Les fourberies d’Amir

On savait déjà que Khadir est un idéologue dogmatique. On sait maintenant que c’est aussi un fourbe et un lâche. Se croyant à l’abris du regard des médias que d’habitude il invite à ses frasques, il était, il y a sept jours, dans la rue à exhorter, tracts à la main, les passants à ne pas entrer dans la boutique Le Marcheur parce qu’elle vend des produits israéliens. Pris en flagrant délit d’intimidation et de harcèlement, le député se dédit. Tout cela n’était qu’un “terrible malentendu”, et il ne se présentera pas à la ligne de piquetage aujourd’hui. Voilà pour le courage de ses convictions et de ses actions du Grand Timonier du Plateau.  En revanche, le club d’amitiés du Hezbollah, Tadamon, exhorte ses militants à prêter main forte à leurs camarades de PAJU.

Toute la journée d’hier, Amir Khadir a tenté tant bien que mal (surtout mal) de s’extirper du plat dans lequel il a mis les pieds en se joignant à une bande d’extrémistes qui harcèlent la boutique Le Marcheur depuis deux mois.

A LCN, hier, Khadir prétendait avoir expliqué au propriétaire du Marcheur les raisons de sa démarche. Interrogé par LCN, le propriétaire a nié les affirmations de Khadir. Khadir a aussi été incapable de nier qu’il avait incité les passants à ne pas entrer dans la boutique. Il ne se “rappelle pas”, ce qui traduit du jargon politique au français signifie: “je ne suis pas en mesure de le nier catégoriquement”.

Un peu plus tard, Khadir a été reçu à Radio-Canada par Michel Labrecque qui remplace Michel Desautels. M. Labrecque, il faut le reconnaître, s’est efforcé d’être critique envers M. Khadir sur l’enjeu principal, à savoir, comment peut-il justifier de s’en prendre à un petit commerçant pour lui imposer ses vues idéologiques?

Mais Labrecque n’a pas été convaincant très longtemps: il est proprement ahurissant d’entendre Khadir diffamer sur les ondes de Radio-Canada un marchand de souliers montréalais en le comparant aux vendeurs de mines antipersonnel sans que l’animateur ne bronche!

De plus, dès qu’il fut question d’Israël, M. Labrecque a laissé carte blanche à M. Khadir. Pas plus à Radio-Canada qu’au cours de ses autres entrevues de la journée Khadir a-t-il été capable de démontrer l’existence d’un régime d’apartheid à boycotter en Israël autrement qu’en évoquant les noms de  leurs saintetés Jimmy Carter et Desmond Tutu. Et de répondre le journaliste M. Labrecque à ces fadaises khadiriennes: “La question, ce n’est pas le principe, c’est la méthode”.

Ironiquement, il y a quelques jours, l’ombudsman de Radio-Canada a jugé que l’animateur-vedette Simon Durivage avait commis une “erreur sur le plan journalistique” en comparant la démocratie israélienne aux régimes soudanais et iranien dans le cadre de  l’émission “Le match des élus” du 15 octobre 2010. Et voilà que déjà un autre animateur de Radio-Canada récidive en acceptant sans broncher, ni défier son invité lorsque celui-ci assimile Israël non pas aux régimes génocidaire soudanais et terroriste iranien, mais à l’ancien régime de ségrégation raciale sud-africain.

Pour apprécier le gouffre qui sépare les journalistes de Radio-Canada, tout soumis soient-ils à un code de normes journalistiques, des animateurs de stations radio privées, en entrevue hier midi au 98,5 FM avec Benoit Dutrizac, celui-ci a sèchement défié les élucubrations de Khadir en lui rappelant qu’Israël est une démocratie et a exposé l’indignation à géométrie variable du député de Mercier qui prétend incarner la “bonne conscience” de l’Assemblée nationale.

Khadir ne regrette pas son appel au boycott

MATHIEU TURBIDE
Journal de Montréal

Embarrassé par sa présence active à une manifestation incitant au boycott d’un petit commerçant de sa circonscription, le député Amir Khadir a tenté de s’expliquer, hier, en invoquant un «terrible malentendu» entre lui et le marchand de chaussures Yves Archambault.

