Radio-Canada: “On n’a qu’une version de l’histoire”

Le Devoir, La Voix de l’Est, Le Soleil, la Presse Canadienne et même sa contrepartie anglophone la CBC en parlent depuis le 5 novembre dernier. Mais en date du 10 novembre, Radio-Canada n’en parle pas.

De quoi? Du fait qu’Israël a fermement rejeté les allégations de David Heap, ce Canadien détenu vendredi dernier pour avoir voulu forcer le blocus maritime contre le Hamas et qui prétend avoir reçu une décharge de pistolet Taser de la part d’un soldat israélien au moment de l’arraisonnement du Tahrir.

Le 7 novembre, la journaliste de Radio-Canada Annie Poulin rapportait que selon Heap, l’armée israélienne “a agi de façon violente”. Il dit “avoir reçu plusieurs coups”, ajoutait-elle, et “une décharge provenant d’un pistolet Taser”.

Dans un effort de diligence, sans doute, la journaliste de Radio-Canada précisait toutefois qu’ “on n’a qu’une version de l’histoire”, alors que:

– le 5 novembre, CBC expliquait que “Israeli officials have said troops took action Friday after repeated calls for the vessels to turn around were ignored, and added that the ships were intercepted peacefully”.

– le 5 novembre, la Presse Canadienne rapportait qu’ “Israël maintient que l’arraisonnement s’était fait sans violence et que personne n’avait été blessé, comme ses porte-parole l’avaient déjà affirmé vendredi”.

– le 6 novembre,  Le Soleil rapportait qu’ “Israël soutient pour sa part que personne n’a été blessé au cours de l’intervention de ses soldats”.

– le 7 novembre, Le Devoir et La Voix de l’Est rapportaient qu’ “Israël soutient pour sa part que personne n’a été blessé au cours de l’intervention des soldats”.

Aujourd’hui, 10 novembre, donc trois jours plus tard, Annie Poulin a rencontré David Heap qui vient de rentrer au pays et n’a toujours qu’une version de l’histoire.

Par contraste, ce soir, à l’émission Power & Politics de CBC, l’animateur Evan Solomon a mené une entrevue serrée (avancer à la 60e minute) avec David Heap et a confronté ses allégations à la version israélienne des faits.

“On n’a qu’une version de l’histoire”. Serait-ce un nouveau slogan de Radio-Canada?



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12 replies

  1. Monsieur Ouellette,

    Vous êtes, ma foi, un monstre de sophisme. Je vous avoue que je n’étais pas certaine de vouloir perdre mon temps à argumenter avec vous, mais votre disciple Hanaël a mis le feu aux poudres ce matin, alors me voici (pour une dernière fois cependant, parce que je crois qu’il est plus utile que je concentre mes énergies ailleurs).

    J’ai d’abord effectué une petite recherche sur la citation de Mathilde Redmatn, pour laquelle pour n’aviez pas indiqué de source. Cette citation se retrouve uniquement sur des blogs personnels de gens déclarés ouvertement sionistes, et aussi sur le site post.fr, dans une entrée attribuable au hérisson déchaîné (post qui porte la mention « non vérifié par la direction » et donc, qui ne peut même pas se targuer d’avoir l’autorité de l’hébergeur du site Web). Nulle trace d’une pareille citation sur un site faisant autorité, que ce soit celui du Comité International de la Croix-Rouge (CIRC) ou d’une autre organisation reconnue. En revanche, le site du CIRC a toute une section consacrée au conflit israëlo-palestinien, que je vous invite à lire (quoique vous trouveriez peut-être à dire que la citation de Mathilde Redmatn telle que rapportée par monsieur madame tout le monde – avec tout ce que ça sous-entend – a plus d’autorité que le site Web même du CIRC). On y retrouve un « bulletin du terrain » (c.-à-d. rédigé par la délégation du CIRC en territoires occupés) daté de juin 2011 intitulé « Gaza : la population vit toujours dans une grande précarité ». Croyez-moi, M. Ouellette, je ne demande qu’à croire qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza, mais vous savez tout comme moi que ce n’est pas vrai.

