Khadir sous pression

La Parti Québécois a porté un coup dur à la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’État d’Israël en réaffirmant cette semaine qu’il est fier d’avoir conclu la première entente de coopération Québec-Israël, reconduite et étendue par le gouvernement actuel en 2007 et qu’il s’oppose à toute forme de boycott d’Israël. Hier après-midi, en entrevue avec Benoit Dutrizac au 98.5 FM, la chef du PQ, Pauline Marois a ajouté qu’Israël est  une démocratie et que ce n’était pas le rôle d’un député que de nuire à ses commettants sur le dos d’une communauté, soit-elle juive ou palestinienne. De fait, après la dénonciation unanime du boycott de la boutique et d’Israël dans la classe politique québécoise provinciale et fédérale, Amir Khadir et ses boycotteurs sont isolés, désavoués et marginalisés.

Dans sa chronique au Journal de Québec et au Journal de Montréal, Eric Duhaime écrit fort à propos que la délégitimation d’Israël n’a plus la cote au Québec et appelle M. Khadir à présenter ses excuses au propriétaire de la boutique Le Marcheur et à tous ses concitoyens:

(Extrait)

Une telle unanimité en appui aux ententes de coopération et de libre-échange avec l’État d’Israël eut été impensable il y a à peine quelques années.

Le Québec évolue dans sa perception de la réalité du conflit israélo-palestinien et Amir Khadir pourrait bien être le premier à en payer le prix s’il ne réajuste pas son tir.

Si à une certaine époque la condamnation gratuite d’Israël était de bon ton, force est de constater que le lobby palestinien doit faire preuve de plus de perspicacité pour obtenir aujourd’hui une oreille attentive des Québécois.

Nous réalisons, après la crise des accommodements raisonnables et l’observation de la montée de l’islamisme en Europe, qu’Israël défend souvent les valeurs occidentales qui sont les nôtres et demeure notre dernier rempart au Proche-Orient.

Les campagnes malhonnêtes d’une gauche radicale contre un état avec lequel on retrouve des atomes crochus n’iront nulle part. L’échec de la conférence de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël organisée par certains syndicats, tenue à l’UQAM en octobre dernier, en témoigne.

Lire la chronique intégrale



Categories: Amir Khadir, BDS, Québec Solidaire

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2 replies

  1. A l’émission de Christiane Charette, vers 9h30 ce matin: interview d’Amir Khadir sur la campagne BDS qu’il appuie contre vents et marées, et sur ses accusations d’apartheid envers Israel. Radio-Canada étant Radio-Canada, 2 “experts” de la question ont bien sûr été invités: Patrick Lagacé (!) et Jean-François Lisée (!), qui avait pourtant spécifié sur son blogue qu’il n’est nullement un expert du sujet… Si peu expert, en fait, qu’il se montre agnostique quant à l’accusation d’apartheid.

    Au moins a-t-il admis que le mot “apartheid” appliqué à Israel pourrait polariser le débat inutilement..

    Heureusement que Radio-Canada compense en allouant un fort budget pour retenir des experts de la mise en demeure…

  2. Il est temps de clarifier ce qui est, ou devrait être: la position de Khadir sur Israel est tout aussi marginale que l’option politique qu’il défend sous la bannière Québec-Solidaire. Visible, réelle, excessivement médiatisée comme le sont toujours ces types de positions, mais très marginale à l’échelle du Québec.

    Les Québécois ont de moins en moins de patience pour les fausses associations véhiculées par Khadir.

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