Samedi dernier, le député de Québec Solidaire s’est rendu devant la boutique Le Marcheur de la rue Saint-Denis pour distribuer des tracts appelant au boycott du commerce familial de M. Archambault, sous prétexte qu’on y trouvait quelques modèles d’une marque de chaussures israéliennes.

En entrevue au Journal, le marchand s’est dit «horripilé » de se voir ainsi harcelé et intimidé par son propre député.

«C’est un terrible malentendu, s’est défendu le député au micro de Benoît Dutrizac de FM 98,5. Je vais aller le voir pour lui dire que je ne veux pas lui nuire. Je veux juste qu’on fasse un bout de chemin ensemble pour voir comment on peut régler ce problème-là», a-t- il répondu.

Israël «pire» que la Chine

Ce «problème-là», aux yeux du député, ce sont les politiques du gouvernement israélien, qu’il accuse d’imposer un «apartheid» au peuple palestinien. M. Khadir a dit croire que des boycotts comme celui de la boutique Le Marcheur pourront mener à la fin de cette situation, comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud, dans les années 1980.

«J’ai une mauvaise nouvelle pour vous, Amir Khadir, a répliqué l’animateur. Ce n’est pas en manifestant devant la boutique Le Marcheur de la rue Saint- Denis que ça va changer.»

«C’est des petits gestes partout…», a répondu M. Khadir.

Le député ouvre d’ailleurs la porte au boycott d’autres commerces qui pourraient vendre des produits israéliens. «Si vous en trouvez d’autres, il faudra appeler les gens de la campagne de boycottage et on va faire la même chose. Il n’est pas question de discriminer. Il est question d’encourager tout le monde à poser un geste responsable», a-t-il indiqué.

À son avis, Israël doit être boycotté, davantage que la Chine, par exemple, car c’est un pays «excessivement fort».

«En Israël, il y a un état d’apartheid. En Chine, on n’en est pas rendu là. On ne parle pas de la même chose», a-t-il dit, sans mentionner que la Chine, pays totalitaire non démocratique, occupe le Tibet par la force et fait des exécutions sommaires.

Le marchand intimidé

Changeant de ton, Amir Khadir a soutenu être prêt à «encourager les gens à aller dans la boutique (Le Marcheur) pour acheter autre chose que des produits israéliens».

Or, le propriétaire du Marcheur est catégorique : le député incitait verbalement les clients à ne pas entrer dans son magasin.

Lors de la manifestation de samedi, le député, accompagné d’autres manifestants, a demandé au marchand de sortir de sa boutique pour venir discuter avec eux.

Selon M. Archambault, le contexte était plutôt intimidant. «Il m’a interpellé et il m’a dit : “C’est vous, le propriétaire ?” Moi, j’ai dit que non, mais son copain à côté de lui a dit “oui, oui, c’est lui le propriétaire”. Alors Khadir m’a dit : “Venez donc dans la rue, on va discuter ensemble”. J’ai dit non et il m’a dit : “Moi, je n’entre pas dans votre commerce.” Mais je ne suis pas allé discuter avec lui, car je savais que ce serait peine perdue.»



Categories: Amir Khadir, Antisionisme, BDS, Québec Solidaire

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5 replies

  1. Quant aux biais répétitifs de Radio-Canada sur Israel, ce rapport de l’ombudsman de Radio-Canada est très parlant:

    Révision de l’ombudsman sur l’émission Une Heure sur Terre, diffusée le 16 janvier 2008
    (…)
    Les plaignants ont avancé qu’il y avait de nombreuses erreurs factuelles dans l’émission. Cette révision leur donne raison dans cinq cas : il y a eu deux erreurs sur la longueur du mur de béton encerclant la Cisjordanie, une erreur sur le nom du passage au sud de Gaza contrôlé par les Israéliens, une erreur sur la supposée impossibilité pour les Gazaouis de faire un pèlerinage à La Mecque. Une dernière erreur dans le texte de présentation du groupe de pression Palestiniens et Juifs unis (PAJU); le texte lu en ondes ne correspond pas à la réalité, étant donné les slogans anti-israéliens utilisés par ce groupe. La plupart de ces erreurs auraient pu être évitées s’il y avait eu davantage de vérifications avant la mise en onde. L’exactitude est un des trois principes fondamentaux des normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada. (…)

    RÉSUMÉ DES PLAINTES
    Le 16 janvier, Une heure sur Terre consacrait toute son émission d’une heure au conflit entre Israël et le peuple palestinien. (…)

    J’ai reçu une douzaine de plaintes sur cette émission dans les jours qui ont suivi. En voici les extraits les plus significatifs :

    « (…)les Israéliens ont en revanche été réduits à des images de blindés et de bulldozers.
    (…)M. Lépine a permis à ses invités de dénaturer les politiques déclarées de l’État d’Israël sans les corriger. Par exemple, MM. Alvaro de Soto et Bruce Katz ont soutenu qu’Israël ne reconnaissait pas l’existence du peuple palestinien et son droit à l’autodétermination, alors qu’Israël a formellement reconnu le peuple palestinien et son droit à l’autodétermination dans la Déclaration de principes de 1993 et que le gouvernement israélien négocie actuellement avec l’Autorité palestinienne la création d’un État palestinien indépendant.(…) »
    (Extrait de la plainte de Luciano G. Del Negro, Comité Québec-Israël, 12 février 2008)

    « En regardant l’émission “Une heure sur Terre” animé par Jean-François Lépine on a l’impression que les Israéliens sont des envahisseurs sans pitié. (…) Aucun mot sur les raisons pour la barrière de sécurité (…) On peut bien voir le cynisme de ce reportage en écoutant le témoignage de Claire Anastase, introduit comme “chrétienne”. Les chrétiens sont de moins en moins présents dans les territoires palestiniens, menacés par les arabes musulmans, mais qui le saurait d’après cette émission? (…)

    Quand M. Lépine appele le PAJU un groupe “très important”, là vous m’avez perdu. On peut appeler ce groupe “Palestiniens et Juifs Unis contre Israël”. Ce groupe marginal, que ne représente personne qu’eux- même, distribue des feuillets mensongers chaque vendredi au centre-ville. Si l’on veut discuter, ils appellent la police. Ils ne veulent rien savoir à part de leur dogme incontestable. Le PAJU est un groupe de anti-sionistes qui lutte contre un état juif comme tel. (…) » (Extrait de la plainte de Terry Spigelman, 20 janvier 2008)

    «(…) •À deux reprises, vous montrez et parlez du « mur de 700 km ». Cette donnée est FAUSSE, puisque seulement 3% de cette barrière de sécurité est constituée de béton. Le reste est simplement une clôture métallique comme celle qui existe depuis de nombreuses années avec le Liban, la Syrie et la Jordanie. Ces barrières n’ont jamais empêché la signature d’accords de paix entre Israël et certains de ses voisins.
    • Vous dites que les territoires sont occupés illégalement. Cela est FAUX. Selon la Résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU (1967), dont le texte original anglais fait foi, l’État hébreu doit évacuer certains territoires acquis au cours de la guerre des Six Jours, mais pas tous les territoires: (…)
    • Vous dites que Gaza a été retourné aux Palestiniens parce qu’Israël « jugeait ce territoire sans valeur ». Encore de la désinformation pour dénigrer les énormes sacrifices humains, économiques et sécuritaires qu’Israël a été obligé de faire pour quitter Gaza. (…)
    • « Les Palestiniens ne peuvent ni sortir, ni se faire soigner, ni aller à La Mecque », dit votre reportage. C’est FAUX. Ils peuvent sortir par la frontière avec l’Égypte et même par les points de passage avec Israël. Ils se font soigner chez eux, et malades graves sont envoyés en Israël où ils sont traités gratuitement! Quant à La Mecque, justement, un groupe de Palestiniens vient d’en revenir, ramenant avec eux des valises pleines de billets de banque qui serviront au terrorisme! Et vous avez l’audace de dire qu’ils ne peuvent pas y aller.
    • Vous dites que la frontière de Rafa est contrôlée par l’armée israélienne. C’est FAUX! le contrôle a été remis à l’armée Égyptienne et justement, Israël déplore le fait que les Égyptiens laissent entrer des armes et des munitions destinées aux terroristes palestiniens.
    • Vous qualifiez les missiles Kassam de « stratégie de fortune ». Allez dire cela aux habitants de la ville israélienne de Sdérot qui reçoivent des milliers de ces bombes, faisant morts et blessés ainsi que dégâts matériels, sans compter l’angoisse et la terreur. Il y a une nette volonté de votre part d’occulter totalement le mal que les terroristes palestiniens font aux Israéliens.
    • « Le mur a défiguré la ville natale de Jésus ». Peut-être, mais est-ce la faute d’Israël? Et vous ne mentionnez pas que des Palestiniens ont souillé et profané l’Église de la nativité lorsqu’ils l’ont prise en otage il y a quelques années. Vous ne parlez pas des Chrétiens persécutés par les Arabes palestiniens. Mais vous prenez bien soin de rappeler aux téléspectateurs, dont la majorité est catholique, qu’Israël défigure la ville natale de leur seigneur, histoire de ranimer le bon vieil antisémitisme!
    • Vous comparez la barrière de sécurité érigée par Israël contre le terrorisme au mur de Berlin. C’est absurde! Les Communistes voulaient empêcher leurs citoyens de quitter ce régime totalitaire. Israël a été OBLIGÉ d’ériger une barrière/mur pour se protéger de fous suicidaires qui se font exploser dans les autobus, les restaurants, les hôtels, les bars, les marchés, ou qui tirent sur les voitures roulant sur les routes, etc. (…)
    (Extrait de la plainte de Renée Lévy, 21 janvier 2008)