    De plus, la citation de Mme Redmatn, vraie ou non, est en soi problématique, si vous la lisez avec attention. On y mentionne qu’il y a des restaurants et une belle plage, et des produits au supermarché, et que par conséquent, il n’y a pas de crise humanitaire. Qu’est-ce que ça veut dire, « il y a des produits au supermarché »? Qu’est-ce que ça veut dire, « il y a une belle plage »? Que s’il y avait une crise humanitaire, la plage deviendrait tout d’un coup laide, ou qu’elle disparaîtrait? Que parce qu’il y a des produits (on n’en précise ni le nombre, ni la nature – à la limite, produits pourrait ici vouloir dire 3-4 sacs de riz), il n’y a pas de crise humanitaire? Vraiment, cette phrase ne fait aucun sens, et que vous vous en serviez pour faire de la propagande est une insulte à l’intelligence de tous, y compris la vôtre… Cela démontre un manque criant de rigueur.

    Je pourrais ainsi faire des recherches semblables pour examiner la valeur des arguments que vous avancez pour discréditer les miens, notamment au sujet d’Amira Hass, journaliste dont la crédibilité est reconnue sur la scène internationale et dont le travail a été récompensé, entre autres, par le prix Word Press Freedom Hero de l’Institut international de la presse (2000), le Prix mondial de la liberté de la presse Guillermo Cano de l’UNESCO (2003) et le Lifetime Achievement Award de la International Women’s Media Foundation (2009). Vos arguments n’ont aucune autorité autre que celle que vous leur conférez (la vidéo de Tariq Ramadan ne mentionne en aucun cas Israël; que vous vous sentiez visé est de votre propre invention et ne constitue, encore une fois, aucune autorité autre que celle que vous lui conférez).

    En terminant, cher Hanaël, lorsque les gens ont dénoncé l’apartheid en Afrique du Sud, les a-t-on accusés d’être anti-caucasiens? Non. Pourquoi, alors, lorsque des gens dénoncent l’injustice que subissent les Palestiniens les accuse-t-on automatiquement d’être antisémites, alors que ça n’a rien à voir avec de l’antisémitisme (quoique de nos jours, cela fonctionne de moins en moins, car un nombre grandissant de juifs, qu’on accuse maintenant de menacer l’existence d’Israël, faute de mieux, dénoncent la situation)? Sans doute, entre autres, parce que c’est le meilleur moyen de les faire taire. Personne n’a envie de ce voir étiqueté de la sorte, surtout les gens épris de justice sociale qui veulent la justice et l’équité pour tous, toutes ethnies et religions confondues. Je suis l’une de ces personnes et j’ai décidé de ne pas me camper dans cette peur (d’où le fait que je me sois nommée ouvertement, tout en sachant que grâce aux outils du Web, on pourrait me retrouver facilement – ce que M. Ouellette a eu tôt fait de faire, notamment pour m’associer à l’organisation pour laquelle je travaille dans le but de discréditer mes propos – je rappelle que je suis traductrice, et non recherchiste, pour CJPMO). Par ailleurs, à la différence de M. Ouellette, qui a des attaches dans le conflit, je n’ai aucun parti-pris dans l’affaire. Il n’y a pas de musulmans dans mon cercle d’amis, et je ne connais aucun Palestinien. J’ai plusieurs amis juifs par contre, qui riraient de vos accusations d’antisémitisme. Celles-ci, si elles me désolent de par leur sophisme, leur vacuité et, peut-être, leur tentative d’intimidation, ne me découragent pas pour autant d’élever la voix. La différence entre vous et moi, c’est que si demain matin le peuple juif d’Israël se retrouvait dans la position de l’opprimé, je serais la première à vouloir le défendre. Vous, vous vous êtes dans un camp pour y rester, et ce, même s’il faut recourir à la désinformation pour faire valoir vos idées.

    AMF

    • Madame Fortin,

      Invariablement, les commentateurs pro-palestiniens sur ce blogue finissent toujours par claquer la porte en m’invectivant. J’imagine que c’est parce qu’ils n’ont pas l’habitude de rencontrer de résistance à leurs dires. Enfin, j’ai été courtois avec vous, Madame Fortin, et le demeurerai, même si vous me traitez de “monstre de sophisme”.

      La citation de la directrice adjointe de la Croix-Rouge à Gaza provient du Jerusalem Post. Elle n’en a jamais contesté l’exactitude, d’ailleurs, puisque ses propos sont conformes au bulletin de la Croix-Rouge que vous citez, lequel se garde lui aussi de parler de crise humanitaire à Gaza. Vous savez, il est difficile de dissimuler une crise humanitaire. Avec la quantité d’ONG et d’employés de l’ONU à Gaza, s’il y avait une crise humanitaire à Gaza, ça paraitrait.

      Aussi ne me permettrais-je pas de questionner votre bonne foi, comme vous vous permettez de mettre en doute le mienne, lorsque vous affirmez que les invocations de Tariq Ramadan contre les ennemis de l’islam en Palestine ne sont pas dirigées contre les juifs israéliens. Peut-être n’êtes-vous tout simplement pas familière avec la rhétorique islamiste. En revanche, nul besoin de maitriser les subtilités de l’antisémitisme islamique pour comprendre l’appel à la “disparition du sionisme” d’Amir Khadir lors d’une conférence parrainée par CJPMO.

      Vous dites que j’ai établi le lien entre vous et CJPMO pour vous discréditer, ce qui est absolument faux. Peu importe que vous soyez recherchiste ou traductrice au sein d’un groupe de pression anti-Israël, cette affiliation est très pertinente dans le cadre d’une discussion sur le conflit israélo-palestinien. Et de toute évidence, vous partagez les positions de ce groupe de pression et les défendez bec et ongles.

      Les militants opposés à l’apartheid en Afrique du Sud ne pouvaient être accusés d’être anti-blancs, parce que le régime d’apartheid y était une réalité. En revanche, il n’y a tout simplement pas d’apartheid israélien. C’est une pure calomnie contre l’État-nation des Juifs et son mouvement national qui remonte à la propagande antisémite staliniste des purges “antisionistes” qui assimila la première le sionisme et Israël au racisme et au nazisme, puis à l’apartheid à partir des années 70. L’antisémitisme a toujours été affaire de calomnie et de diabolisation des Juifs. Assimiler les Juifs, leur nationalisme ou leur État à l’idéologie des pires tortionnaires de leur peuple ou à la ségrégation raciale, c’est poursuivre la diabolisation des Juifs en leur imputant mesquinement les traits de leurs bourreaux d’antan.

      Contrairement à vous, Madame Fortin, je compte des amis musulmans et palestiniens et rencontre fréquemment en Cisjordanie des représentants de l’OLP, des journalistes palestiniens et des ONG palestiniennes. Ces contacts, en plus de ma connaissance d’Israël, me donnent une expérience directe des réalités de part et d’autre du conflit et une empathie envers les revendications légitimes du peuple palestinien. Le conflit israélo-arabe n’est pas le “zero-sum game” embrassé par des organisations comme CJMPO, Tadamon, IJV, PAJU, etc. La campagne BDS et de dénigrement de l’État d’Israël va justement à l’encontre de ces revendications légitimes puisqu’elle a été conçue pour délégitimer la solution des deux États pour deux peuples en prônant que l’État des Juifs est un État de trop à démanteler en faveur d’un seul État à majorité arabe. La seule solution juste au conflit est la paix entre deux États, l’un arabe, l’autre juif. Faire miroiter aux Palestiniens la disparition d’Israël ne contribue qu’à prolonger le conflit, ce qui n’est pas la meilleure expression de sympathie à leur endroit. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi Shalom Akhchav (Peace Now) rejette la campagne BDS et l’accusation d’apartheid?

      Enfin, je vous ferai remarquer que je n’ai pas de “disciples” et que les commentateurs qui interviennent sur ce blogue le font en leur nom propre.

      David Ouellette

  2. Hé hé hé hé ! Bravo M. Ouellette, vous l’avez remit à sa place cette Mme Fortin… D’ailleurs, elle n’a plus osé ce représenter… Lol.

    Le pire, c’est que ces antisémites…. oups pardon, ce n’est plus à la mode ce mot, maintenant on ce dit: antisioniste… ne se remette même pas en question, lorsqu’ils voient qu’ils ce sont fait trompée par la propagande pro palestinienne.

  3. Monsieur Ouellette,

    Je m’étonne que vous basiez tout votre argumentaire pour discréditer Radio-Canada sur une seule déclaration d’Israël qui, à mon avis, ne constitue pas une « version de l’histoire », mais bien une déclaration fourre-tout probablement formulée par des bureaucrates n’ayant rien eu à voir, de près ou de loin, avec l’arrestation de la flottille. Pour moi, l’« autre version » de l’histoire, seuls les soldats israéliens ayant participé à cette arrestation auraient pu nous la donner. Malheureusement, je serais bien étonnée qu’elle parvienne un jour jusqu’à nos oreilles.

    Quelle valeur doit-on accorder à cette déclaration d’Israël ? Quelle valeur accorde-t-on à la parole de l’auteur d’un crime qui s’en dit innocent (et je ne parle pas ici de DSK et des puissants de son espèce) ? Israël a eu tôt fait dérober les passagers du Tahrir de toute preuve, de toute trace qui aurait pu témoigner de la “pacificité” avec laquelle ses soldats ont abordé la flottille. Comme c’est dommage qu’il ne s’en serve pas pour infirmer la version des faits des Heap et Lotayef, et pour appuyer la sienne.

    En connaissez-vous beaucoup, des gouvernements qui disent la vérité, rien que la vérité, toute la vérité ? Si oui, on n’habite pas dans le même pays ni sur la même planète. Pensez-vous vraiment qu’Israël allait déclarer officiellement : « Oui, nous avons utilisé des pistolets Taser et une certaine force pour maîtriser ces militants pacifistes non armés, non formés au combat » ?

    Votre argumentaire, de manière implicite, discrédite les témoignages des Heap et Lotayef et sous-entend que ces derniers ont inventé cette histoire de brutalité et de Taser de toute pièces. Vraiment ? S’ils avaient inventé cette histoire, pourquoi s’en tenir à si peu ? Ils auraient pu en « beurrer » un peu plus épais, quand même…

    Votre argumentaire discrédite également le travail des journalistes et des médias, dont la tâche est d’aller fouiller les situations au-delà de la surface, au-delà des déclarations fourre-tout des gouvernements, dont les intérêts sont souvent diamétralement opposés aux principes de transparence. Certes, le travail des journalistes en est parfois un de propagande, mais l’information qu’ils publient est également un élément essentiel de toute démocratie.

    Quand vous reprochez à Radio-Canada de ne présenter qu’une seule version de l’histoire, vous croyez vraiment, VRAIMENT, que la déclaration d’Israël, soigneusement formulée à mille lieues de ce qui s’est réellement passé, constitue une “version” de l’histoire ? Moi, non. Pas par cynisme, mais par réalisme. La vraie version, je l’attends avec grande impatience… et je l’attendrai probablement longtemps.

    Anne-Michèle Fortin

    • Madame Fortin,

      Depuis près de 3 ans, je confronte Radio-Canada à ses entorses récurrentes à ses propres normes journalistiques dès lors qu’il est question d’Israël. Plus souvent qu’autrement, l’ombudsman du radiodiffuseur public me donne raison. Malheureusement, Radio-Canada ne donne aucun signe de vouloir redresser la qualité de son traitement journalistique du conflit israélo-arabe. Je ne fonde donc pas ma critique de Radio-Canada sur une seule déclaration. Vous vous dites sceptique de la version des faits israélienne. C’est votre droit. Moi, je doute des dires de militants dont l’activisme repose sur le mensonge de l'”apartheid israélien”, la fable de la “crise humanitaire” à Gaza et l’interprétation intéressée du droit international. Or, lorsque deux versions de faits s’opposent sur un incident donné, le professionnalisme journalistique commande que les deux versions soient relatées. Si le journaliste a des raisons de douter de l’une des deux versions, il peut toujours faire enquête et présenter ses résultats. La journaliste de Radio-Canada n’a pas fait ça. Elle a tout simplement ignoré le côté israélien auquel, pourtant, de nombreux autres médias avaient donné écho. C’est du mauvais journalisme. Le dire, ne revient pas à discréditer la profession. L’ignorer, en revanche, si.

      David Ouellette

      P.S. Êtes-vous la même Anne-Michèle Fortin qui est traductrice pour le lobby anti-Israël CJPMO?

      • Monsieur Ouellette,

        Quand êtes-vous allés à Gaza la dernière fois? Comment pouvez-vous affirmer avec tant de certitude (et sans aucun fondement) que la crise humanitaire qui y sévit n’est qu’une fable, alors que des rapports qui émanent d’organisations humanitaires neutres et sont basés sur des faits concluent au contraire qu’elle est bien réelle (et dramatique)?

