absout certes pas Radio-Canada de sa responsabilité de vérifier les contenus d’un article avant de le publier. A l’échelle du biais institutionnel de Radio-Canada, toutefois, on a vu pire de la part de ses propres journalistes. Merci de me l’avoir signalé.

  3. Mr Ouellette Voila encore des erreurs de conduite de radio canada qui n’arrette pas de diaboliser israel

    «… et retarder davantage les négociations de paix avec les Palestiniens. »

    Je sais que la ligne dure vis-à-vis l’Iran est un fait (donc je n’ai pas à critiquer la première partie de la phrase que n’ai exclue de la citation), mais présumer que Netanyahu ne veut pas négocier la paix avec les Palestiniens, c’est pas un jugement partial de la part du journaliste?

    On peut défendre cette thèse, mais pas faire un fait avec ça. C’est biaisé comme approche et ça mérite un blâme de la part du CRTC. Quand je pense que nous, contribuables, payons des taxes et des impôts pour financer une société d’État qui laisse certains de ses journalistes traiter de sujets aussi chauds avec partisanerie, ça me choque. C’est le genre de chose que je m’attends à lire dans une chronique d’opinion, mais pas dans un article “neutre” qui relate l’information

  4. Après quelques recherches, j’obtiens cette carte qui date de 2006.

    Si cette carte est fiable, elle montre que les implantations sont nombreuses. La plus petite carte à gauche fait voir les “Israeli closed military area, closed settlement boundary area, or closed area behind the Barrier.” Monsieur Ouellette, est-ce que ce sont des zones que les Israéliens céderaient dans un accord final? La vue de cette carte m’impressionne je l’avoue. Si elle est un reflet fidèle de la réalité, ça ébranle quelque peu mon optimisme vis-à-vis les négociations. Mais peut-être ne faut-il pas se laisser impressionner par ce tableau, et qu’une volonté ferme des deux parties pour en arriver à une solution juste est l’élément principale pour obtenir une règlement qui satisfasse tout le monde.

    “98% of West Bank Palestinians live in Palestinian governed area A an B. Less than 2% live in Israeli administered area C.”

    À propos de ce point, j’ai trouvé cet article de janvier 2012 qui parle d’un rapport approuvé à l’unanimité par l’Union Européenne au sujet de la zone C.
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/eu-report-israel-policy-in-west-bank-endangers-two-state-solution-1.406945

    “According to the report, 5.8% of the West Bank’s Palestinian population – about 150,000 people – lives on Area C, which constitutes 62 % of the West Bank.

    In the Jordan Valley, 90% of which is Area C, is home to 56,000 Palestinians, 70% of which reside in Jericho, a city designated as Area A. The report also stated that anywhere between 200,000 and 320,000 Palestinians resided in the Jordan Valley before 1967.”

    Le rapport donne un pourcentage plus élevé que la vidéo de Dan en ce qui a trait à la population palestinienne du West Bank qui vivrait dans la zone C, mais le petit nombre, très petit si on soustrait la ville de Jéricho, qui vit dans la vallée du Jourdain alors qu’ils étaient, toujours selon le rapport, environ 250 000 avant 1967 me laisse perplexe. Où sont-ils tous allés? Se sont-ils retirés de leur plein gré pour ne pas vivre sous l’administration israélienne? J’avoue mon ignorance comme sur bien d’autres points. Et d’abord, ce rapport est-il crédible?

    • Il n’y a jamais eu 250 000 habitants dans la vallée du Jourdain. Avant la guerre des Six jours, selon un recensement du gouvernement jordanien, 80 000 personnes habitaient la région. Plusieurs l’ont quittée pendant cette guerre et la guerre d’usure entre le Fatah et Israël au début des années 1970.

  5. Bonjour Dan

    Merci pour la vidéo 10 Unknown West Bank facts que j’ai trouvée très intéressante. Trois points ont cependant retenu plus particulièrement mon attention, et peut-être que monsieur Ouellette pourra éclairer nos lanterne si mes interrogations sont valables.

    – Israeli settlements cover approx. 1.7% of the West Bank and 5 – 8% if you count the fence.

    Que représente ce 1.7% exactement? S’agit-il strictement des structures physiques, ou comprend-il aussi les frontières municipales de ces implantations? Auquel cas le chiffre risque d’enfler passablement.

    – 98% of West Bank Palestinians live in Palestinian governed area A an B. Less than 2% live in Israeli administered area C.

    Je me demande si dans cette zone C il y a une croissance démographique des Palestiniens comme ailleurs. Dans la vallée du Jourdain entre autre, l’administration israélienne leur a-t-elle été bénéfique? Leur population a-t-elle grossi ou diminué? Je n’en ai aucune idée mais j’aimerais le savoir considérant qu’il s’agit d’une vallée fertile et que le chiffre de 2% me semble anormalement peu élevé.

    – Palestinians have communities on 40% of the West Bank, while 60% of the West Bank is virtually empty.

    J’ai compris de la vidéo que la zone C équivaut environ à 60% de ce West Bank. Y a-t-il un quelconque rapport entre ces deux 60%?

    Pardonnez mes questionnements mais comme je l’ai dit l’autre jour, ce conflit est difficile à comprendre parfois pour un profane comme moi, et je veux m’assurer de bien en saisir les subtilités avant de même penser à porter un jugement sur les protagonistes. Merci de votre patience.

