Quand l’extrême-gauche allemande s’émancipe de l’antisionisme

Logo of the German political party Die Linke

Image via Wikipedia

Les tendances antisionistes et antisémites sont de plus en plus dominantes au sein du parti d’extrême-gauche Die Linke (La Gauche), conclut une étude des sociologues Sebastian Voigt et Samuel Salzborn, provoquant cette semaine un débat houleux dans la presse et au parlement allemands, mais aussi dans les rangs mêmes de la formation.

Issu du Parti communiste de l’ancienne République démocratique d’Allemagne (RDA), Die Linke compte 76 sièges (sur 622) au parlement fédéral allemand ayant remporté 12% du vote aux élections de 2009. Prônant un “socialisme démocratique”, Die Linke est une coalition de politiciens de l’ex-RDA, de marxistes, de sociaux-démocrates désenchantés par le Parti social-démocrate et de syndicalistes.

Mercredi dernier, au parlement fédéral, la social-démocrate Edelgard Bulmahn a demandé aux députés de Die Linke comment ils pouvaient tolérer que certains de leurs membres remettent en question le droit à l’existence d’Israël. Le député conservateur Michael Kretschmer a pour sa part réclamé que Die Linke éjecte de son caucus ses membres antisémites, tandis qu’un autre conservateur a accusé le parti de pêcher le vote antisémite (Source). Le social-démocrate Christian Lange a reconnu que l’antisémitisme touchait tous les partis du centre politique, mais a accusé Die Linke d’être la seule formation politique à ne pas condamner inconditionnellement et unanimement l’antisémitisme. On ne peut plus accepter, a-t-il lancé, que “sous couvert de critique d’Israël soient légitimés des préjugés et des campagnes antisémites”. (Source). Le député vert Volker Beck s’en est pris directement à la porte-parole pour la politique internationale de Die Linke, Inge Höger, pour avoir notamment participé à la “Flottille de la liberté” organisée par des islamistes turcs et suggéré que des militants pro-palestiniens assassinés par des islamistes palestiniens auraient probablement été tués par Israël.

Même un député de Die Linke, Stefan Liebich, a dénoncé sans ambiguité l’antisémitisme qui sévit dans les rangs de son parti. S’attaquant aux multiples et incessantes déclarations incendiaires de Inge Höger, Liebich a déploré qu’il ait fallu une étude pour que “la forte tendance anti-israélienne et judéophobe mal dissimulée de la gauche soit publiquement et réellement perçue” et reproché à certains politiciens de premier rang du parti de ne reconnaitre l’antisémitisme que dans l’approbation d’Auschwitz. “Évidemment, personne ne fait ça dans la gauche”, écrit-il, “mais l’antisémitisme commence plus tôt. Par exemple, avec la démonisation de l’État juif, avec de fausses comparaisons aux nazis, des appels au boycott et la diffamation sur internet. Tout ceci existe dans la gauche, de Duisburg à Brême”.(Source)

Avec son idéologie socialiste et son activisme antisioniste, Die Linke n’est pas sans rappeler Québec Solidaire.

– Des députés de Die Linke sont impliqués dans la seconde flottille pour Gaza et participent à des campagnes de boycott d’Israël. Amir Khadir et Françoise David parrainent le bateau canadien pour Gaza pour lequel Québec Solidaire collecte des fonds et participent aussi à des campagnes de boycott anti-israélien.

– Certains députés de Die Linke disputent le droit à l’existence d’Israël qualifiés de régime d’apartheid, le leader de Québec Solidaire Amir Khadir qualifie également Israël d’État raciste et d’apartheid et affirme vouloir la disparition du sionisme.

– Des membres de Die Linke considèrent que le Hamas et le Hezbollah sont des organisations de “résistance” légitimes, le leader de Québec Solidaire aussi.

En revanche, il existe quelques différences notables, pour ne pas dire fondamentales entre les deux formations.

En 2010, Québec Solidaire a adopté une plateforme antisioniste  et endosse activement le boycott d’Israël. Die Linke, s’y refuse.

Des gestes et paroles antisionistes  d’Amir Khadir, comme son appui au boycott de la boutique Le Marcheur, bien que largement discrédités dans l’opinion publique québécoise, ne créent aucun remous apparent dans les rangs de Québec Solidaire, tandis qu’à sa décharge, le leadership de Die Linke dénonce, certains diront insuffisamment, le militantisme anti-israélien, voire l’antisémitisme de leurs colistiers.

