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  1. Noel à Bethléem (Par Ilan Tsadik)

    J’ai passé la journée de vendredi avec Nihya à Bethléem. Nous avions envie de voir comment se déroulait la fête de Noël dans la ville qui, selon la religion, a vu la naissance de Jésus et du roi David. (…) On croisait des touristes venus de tous les coins de la planète, y compris de Gaza, dont 500 chrétiens rescapés de l’islamisme avaient été autorisés par le gouvernement israélien à participer aux festivités. Un sixième des chrétiens de la Bande se trouvaient ainsi réunis, en cette fin de semaine, à Bethléem.

    Ces derniers ne se faisaient d’ailleurs pas prier pour, sous le couvert de l’anonymat, évoquer les conditions de persécution qu’ils subissent de la part du gouvernement du Hamas. Tous soulignaient qu’on leur avait strictement interdit d’afficher tout signe de réjouissance à l’extérieur de leurs maisons, et qu’on les avait invités à la plus grande réserve.

    « Ici nous avons le droit d’exister, là-bas, non », me confia, très émue, une femme d’une cinquantaine d’années.

    Tout est affaire de relativité, car Bethléem, de même que le reste du Moyen-Orient, à l’exception notoire d’Israël, est en train de se vider de ses chrétiens.

    En 1965, ils représentaient encore la majorité dans cette cité, aujourd’hui, ils ne sont plus que 15 000, soit moins d’un tiers de la population. Chaque année, ce sont des dizaines de familles qui quittent Bethléem sous la pression incoercible de l’islam. (…)En fait, la Cisjordanie et Gaza sont en voie d’islamisation complète.

    « Aujourd’hui, c’est par des incitations, plus ou moins musclées, qu’on nous invite à nous convertir ou à nous en aller », explique Michel ; (…)

    « Des communautés chrétiennes florissantes, enracinées ici depuis la nuit des temps, qui vivaient dans des agglomérations exclusivement chrétiennes, ont été contraintes à partir. Elles sont maintenant pratiquement éteintes, comme à Beit Jala », précise Michel.

    « Les Tanzim, commandés par l’abominable Marouan Barghouti, forçaient les habitants à accepter la présence de terroristes dans leurs maisons, qui tiraient à l’arme automatique sur les civils du quartier israélien de Gilo en face. Ils tentaient ainsi d’attirer le feu de riposte des Juifs, dans le but unique de montrer au monde comment Israël s’en prenait aux chrétiens », raconte notre interlocuteur ; « heureusement pour nous, nous pouvions parler aux soldats qui ne sont pas tombés dans le traquenard qui s’est poursuivi des années durant.

    Barghouti, avec l’accord d’Arafat, avait imposé des taxes spéciales à la population chrétienne ; elles s’appliquaient à toutes les formes de réunions, du banquet de famille au mariage, en passant par les funérailles. Le montant s’établissait à la tête du client, et ceux qui n’étaient pas en mesure de payer étaient sauvagement injuriés et battus, jusqu’à ce qu’un membre de la communauté vienne s’acquitter du montant de l’impôt. Tous les jeunes et ceux qui pouvaient partir de Beit Jala sont partis pour l’Europe et les Amériques. Il existe une nouvelle Beit Jala au Chili, peuplée par les réfugiés d’ici », poursuit Michel.

    « En présence d’autres personnes », se mêle Yannis, un prêtre orthodoxe, « vous entendrez les chrétiens de Bethléem blâmer les Israéliens pour leur départ, c’est ce qu’on leur a demandé de faire. En vérité, si Israël n’existait pas, j’en suis persuadé », insiste le curé, « il ne resterait plus ici le moindre chrétien ».

    Les deux hommes nous expliquent ensuite qu’ils ont de nombreux contacts avec les chrétiens vivant en Israël, et que leur situation, en comparaison de la leur, est « paradisiaque ». « S’ils nous le permettaient, la moitié d’entre nous s’installerait là-bas (en Israël) ; depuis qu’ils ont un pays, les Juifs n’ont pas démoli une seule église », s’emporte un peu Michel, « nous (les chrétiens en Israël) subissons également de terribles pressions visant à nous convertir, à Jérusalem, à Nazareth et à Shfaram, notamment, mais là-bas, ils (les musulmans) ne font pas la loi et nous nous sentons assez forts pour refuser, dans la plupart des cas ».

    160 000 chrétiens (NDLR: il est conservateur (1) disposent de la nationalité israélienne et leur nombre est en constante augmentation, contre 60 000 (NDLR: il est généreux (1)) en Palestine, en voie d’extinction.

    http://www.menapress.org/ (info #1)

  2. Impossible d’acheter une croix ou un T-shirt portant une croix à Bethléem. Vive la Palestine (plus sérieusement: comme c’est triste qu’Israel n’annexe pas Bethléem et le laisse entre les mains d’obscurantistes).



    http://jssnews.com/2010/12/26/chretiens-si-vous-passez-par-bethleem-noubliez-pas-votre-croix/

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