  6. Un bon documentaire à regarder jusqu’à la fin :

  7. Un petit lien pour les ” idiots utiles” des islamistes :

  8. Bonne et heureuse année, gmar hatima tova et joyeuses fêtes à vous, vos proches et vos lecteurs!
    Je suis curieuse de savoir si ces nouveaux critiques des consciences étudient tous les aspects du moyen orient depuis la préhistoire ou bien ils sont sélectives comme la grande partie des médias écrits et télévisuels. Je garde en mémoire que madame Barbeau Lavalette tout comme Ruth Rosental de winter family sont née après 1973. Ces dames ne comprennent rien elles n’ont jamais vécu le besoin de se proteger contre des bombardements et la mort.
    Elles ne comprennent rien à la bête furieuse que peut être, un homme entrainer depuis son plus jeune âge à hair celui qui n’a pas les même croyances. Elles ne comprennent rien à ce qui se passe au moyen orient car elle le regarde de leur oeil critique d’Israel d’abord. Personne dans les médias ne raconte aujourd’hui que les turcs qui étaient les envahisseurs du moyen orient vendaient des terres désertes à des pionniers juifs qui eux développerent les kibutz et d’autres villages. Comme la population juive augmentait en Israel pendant l’occupation turque, Les juifs ont trouvé déjà à cette époque les moyens de développer des universités et des hopitaux. La population musulmane a compris qu’elle avait aussi le moyen de s’épanouir en s’approchant des pionniers juifs, c’est ainsi que les musulmans sont arrivés pendant la période turque et ensuite pendant la période britanique. Nous savons aujourd’hui que dans la religion islamique, il est permis de bafouer l’histoire si cela rapporte à l’islam. Nous savons aujourd’hui que plusieurs médias dans le monde sont achetés par des politiques. Ces “humanistes” là n’étaient pas présents lorsque les jordaniens et les egyptiens que l’on nomme aujourd’hui palestiniens étaient gouvernés par leur régime respectif pour revendiquer leur intégration dans leur société respective.
    Les musulmans qui ont désiré être citoyens israeliens en 1948 sont restés en territoire israelien et participent au développement de l’État d’Israel. Le mur que les israeliens ont construit était une nécéssité pour s’assurer que des fous d’allah ne rentrent pas assassiner des enfants, des hommes, des femmes et des personnes agées. Les parents qui acceptent que leur enfants se fassent sauter pour en tuer d’autres, ne connaissent pas l’amour. Ces familles que leur leaders maintiennent dans la misére pour mieux garder leur mains prises sur les finances de leur autorité ne comprennent pas qu’elles sont manipulées par les fous d’Allah.

  9. Bonjour monsieur Ouellette et tous les participants de ce blogue.

    Je n’ai pas des connaissances très étendues sur le conflit israélo-palestinien, mais je croyais que la deuxième intifada s’était déclenchée d’une façon inattendue après la visite d’Ariel Sharon au Mont du Temple, ce qui était considérée par les Palestiniens comme une provocation. Du moins c’est ce que j’ai lu.

    Il est très difficile de se faire une opinion sur ce conflit, les versions des deux partis se contredisent constamment. Je lis vos billets – et je suis bien content de votre retour – et ils me donnent un éclairage apprécié. Continuez votre bon travail!

    • Bonjour Big Ben, l’Autorité palestinienne s’est saisie du prétexte de la visite de Sharon sur le Mont du Temple (coordonnée avec les responsables palestiniens) pour déclencher l’intifada préméditée de longue date. De nombreux hauts responsables l’ont affirmé dans les médias palestiniens et arabes, bien qu’évidemment jamais dans la presse occidentale. Voir ici quelques illustrations: http://palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=5875

  10. Je me risque à une déclaration provocatrice: Anaïs Barbeau-Lavalette est une sorte de Pierre Falardeau qui prétend bien comprendre les “martyrs” palestiniens qui se font exploser.

    Elle dégage dans les médias comme une “Laure-Waridel-éco-responsable”. Ça permet de promouvoir une doucereuse image. L’image est important pour faire et glorifier des personnages.

    Au fait M. Ouellette, Anaïs Barbeau-Lavalette est-elle explicitement antisioniste sans le jargon rude du Hamas ?

    Jason

  11. Que l’impayable Marc Cassivi l’ait encensé suffit à me détourner de ce film…

  12. M. David Ouellette,

    Du narratif de votre billet, vous nourrissez mon amour et mes convictions pour ce pays qu’est Israël. J’aurais aimé en lire encore plus, tant mon fantasme du sionisme n’est pas rassasié.

    Citation au texte : « On parle de terrorisme dans les pays arabes. C’est quoi, ce mot-là? J’aimerais tant comprendre qui est la personne derrière la bombe humaine. Pas pour excuser, mais pour humaniser l’humain, donc le rapprocher de nous ».

    Peut-être qu’un jour quelqu’un lui fera l’incontournable suggestion dans sa recherche d’humaniser l’humain pour une approche, de prendre un bain de vie israélienne sous la menace terroriste pour enfin comprendre ce mot, terrorisme.

    http://www.amitiesquebec-israel.org/textes/Souffrances.pdf

  13. Les attentats-suicides…. “Sans la cautionner, je la comprends”.

    C’est hideux comme réponse.

    Le palestinisme mystique peut rendre aveugle.

    Même dans le milieu du cinéma. Surtout dans le domaine du cinéma.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: