L’automne du régime syrien est le véritable printemps arabe

Aucun régime arabe n’incarne autant l’hostilité viscérale et implacable à l’existence d’Israël que le régime syrien des Al-Assad. Si cette posture a déjà été commune à tous les États de la Ligue arabe, avec la ratification des accords de paix israélo-égyptien, la création de l’Autorité palestinienne sous la gouverne de Yasser Arafat et la signature du traité de paix israélo-jordanien, les États arabes clés de la région se sont tous résignés à l’existence d’Israël comme réalité historique irréversible.

Or, avec la chute du régime baassiste de Saddam Hussein, la Syrie est la dernière dictature arabe dont la légitimité soit coulée dans le ciment idéologique du rejet absolu de tout compromis avec Israël, concrétisé par le soutien syrien aux factions palestiniennes les plus radicales et opposées à un Yasser Arafat jugé  “déviationniste”, et depuis les années 90,  par le parrainage des islamistes radicaux du Hamas et du Djihad islamique palestinien, ainsi que par son alliance avec le régime islamiste de Téhéran.

S’il est prématuré de dire que la contestation populaire du régime syrien signale les derniers jours du régime des Al-Assad, il est clair que l’irréductible rejectionnisme anti-israélien ne suffit plus à contenir la colère des Syriens envers le plus répressif des régimes arabes. En ce sens, l’automne du régime syrien est le véritable printemps arabe.



Categories: Moyen-Orient

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