    Le 6 février, la directrice au traitement des plaintes et affaires générales à l’Information, Mme Geneviève Guay, envoyait cette lettre aux plaignants :

    (…) (zzzzzz….assommant et ennuyant)

    Entre le 8 et le 10 février, les plaignants Jean-Marie Gélinas, Julia Coriat, Terry Spigelman et Renée Lévy se déclaraient tous insatisfaits de cette réponse et me demandaient de réviser le dossier.

    RÉVISION
    Les invités en studio
    (…) Radio-Canada, comme tous les autres organes de presse, est libre de choisir ses invités, ses sujets de reportages, ses angles de traitements. (…) voici les principes journalistiques qui devaient guider les artisans d’Une heure sur Terre :
    « Les émissions régulières de nouvelles et d’affaires publiques doivent présenter, dans leur ensemble, un éventail équilibré des opinions sur les sujets controversés, de façon à ne pas donner l’impression de promouvoir des points de vue particuliers ou d’être le simple jouet des événements. (…) »

    Examinons les faits :
    (…)
    Palestiniens et Juifs unis (PAJU)

    Par la suite, l’animateur a invité sur son plateau deux membres d’un groupe de pression montréalais baptisé « Palestiniens et Juifs unis ». Le PAJU compte environ 125 membres selon un de ses fondateurs. (…) L’animateur, Jean-François Lépine, a présenté ce groupe comme étant « très important » et cherchant des « solutions » au conflit. (…) Une brève recherche sur le site web du PAJU permet de savoir ce que prône exactement ce groupe. On ne peut pas dire que le vocabulaire employé par les Palestiniens et Juifs unis soit compatible avec la recherche de solutions.

    Dans un de ses communiqués, le groupe dénonce le blocus de Gaza et le « génocide de la population de Gaza ». Il préconise le « boycott total de l’État d’Israël raciste et d’apartheid ». Ni l’animateur, ni les autres membres de l’équipe d’Une heure sur Terre n’avaient consulté ce site web. « Si on avait été conscient de ce discours, on y aurait réfléchi à deux fois. » m’a-t-on dit.