Par exemple, l’appui de la section brêmoise de Die Linke à un appel au boycott de produits israéliens est loin de faire consensus au sein du parti. Klaus Lederer, président de l’association berlinoise de Die Linke et député au parlement régional de Berlin a déclaré, hier, au quotidien de gauche Die Tageszeitung (TAZ), que ce boycott frise l’antisémitisme et trouve suspecte l’ “obsession” de certains de ses camarades avec Israël :

“Les camarades de Brême ont du moins beaucoup de peine à expliquer en quoi cet appel au boycott n’est pas antisémite et où est la limite. On est assis dans un piège. Tout le débat est trop marqué par des projections et pas assez par une connaissance du conflit lui-même. C’est une obsession chez plusieurs au sein de la gauche de critiquer des violations des droits de l’homme en Israël, mais pas ailleurs. De cette manière, le Hamas est vite oublié”. (Source)

Un membre de l’exécutif du caucus fédéral de Die Linke, Jan Korte, déplore l’antisionisme virulent de la gauche comme une relique idéologique embarassante:

Quiconque considère Israël comme une construction coloniale et un poste avancé de l’impérialisme américain et estime sur cette base pouvoir en quelque sorte accepter tout adversaire d’Israël, peu importe ses positions anti-émancipatrices, est resté coincé dans les idéologies de gauche des années 70 et 80 et a trop peu appris de l’histoire. (Source)

Il ne faudrait pas croire que ces critiques de l’antisionisme issues des propres rangs de Die Linke ne sont que tributaires de la controverse actuelle au parlement allemand. Depuis plusieurs années, des politiciens de Die Linke comme Katja Kipping invitent leurs camarades de parti et la gauche en général à prendre conscience que l’antisionisme répandu dans la gauche occidentale est une forme d’antisémitisme concoctée par l’Union Soviétique.

Il va sans dire que cette répudiation de l’antisionisme ne se traduit pas par un renoncement à la critique des politiques israéliennes ou au soutien des aspirations légitimes des Palestiniens. Comme l’a affirmé le président de la faction parlementaire fédérale de Die Linke, Gregor Gysi, il s’agit de répudier la diabolisation d’Israël, jugée, du reste, contraire au marxisme:

J’ai l’impression que justement en ce qui a trait au conflit israélo-arabe nos jugements sur le conflit implosent dans un schéma du bien et du mal. Les marxistes dont nous aimons toujours nous réclamer n’auraient pu, aussi, qu’en sourire, et encore, très légèrement.(…) Je suis d’avis que du point de vue de la tradition marxiste, que l’on doit certainement considérer aussi d’un oeil critique, le comportement de quelques membres de Die Linke à l’endroit d’Israël et de ses conflits révèle une régression théorique. (Source)

Les efforts de Katja Kipping et de nombreux autres militants de gauche pour affranchir le “socialisme démocratique” du 21e siècle de doctrines datant de la Guerre froide ont finalement porté fruit lorsqu’en 2008, Gregor Gysi rejeta sans appel l’antisionisme comme position officielle du parti:

L’antisionisme ne peut, ou du moins ne peut plus, être une position défendable pour la gauche en général et pour le parti Die Linke en particulier.(Source)

Malgré ce mot d’ordre, les dérapages antisionistes et judéophobes de ses députés reviennent régulièrement hanter Die Linke. Néanmoins, près de 22 ans après la chute du Mur de Berlin, ce parti héritier de l’antisionisme d’État de l’ex-Allemagne de l’Est articule enfin nettement le désir de rompre avec la  dernière doctrine soviétique “honorable”. Ironiquement, loin de cette Allemagne qui fut le laboratoire des totalitarismes du 20e siècle, Québec Solidaire semble déterminé à prendre le relai.



Categories: Antisionisme, Québec Solidaire

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9 replies

  1. Spritzer, vous délirez grave, mon pauvre. Même pour le bateau du mavi marmara flotille de la pseudo humanitaire et de paix, contenant des médicaments périmés, des apareils pour handicapés inadaptés aux gazaouis, voilà une source non israélienne qui fait foi de la version d’Israel et des soldats israéliens, ne vous en déplaise.

    Sans oublier, selon le droit internationale et les accords d’Oslo, Israel n’a rien violé du tout. Lire Sans Remo , le droit internationale sur les eaux international, et les accords en mer.
    Mais, je sais que vous trouverez autre chose, pour excuser l’inexcusable, et défendre l’indéfendable , c’est dans votre natur, faut croire !