        Amira Hass, seule journaliste juive israélienne qui vit en territoires occupés, a fait récemment une tournée pancanadienne au cours de laquelle elle a évoqué les conditions dans lesquelles les Palestiniens et les Gazaouis vivent (ou plutôt, survivent). C’est dommage que vous ne soyez pas venue l’écouter, vous auriez entendu une autre version de l’histoire, comme vous dites, et vous auriez pu lui opposer la vôtre. Dans quel autre pays soi-disant démocratique impose-t-on à un groupe ethnique donné (ici, les Palestiniens) d’obtenir un permis du gouvernement pour se doter d’une citerne d’eau (d’après Mme Hass, qui par ailleurs n’a ni plus ni moins qualifié les mesures du gouvernement israélien de “nettoyage ethnique”)?

        Quant à votre question, oui, je suis traductrice pour CJPMO, mais je tiens à préciser que je suis ici à titre personnel. Je me dois cependant que vous répondre que CJPMO n’est pas un lobby anti-Israël, enfin, à moins qu’Israël soit ici synonyme de « certaines politiques et pratiques du gouvernement d’Israël ». Oui, CJPMO s’oppose à certaines politiques et pratiques du gouvernement d’Israël, tout comme elle s’oppose à certaines politiques du gouvernement canadien sans pour autant être anti-Canada, et qu’elle en fait de même pour de nombreux autres pays. Contrairement à certaines organisations qui appellent à la destruction d’Israël et peuvent ainsi, à juste titre, être qualifiées d’anti-Israël, CJPMO reconnaît la pleine légitimité de l’existence d’Israël, mais appelle également au respect des droits de tous ses habitants, qu’ils soient juifs, musulmans, chrétiens ou bédouins, et du droit international.

        AMF

      • Monsieur Ouellette,

        Quand êtes-vous allés à Gaza la dernière fois? Comment pouvez-vous affirmer avec tant de certitude (et sans aucun fondement) que la crise humanitaire qui y sévit n’est qu’une fable, alors que des rapports qui émanent d’organisations humanitaires neutres et sont basés sur des faits concluent au contraire qu’elle est bien réelle (et dramatique)?

        « Il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza« , a déclaré cette semaine Mathilde Redmatn, directrice adjointe de la Croix-Rouge à Gaza. « Si vous allez au supermarché, il y a des produits. Il y a des restaurants et une belle plage. L’entretien des infrastructures et l’accès à certains biens, le ciment notamment, sont les principaux problèmes », a-t-elle ajouté.

        Amira Hass, seule journaliste juive israélienne qui vit en territoires occupés, a fait récemment une tournée pancanadienne au cours de laquelle elle a évoqué les conditions dans lesquelles les Palestiniens et les Gazaouis vivent (ou plutôt, survivent). C’est dommage que vous ne soyez pas venue l’écouter, vous auriez entendu une autre version de l’histoire, comme vous dites, et vous auriez pu lui opposer la vôtre. Dans quel autre pays soi-disant démocratique impose-t-on à un groupe ethnique donné (ici, les Palestiniens) d’obtenir un permis du gouvernement pour se doter d’une citerne d’eau (d’après Mme Hass, qui par ailleurs n’a ni plus ni moins qualifié les mesures du gouvernement israélien de « nettoyage ethnique »)?

        Ah oui, la très crédible Amira Hass: In June 2001, Judge Rachel Shalev-Gartel of the Jerusalem Magistrate’s Court ruled that Hass had defamed the Jewish settler community of Beit Hadassah in Hebron, and ordered her to pay 250,000 shekels (about $60,000) in damages. Hass had reported Palestinian eyewitness accounts of Israeli settlers defiling the body of a Palestinian militant killed by Israeli police; the settlers argued that the event did not take place, and said that Hass reported the story with malicious intent. The Jerusalem Post asserts that Hass’s story was contradicted by television reports. The presiding judge found in favour of the settlers, and said that the report damaged the community’s reputation.