    Il était inexact de présenter ce groupe comme étant « très important » et il est pour le moins discutable de le présenter comme étant à la recherche de solutions étant donné la nature anti-israélienne de ses slogans. (…) Les normes et pratiques journalistiques précisent que la crédibilité de Radio-Canada dépend d’une série de facteurs :

    « La Société Radio-Canada exige pour ses émissions une recherche de grande qualité. Cela requiert le souci du détail et un contrôle soigné du contenu. Une erreur, minime en soi, peut porter atteinte à la crédibilité d’une émission entière. (…) »
    (…)
    Un des plaignants avance que l’animateur a permis à Bruce Katz de dire des faussetés. Selon ce plaignant, Israël a reconnu le peuple palestinien et son droit à l’autodétermination dans la Déclaration de principes de 1993, dans le cadre des accords d’Oslo. Il est vrai, qu’à l’époque, le premier ministre israélien Yitzhak Rabin avait signé une lettre contenant cet engagement :

    « Le gouvernement d’Israël a décidé de reconnaître l’OLP comme le représentant du peuple palestinien (…) »

    Jean-François Lépine répond qu’il n’avait pas à corriger les propos de Bruce Katz car les accords d’Oslo sont morts et enterrés. (…) François Crépeau, professeur de droit international à l’Université de Montréal, et le politologue Rex Brynen, de l’Université McGill, ne partagent pas cette interprétation de l’histoire. Les accords d’Oslo n’ont jamais été abrogés, (…) Bref, seulement une partie de la question de Bruce Katz était justifiée, celle portant sur la non-reconnaissance du droit des Palestiniens à un État (…)

    Le plan d’ensemble

    (…) L’animateur a peut-être manqué de nuances en disant que Gaza était un territoire « sans valeur » pour les Israéliens, (…)

    Le mur de béton
    L’animateur a dit en début d’émission :
    « Le mur de la honte pour les Palestiniens, une barrière de sécurité pour les Israéliens, 700 km de béton, symbole d’un conflit insoluble. » Or, l’ouvrage érigé par les Israéliens ne fait pas « 700 km de béton », loin de là. L’État hébreu a construit un mur de béton seulement dans les zones urbaines (NDLR: pourquoi? Ce n’est pas dit!) , ce qui correspond, selon les sources, à un pourcentage variant entre six et dix pour cent du tracé; le reste est une barrière. (…)

    Ces questions de vocabulaire, en apparence anodines, ne le sont pas dans le contexte aussi chargé de ce conflit. Il n’y a pas de consensus sur la façon de nommer cette construction. Le diffuseur public en Grande-Bretagne, la BBC, demande à ses journalistes d’utiliser le mot « barrière » ou « barrière de séparation » pour parler de l’ouvrage en général et d’éviter les expressions plus partisanes comme « clôture de sécurité » ou « mur de l’apartheid ». (…) (NDLR: sacré BBC! “sécurité” serait “partisan”! Mais pourquoi donc a-t-elle été construite?)

    Dans les rapports des Nations Unies consultés pour une autre révision l’été dernier 2 , (…) les termes « mur », « clôture de séparation » et « barrière » sont employés. La Cour internationale de justice des Nations Unies, elle, se prononce résolument pour l’appellation « mur ». (NDLR: on voit ici le parti pris évident de cette cour; cela seul la disqualifie dans le dossier)

    Les journalistes de Radio-Canada peuvent donc, en général, utiliser les expressions «mur», «barrière» ou «clôture de séparation» pour décrire l’ouvrage, sans risquer de prendre parti. (NDLR: ahurissant; Radio-Canada refuse d’employer les mots “barrière de sécurité” ou “clôture de sécurité”!) Toutes les autres expressions, comme « mur de la honte », doivent être attribuées à ceux qui les emploient, dans ce cas-ci, le camp palestinien.

    Le mur de Berlin
    Presque au début de son reportage, le journaliste Jean-François Bélanger utilise une comparaison frappante pour décrire le mur érigé par les Israéliens autour de la Cisjordanie :

    « Dans les zones urbaines, le mur de béton atteint huit mètres de hauteur, soit près de trois étages. Deux fois plus haut que le mur de Berlin (NDLR: s’est-il seulement demandé pourquoi? Le mur est haut pour bloqué les tirs de snippers à partir du 2ème ou du 3ème étage des maisons palestiniennes), et près de cinq fois plus long avec ses 700 kilomètres dont le tracé sinueux se situe entièrement en territoire palestinien, bien au-delà de la ligne verte, la frontière internationalement reconnue entre Israël et la Cisjordanie. »