    C’est la première fois qu’une source non-israélienne, qui plus est arabe, affirme que les soldats du commando ont été attaqués dès leur descente d’hélicoptère
    et leur arrivée sur le bateau. Mais le témoignage du caméraman libanais d’al-Jazira, André Abou Khalil, ne s’arrête pas là. Selon lui, les quatre premiers
    soldats ont été en fait pris en otage par les militants qui les ont détenus pendant de longues minutes.

    Abou Khalil a déclaré à l’agence Reuters que le premier groupe de soldats est descendu sur le bateau armé de fusil de paint-ball et de moyens de lutte anti-émeute.
    A ce moment, des dizaines de militants armés de couteaux et de barres de fer se sont rués sur les quatre soldats et se sont mis à les frapper. « Puis ils
    ont emmenés les soldats israéliens, qui souffraient de fractures, vers le pont inférieur ».

    A ce stade, les autres groupes de commando se sont introduits sur le bateau pour sauver leurs camarades, mais les militants leur ont barré la route, armés
    de lance-pierres, de barres de fer et de bâtons. Selon Abou Khalil, il s’est passé une dizaine de minutes avant que les soldats n’ouvrent le feu. « Un
    des militants a reçu une balle dans la tête, l’autre dans le cou ».

    Toujours selon le caméraman, un des militants a annoncé au mégaphone qu’ils détiennent quatre soldats et que ceux-ci seront libérés si Tsahal fournit une
    aide médicale aux blessés. Selon lui, un parlementaire arabe-israélien a servi de médiateur (il pourrait s’agir de Hanin Zuabi, seule députée israélienne
    à bord) et, en fin de compte, les soldats ont été ramenés sur le pont supérieur puis évacués par hélicoptère. Aucune source israélienne n’a confirmé que
    de telles négociations aient eu lieu.

    Les compagnons du capitaine R., un des premiers soldats à descendre sur le bateau, qui a été gravement blessé après avoir été jeté du pont et poignardé
    au ventre, ont confirmé hier que R. et deux autres soldats ont été séquestrés pendant de longues minutes par les militants armés.

    Autre preuve de cette pseudo flotille humanitaire :

    ——————————————————————————–
    Waleed al-Tabtabai, un membre de l’Assamblée Nationale du Koweît, membre également respecté des Frères Musulmans, et “activiste pacifiste” de la fameuse
    Flottille de Gaza,confie aujourd’hui ses souvenirs récent de son épopée à travers la méditéranée. C’est le journal Koweitien qui publie son interview. La presse arabe dans sont intégralité le reproduit (mais uniquement sur les sites en arabe
    !).

    Walid al-Tabtabai

    Walid al-Tabtabai, humanitaire koweitien et membre des Frères Musulmans

    Morceaux choisis:

    – “Nous avions un nouveau Shalit. On l’a capturé et on lui a pissé dessus.”
    – “J’étais en mission humanitaire. C’était risqué pour mon corps et mon esprit. Israël nous a gavé de sa propagande pour nous empêcher d’y aller…. Mais
    avec sa brutalité barbare il a attaqué notre bateau.”
    – “J’ai refusé de répondre à l’interrogateur sioniste. Je lui ai dit, “vous, les pirates et les assassins du Prophète, je n’ai rien à vous dire.”
    – “Si vous me le demandez, je suis prêt à y retourner. Attaquer les sionistes ne me fait pas peur.”

  2. Spritzer, vous le faites exprès, ma foi !
    Les arabes ont refusé la terre que l’ONU leur proposait. Son statut légal n’ayant pas changé, elle n’est à personne. C’est ce qu’on appelle un territoire disputé, ou non affecté.

    Et donc la demande des palestiniens d’en faire leur Etat est certes intéressante d’un point de vue intellectuel, mais elle ne repose sur aucun droit, sur
    aucune légitimité.
    Cela ne veut aucunement dire que la création d’un Etat palestinien serait impossible, si les arabes palestiniens le voudraient vraiment. Mais, mon propos tient toujours, car ces territoires disputés n’appartiennent pas à un pays reconnu, internationalement, quoi que vous en dites. Donc, parler de colonisation est inexact et faux.
    De plus, lorsqu’on parle de 1967 ou plus précisément 1949, il n’y a aucune frontière reconnue, ce n’est qu’une ligne d’armistice de cessé le feu, voulu même par les arabes, qui ne désirèrent pas des frontières reconnues à cette époque.
    Les accords de San Remo de 1923 accordent la souveraineté de l’ensemble du Mandat britanique sur la Palestine au ….Peuple Juif