        Quant à votre question, oui, je suis traductrice pour CJPMO, mais je tiens à préciser que je suis ici à titre personnel. Je me dois cependant que vous répondre que CJPMO n’est pas un lobby anti-Israël, enfin, à moins qu’Israël soit ici synonyme de « certaines politiques et pratiques du gouvernement d’Israël ». Oui, CJPMO s’oppose à certaines politiques et pratiques du gouvernement d’Israël, tout comme elle s’oppose à certaines politiques du gouvernement canadien sans pour autant être anti-Canada, et qu’elle en fait de même pour de nombreux autres pays. Contrairement à certaines organisations qui appellent à la destruction d’Israël et peuvent ainsi, à juste titre, être qualifiées d’anti-Israël, CJPMO reconnaît la pleine légitimité de l’existence d’Israël, mais appelle également au respect des droits de tous ses habitants, qu’ils soient juifs, musulmans, chrétiens ou bédouins, et du droit international.

        C’est pour cela que CJPMO appelle au boycott du seul pays au Moyen-Orient dont la protection des droits de la personne est comparable aux normes des sociétés européennes et nord-américaines? Ou que CJPMO parraine une conférence d’Amir Khadir où il appelle à la disparition du sionisme? Ou que CJMPO s’associe à Tariq Ramadan qui prie pour qu’Allah frappe les ennemis de l’islam en Palestine et en triomphent ?

  4. « [..] Israël a fermement rejeté les allégations de David Heap, ce Canadien détenu vendredi dernier pour avoir voulu forcer le blocus maritime contre le Hamas et qui prétend avoir reçu une décharge de pistolet Taser de la part d’un soldat israélien […] »

    À propos de David Heap, un individu très pénible apparemment, je dirais simplement aux Israéliens : pourriez-vous le garder un bout de temps, s’il vous plaît ?

  5. C’est quand même drôle cette manie d’être partial à ce point de Radio Canada, quand il s’agit de politique étrangère, et même ici (les pseudos analystes qui fourmillent la dedans), concernant le cas Israel, il y a tellement de sites et d’accès à l’information, il serait à peu-près temps de donner l’heure juste, à tout le moins de présenter les 2 côtés de la médaille sur les situations. Pour les “fabricants” de nouvelles, il y en a partout, c’est à nous de lire entre les lignes et surtout de ne pas tomber dans la facilité.
    Pas fort pour eux et le pire à continuer dans cette voie, c’est carrément leur crédibilité qui est et sera en cause. Le courage de dire la vérité est loin d’être d’être dans les moeurs de certains journalistes, qui grattent beaucoup plus pour faire un show. Victime mon oeil ! Pour le délai , hahaha, je crois qu’ils attendent de lire les autres médias avant de réagir !

    Très bon commentaire, et loin d’être biaisé, à eux de faire patte blanche, et de nous montrer toutes les faces à un évènement. Y aurait -il collusion ?, corruption ? manque d’éthique ? …… drôle ca ressemble à du déjà vu !!

    Des hommes “debout” avec un colonne vertébrale commence à se faire rare, pourtant on a passé les 7 milliards de population dans le monde. on dit ” Scout un jour, scout toujours”, dommage car “moumoune un jour, moumoune toujours” existe tout autant !

  6. Bon Dimanche Soleil Honorable les AmiEs !

    En cette Journée Internationale de la Gentillesse (http://www.youtube.com/user/DenisTrottier), permettez-nous cette Douceur :

    Se faire passer pour des Victimes à rabais n’est pas GENTIL ni non plus Excusable !

    Si tout le Monde Agit de cette Manière, la Folle du Logis risque de Perdre des Plumes !

    Quant à R.-C., y a pas Grand chose à Re-Dire sinon de Demander une Enquête Publique sur ses Intentions Éditoriales Réelles ! – 13 nov 2011 / 16 hesvan 5772 –

  7. Les militants de la « flotille » ont tout fait, justement, pour provoquer une confrontation directe avec l’armée israélienne… Et ils viennent, ensuite, jouer les victimes alors que les militaires israéliens semblent avoir agi avec beaucoup de retenue, comme s’ils menaient une opération de police. L’attitude de David Heap est franchement écoeurante… Et Radio-Canada, quelle surprise, embarque dans cette entreprise de victimisation à rabais. Ces types devraient aller « militer » en Chine, tiens, rien que pour voir…

  8. Le slogan de Radio-Canada ce n’est pas « On n’a qu’une version de l’histoire ».

    C’est: “on n’a pas rien que ça à faire de prendre le temps de bien vérifier l’histoire”.

    Il faut avouer que fêter les 75 ans de Radio-Canada n’est pas de tout “repos”…

    Jason

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