    Encore là, on induit les téléspectateurs en erreur. La phrase, telle qu’elle est écrite, laisse croire que le mur de béton qui encercle la Cisjordanie est cinq fois plus long que le mur de Berlin. Or, c’est inexact. Le mur de Berlin faisait environ 155 kilomètres, dont 106 en béton. Dans le cas de la barrière de la Cisjordanie, il ne s’agit pas d’un mur de béton de 700 kilomètres. (…) le fait de ne montrer dans le reportage que des portions « mur de béton » donne à l’ensemble de l’ouvrage un caractère plus permanent, plus démesuré. (…)

    Le passage de Rafah
    Luc Chartrand reconnaît avoir pris un raccourci, il reconnaît avoir fait une erreur topographique dans son reportage, erreur relevée par plus d’un plaignant. Il a dit :
    « Le passage de Rafah, c’est ici. Une porte de sortie, au Sud, qui donne sur l’Égypte, mais qui est contrôlée par l’armée israélienne. » Or, le passage de Rafah est le seul des cinq points de sortie de la bande de Gaza qui n’est pas contrôlé par Israël. (…)

    Les pèlerins palestiniens
    La Direction de l’information reconnaît qu’une autre erreur dans le reportage de Luc Chartrand n’a pas été corrigée, celle voulant qu’aucun pèlerin palestinien n’ait pu se rendre à La Mecque. (…)
    – C’est après, et non avant le tournage de Luc Chartrand, que les Israéliens ont découvert dans un convoi six tonnes de nitrate de potassium, produit utilisé dans la fabrication d’explosifs. (…)
    – Sur la nature de l’aide humanitaire, Luc Chartrand dit avoir nommé les produits qui passaient quotidiennement, et non exceptionnellement la frontière. C’est ce qu’il a constaté sur le terrain. Il admet avoir omis de parler des médicaments. (…)

    Conclusion
    L’exactitude est au cœur des Normes et pratiques journalistiques de Radio- Canada.
    Les plaintes sont en partie fondées car cinq erreurs se sont glissées dans l’émission Une heure sur Terre du 16 janvier. Elles n’ont pas été relevées, ni corrigées avant la mise en ondes. Deux erreurs sur la longueur du mur de béton encerclant la Cisjordanie, une erreur sur le nom du passage au sud de Gaza contrôlé par les Israéliens, une erreur sur la supposée impossibilité pour les Gazaouis de faire un pèlerinage à La Mecque.
    Dernière erreur : le texte de présentation du groupe de pression Palestiniens et Juifs unis; le texte lu en ondes ne correspond pas à la réalité, étant donné les slogans anti-israéliens utilisés par le PAJU. Ces slogans n’ont pas été répétés en ondes.

    Julie Miville-Dechêne Ombudsman, Services français Société Radio-Canada 2008-02-28

    http://www.radio-canada.ca/apropos/lib/v3.1/pdf/revision_sur_une_heure_sur_terre_du_16_jan08.pdf

  2. Khadir veut que les médecins québécois boycottent les médicaments israéliens, la technologie médicale israélienne ainsi que les techniques chirurgicales israéliennes.

    Il veut qu’on n’exploite aucune des découvertes obtenues par les 5 prix Nobel en sciences obtenus par Israel en ce siècle (3 en Chimie et 2 en Economie vs 0 pour la Chine et 0 pour le Canada (1).

    Une autre question, donc, que Labrecque aurait pu poser: “désirez-vous boycotter les médicaments et les découvertes israéliens”?

    Voici, M. Khadir, le guide du parfait boycotteur d’Israel:

    
http://www.youtube.com/watch?v=saeky9I5T9c

    SVP, faites-moi plaisir: suivez le intégralement!

    (1) On pourrait nommer Boyle pour le Canada et 2 scientifiques pour la Chine, mais ces gens ont fait leurs travaux en dehors du Canada, contrairement aux prix Nobel israéliens, qui ont fait leurs travaux principalement en Israel.