    Ces clauses sont toujours d’actualité et contraignantes 

    En 1923,les anglais n’avaient pas le droit d’amputer les 2/3 du mandat pour le donner a l’ancien cherif de la mecque

    The San Remo Resolution on Palestine combined the Balfour Declaration with Article 22 of the League Covenant. This meant that the general provisions of
    Article 22 applied to the Jewish people exclusively, who would set up their home and state in Palestine. There was no intention to apply Article 22 to
    the Arabs of the country, as was mistakenly concluded by the Palestine Royal Commission which relied on that article of the Covenant as the legal basis
    to justify the partition of Palestine, apart from the other reasons it gave. The proof of the applicability of Article 22 to the Jewish people, including
    not only those in Palestine at the time, but those who were expected to arrive in large numbers in the future, is found in the Smuts Resolution, which
    became Article 22 of the Covenant. It specifically names Palestine as one of the countries to which this article would apply. There was no doubt that when
    Palestine was named in the context of Article 22, it was linked exclusively to the Jewish National Home, as set down in the Balfour Declaration, a fact
    everyone was aware of at the time, including the representatives of the Arab national movement, as evidenced by the agreement between Emir Feisal and Dr.
    Chaim Weizmann dated January 3, 1919 as well as an important letter sent by the Emir to future US Supreme Court Justice Felix Frankfurter dated March 3,
    1919. In that letter, Feisal characterized as “moderate and proper” the Zionist proposals presented by Nahum Sokolow and Weizmann to the Council of Ten
    at the Paris Peace Conference on February 27, 1919, which called for the development of Palestine into a Jewish commonwealth with extensive boundaries.
    The argument later made by Arab leaders that the Balfour Declaration and the Mandate for Palestine were incompatible with Article 22 of the Covenant is
    totally undermined by the fact that the Smuts Resolution – the precursor of Article 22 – specifically included Palestine within its legal framework.

    http://www.acpr.org.il/ENGLISH-NATIV/02-issue/grief-2.htm

    le mandat a été donné par la SDN, ancêtre de l’ONU. Les arabes n’ont pas été consultés parce qu’ils ne l’ont pas demandé. Ils n’avaient pas
    d’organisation ni d’administration ni de porte parole car ils se considéraient habitants d’une province ottomane. De plus, la région était presque inhabitée
    avant l’arrivée des premiers juifs qui ont créé du travail et une économie. C’est à ce moment que des travailleurs étrangers ont convergé des pays voisins.
    On se situe là à cheval sur les deux siècles.

    « … le mandat [de promulguer la déclaration Balfour] a été donné [au R.U.] par la SDN, ancêtre de l’ONU. »       

    Cette déclaration a été promulguée le 2 novembre 1917, plus de deux ans avant la première réunion de la SDN à Londres, le 10 janvier 1920…       

    « [Les Arabes] se considéraient habitants d’une province ottomane. »       

    Paralèllement, il y a eu trois différents États juifs répartis sur quatre millénaires de présence juive CONTINUE sur Judée-Samarie. La Judée-Samarie est le berceau de la civilisation juive, le cœur d’Israël.

    C’est seulement après 1922 que les Arabes commencèrent à affluer de Syrie, d’Irak, du Liban, de Transjordanie et d’Égypte. On trouve encore aujourd’hui, sur la rive Ouest, la preuve de ces immigrations. Ainsi deux des familles les plus importantes de la région sont les clans Djaabari et Masri. Or le nom de Djaabari est le nom d’un village d’Irak, et Masri est le nom arabe d’Égypte.  

  3. Faux, c’est le terroriste, et l’islamiste que la droite israélien (et non l’extrême droite), et une certaine droite européenne dénonce. spritzer, ta mauvaise foi est si évidente qu’elle ne trompe personne. Faut dire que pour la gauche dès que tu es à la droite d’eux, tu es l’extrême…

  4. M. Ouellette, bravo, quelle réponse précise et juste ! Israel ne peut pas coloniser un pays qui n’a jamais existé et qui n’existe pas encore ! Ces territoires sont disputés, mais pas occupés ! Israel n’a pas attaqué ses voisins, mais, ce sont ses voisins bélliqueux et génocidaires, qui l’ont agressé à peine quelques heures après sa renaissance ! Israel expansioniste ; faux ! Israel a redonner le Sinaï, le sud Liban, Gaza, des territoires palestiniens, il construit seulement dans les grands blocs d’implantations, qui resteront de toute façon, israélien ! Plus de mauvaise foi que spritzer, c’est assez difficile.

