Une photo ne vaut pas mille mots

Ruben Salvatori est un jeune photo-journaliste italien qui dérange ses collègues. Pourquoi? Parce qu’il invite le public à se méfier de leurs images. Dans son documentaire “Photojournalism Behind the Scenes” Salvatori révèle comment dans les zones de conflit, notamment à Jérusalem, les photo-journalistes mettent en scène des images-choc et influencent le cours des événements par leur simple présence, en soi suffisante pour provoquer des affrontements.

Salvatori était de passage à Montréal cette semaine où il a donné deux conférences aux universités McGill et Concordia parrainées par des groupes étudiants pro-israéliens*,  l’Institut canadien de recherches sur le judaïsme et le Centre consultatif des relations juives et israéliennes. La photo-journaliste Léa Clermont-Dion a présenté cette semaine le travail critique de Salvatori à l’émission Les lionnes à l’antenne de Radio-Canada

Ruben Salvadori- Photo journalism Behind the Scenes from Léa Clermont-Dion on Vimeo.

* Concordia Students for Israel et McGill Friends of Israel



Categories: Médias

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9 replies

  1. @attention

    Un exemple parmi tant d’autres: Que faut-il penser d’une loi comme celle sur la Citoyenneté, qui est constamment reconduite et étoffée?
    http://blogs.jpost.com/content/mks-reveal-true-purpose-israels-citizenship-law

    Ça vaut la peine de lire l’article pour apprendre ce que des députés de la Knesset en pensent.

    “But beyond the racial aspects of the Citizenship Law, MK Schneller introduced another equally problematic notion that is usually raised only by Israel’s harshest critics. If the High Court had ruled to strike down the law, Schneller said, “it would have turned Israel into a state of all its citizens.”

    A state of all its citizens… l’horreur!

  2. Je me demande si Dany Laferrière n’a pas manqué de prudence en s’associant avec la formation politique Québec Solidaire. Épouse-t-il les positions antisionistes d’Amir Khadir et de Françoise David ?

    Que l’on viennent pas me dire que Françoise David n’est pas antisioniste. C’est impossible.

    Le jour où Québec Solidaire sera une formation politique de gauche moins extrême sur cette question, ce sera une bonne chose. Mais pour le moment j’en doute.

    ——————-

    Belle photo de propagande:

    http://www.quebecsolidaire.net/evenement/2010-10/5-%C3%A0-7-litt%C3%A9raire-en-compagnie-de-dany-laferri%C3%A8re-fran%C3%A7oise-david-et-ariane-emond

    Très bon lyrisme d’un texte de Dany Laferrière qui appui Françoise David: http://www.youtube.com/watch?v=TCVJ5Df9Mkg

    Dany Laferrière dans un 5 à 7 de Québec Solidaire: http://www.quebecsolidaire.net/5-%C3%A0-7-litt%C3%A9raire-en-compagnie-de-dany-laferri%C3%A8re

    Aussi:

    L’antisioniste Michel Chartrand qui appui Québec Solidaire: http://www.youtube.com/watch?v=I79b_PMumPs&feature=related

    Jason

  3. Spritzer est un digne représentant québécois des points de convergence entre l’internationale islamiste et la rhétorique soviétique. Par exemple, Spritzer affirme que “le sionisme est une philosophie raciste”, et que les élus américains (représentants de 310 milions d’habitants) ont une “attitude servile” envers Israel (7 millions d’habitants). Quelques interventions de Spritzer glanées sur les blogues de cyberpresse:

    ” spritzer
    13 mai 2011
22h55
    Considérant que le sionisme est une philosophie raciste, un hypersioniste c’est certainement négatif.

    spritzer
    3 février 2012
16h35
    À chaque fois que je lis les commentaires des défenseurs des politiques d’Israël, ça me rappelle combien la résolution 3379 de l’ONU était véridique: Sionisme = racisme

    spritzer
    26 mai 2011
08h46
    Une autre démonstration de l’attitude servile des élus américains envers “our most cherished ally”, cette fois-ci au sujet de l’arsenal atomique israélien que les dirigeants des US sont incapable de reconnaitre une bonne fois pour toute.”

    Spritzer est en bonne compagnie: seuls les pays communistes et la plupart des pays musulmans pensent comme lui.

    • Si vous ne faites que ramener les anciennes déclarations de tout un chacun, ça n’avancera pas beaucoup de débat, monsieur le professeur. Mon opinion sur le sionisme est connu, vous n’apprenez rien à personne. Ici je me fais traiter d’antisémite et je n’en fais pas tout un plat.

      • Je ne faisais qu’indiquer que vous appartenez à la catégorie des irrécupérables, avec lequel rien n’avance de toute manière, tellement vous êtes ancré dans une ornière qui s’apparente à un trou noir. Quiconque croit que “le sionisme est une philosophie raciste” s’exclut automatiquement de tout discours rationnel sur Israel, à mon humble avis. Un peu comme les raéliens…

  4. Ce que je dis surtout, c’est que dans le court métrage Photojournalism Behind the Scenes, les images qui montrent un jeune Palestinien debout devant un feu avec une attitude de défi, le gros plan sur les forces antiémeutes israélienne, le tireur au slingshot, ou encore ceux qui brûlent le drapeau israélien sont des images bénignes qui ne mentent pas sur la réalité de la situation sur le terrain, à un moment ou à un autre. En cela je trouve que le matériel dans la présentation de Ruben Salvatori est inconséquent.

    S’il avait présenté des montages systématiques comme celui qui a eu lieu, au dire de la charmante Hanaël, au sujet du Palestinien dont les jambes avaient été écrasées par un tracteur conduit par un soldat Israélien selon les premiers rapports, ça aurait été autre chose. Mais ce que Salvatori présente, à mon humble avis, est inconséquent.

  5. “Suzanne Lévesque résume la situation lorsqu’elle dit que les photographes font ce genre de photos pour donner un rendu de l’atmosphère générale qui prévaut”.

    On reconnait dans votre commentaire le peu d’importance qu’attachent aux faits les militants anti-Israël. Que je sache, les photo-journalistes ne se présentent pas comme des peintres impressionnistes, mais comme des témoins du réel. Et les médias nous demandent de consommer leurs images comme autant de témoignages fidèles du réel. Il faut vraiment aimer se laisser volontairement berner, pour LA bonne cause s’entend, pour affirmer qu’un regard critique sur la prétention objective du photo-journalisme est secondaire.

  6. Ben coudonc, j’avais jamais réalisé que derrière chaque photo il y avait nécessairement un photographe qui était là pour faire le travail…

    Dans la vidéo de l’émisson Les lionnes, Suzanne Lévesque résume la situation lorsqu’elle dit que les photographes font ce genre de photos pour donner un rendu de l’atmosphère générale qui prévaut. Le sujet photographié n’est peut-être pas au milieu de l’action à ce moment précis, mais la pose résume la tension qui existe. Le photographe obtient ce qu’il veut, une image évocatrice et qui est basée sur la réalité. Pas de quoi fouetter un chat.

    Il ne faut pas oublier non plus que la présence de photographes et de cameramen, si elle peut inciter des jeunes Palestiniens à lancer des roches aux blindés, fait également en sorte de réfréner parfois les ardeurs de l’IDF face aux manifestations contre l’occupation, et a aussi un effet dissuasif chez les colons agresseurs lorsqu’ils se savent filmer.

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