    • “Israel ne peut pas coloniser un pays qui n’a jamais existé et qui n’existe pas encore !”

      Aux défenseurs d’Israël, vous devriez éviter d’utiliser cet argument parce qu’il démontre simplement votre immoralité.

      Israel ne peut pas coloniser un pays qui n’a jamais existé, et c’est pourquoi Israël fait tout pour éviter la création d’un État palestinien. Ça tombe sous le sens.

  5. J’ajoute que ce qui est encore bien plus détestable que le comportement des membres de Die Linke, ce sont les liens qui sont tissés entre des membres de la droite israélienne et l’extrème-droite européenne pour faire front contre les musulmans.

    http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/the-unholy-alliance-between-israel-s-right-and-europe-s-anti-semites-1.330132

  6. D’après votre texte, voici ce qui est reproché à certains membres de ce parti de gauche Die Linke:

    – La porte-parole de Die Linke a participé à la flottille de la liberté pour Gaza de 2010.

    Il s’agit bien de la flottille humanitaire qui a été abordée par des commandos israéliens en eau internationale et dont l’opération s’est soldée par la mort de 9 activistes? Tout le matériel vidéo des occupants du Mavi Marmara a d’ailleurs été saisi et n’a jamais refait surface, histoire de nous montrer des bouts de cet assaut que les israéliens ont occultés.

    – Des appels au boycott d’Israël et de la diffamation sur internet.

    Il faudrait savoir ce que vous prenez pour de la diffamation. Si je dis que les israéliens sont des occupants en Cisjordanie et que les colons y sont installés illégalement, est-ce de la diffamation? Nétanyahou au Congrès américains cette semaine a dit: “In Judea and Samaria, the Jewish people are not foreign occupiers”. Dire le contraire, c’est de la diffamation?

    – Des députés de Die Linke sont impliqués dans la seconde flottille pour Gaza et participent à des campagnes de boycott d’Israël.

    Où est le problème, je vous le demande? L’Égypte a ouvert sous certaines conditions le passage de Rafah à la frontière de Gaza, allant à l’encontre du blocus israélien du territoire. Est-ce que les égyptiens ont posé selon vous un geste antisémite? Quant au boycott que les députés de Die Linke supportent, je vous rappelle qu’Israël contrevient au droit international depuis 1967 en colonisant, quoiqu’en dise Nétanyahou.

    – l’antisionisme répandu dans la gauche occidentale est une forme d’antisémitisme concoctée par l’Union Soviétique.

    Ce que vous pouvez vous en faire des accroires… Les mauvais sentiments envers Israël sont dus à ses comportements expansionnistes et agressifs depuis les tout débuts de sa fondation, et particulièrement face aux palestiniens. Personne ne peut nier qu’ils ont constamment chercher à élargir leur territoire au dépend des voisins en provoquant des guerres, et qu’ils toujours voulu empêcher la création d’un État palestinien. C’est pour ça qu’ils n’ont pas très bonne réputation, rien à voir avec les anciennes doctrines soviétiques…

    • Mon pauvre Spritzer, réveillez-vous, Israel n’est pas en expansion, mais en contraction (retour du Sinai, retrait du Sud-Liban et de Gaza) et ses ennemis voulaient déjà le détruire avant qu’il ne prenne la moindre expansion. Il faut être un semi-instruit pour me reprocher de fabuler alors qu’il a été établi par l’historiographie de l’Union soviétique et du marxisme que l’antisionisme est une doctrine d’État répandue par les officines de Moscou au sein de la gauche occidentale. La gauche post-communiste d’Europe centrale, comme le leadership de Die Linke, le sait. Vous, que savez-vous, Spritzer, à part régurgiter la petite propagande anti-Israël que vous absorbez comme une éponge sur internet? Pour le reste, vous confondez comme tous les analphabètes du Moyen-Orient critique légitime d’Israël et antisionisme.

      • Parlant d’éponge qui absorbe tout ce qu’il trouve sur internet, vos NOUVELLES D’ISRAËL (JSS) proviennent d’une seule et unique source de laquelle je n’ai jamais vu émaner une “critique légitime d’Israël”. Si vous voulez éduquer vos lecteurs à une saine critique d’Israël qui ne soit pas antisioniste, selon vos propos, je vous suggère de commencer par varier vos sources.

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