  3. Trop facile de polémiquer…Alors juste un peu !
    “«En Israël, il y a un état d’apartheid. En Chine, on n’en est pas rendu là. On ne parle pas de la même chose», a-t-il dit, sans mentionner que la Chine, pays totalitaire non démocratique, occupe le Tibet par la force et fait des exécutions sommaires.”
    Je ne suis pas de ceux qui comparent Israêl à l’Afrique du Sud d’avant Mandela, encore qu’Israël fut un des rares pays à ne pas condamner l’apartheid, mais qui s’en souvient ? Il est plus facile de se souvenir de la deuxième destruction du Temple, c’est plus récent…
    Je ne comparerais pas non plus Israël à la Chine, car comme vous le faites remarquer, la Chine non démocratique occupe le Tibet par la force, alors qu’Israël occupe et colonise la Cisjordanie avec une douceur qui force l’admiration…Bien des Palestiniens pourraient en témoigner !
    Cordiales salutations

  4. Labrecque était ahurissant de complaisance: “la question n’est pas le principe, mais la méthode”, dit M. Labrecque! En somme, et en blanc sur noir, M. Labrecque avouait qu’il était d’accord avec les principes de M. Khadir, qui sont:

    – Israel pratique l’apartheid.
    -Israel pratique le racisme.
    – Un juif se construisant une maison en Judée pratique la “colonisation” et est un colon au même titre que le Boer en Afrique du Sud ou les Français, Angais, Portugais et Espagnols en Amérique!

    M. Labrecque avait la chance de demander à Khadir: “M. Khadir, un juif se construisant une maison en Judée est-il vraiment un colon? Si Israel était un état d’apartheid, comment se fait-il que le Canada et le Québec ont toutes sortes d’accord avec Israel, incluant un accord de libre-échange? Le Canada imposait des sanctions à l’Afrique du Sud; s’il n’en impose pas à Israel, c’est que, manifestement, Israel ne peut pratiquer l’apartheid, et que vous lancez des mots plus pour leur sonorité que pour leur sens.”

    Non, rien que la complaisance et les clichés radio-canadiens habituels déjà répétés 10 000 fois depuis 43 ans.

  5. Amir Khadir, fait bien de s’attaquer à un pauvre vendeur de souliers canadien-français apolitique en appelant au Boycott de ses souliers Israëliens qui constituent 2% de ses ventes. Car il ne pourrait entreprendre une telle opération en matière informatique.

    La fabrication mondiale de produits technologiques informatiques et sa distribution sont trop complexes pour faire toute la lumière ici. Pas parce que vous n’êtes pas en mesure de comprendre. C’est trop long. Mais votre tout dévoué a acheté des dizaines de milliers de processeurs, mémoire, cartes mère etc partout à travers le monde.

    Le même produit d’Intel Israël, même nom, même marque, même vitesse n’est pas la même chose que celui fabriqué en Malaisie par exemple. C’est connu dans le milieu des très initiés.

    Comment fait-on pour savoir qu’un processeur vient d’Israël? Si vous avez le logo Intel inside sous forme semi métallique vous avez des bonnes chances que ça vient d’Israël.

    Si votre ordi vient de futur shop ou best buy, il est signé en partie Israël. N’allez pas obstruer les portes de future shop. Ce sont les clients qui vont vous tasser. Qui serait assez sot pour vouloir rouler sur de la scrap pour punir Israël?

    Qu’on m’emporte les Ordi d’Amir. On va les ouvrir et on va inspecter. Y’a des codes là-dessus et c’est pas le code barre. Pas tous les revendeurs qui connaissent non plus. Ça m’a pris 2 ans avant de comprendre ce qui se passait.

    Pas à cause que j’achète juste du Made in Israël. Rien à foutre. C’est 20-25% plus cher. J’avais du trouble et j’ai établi la corrélation par moi-même. Mon broker m’a expliqué et m’a confirmé que j’avais raison. Mais shutt!!!!! Faut pas le dire.

    Y’a juste les gros revendeurs et distributeurs qui savent. C’est pas connu.

    Mais une chose est certaine si vous allez vous acheter un clone à votre magasin du coin, exigez du Retail. Comment fait-on pour savoir que votre vendeur vous a assemblé un PC avec du Retail? Demandez les boîtes. Les autres n’arrivent même pas de boîtes. Je suis sérieux. On appelle ça du OEM. Mais j’ai arrête là. Voyez que ça commence à être compliqué.

    Assez compliqué pour foutre la paix à future shop et à best buy et se concentrer sur un vendeur de chaussure canadien Français. Kadir ferait rire de lui en appelant au boycott d’ordinateurs comportant des pièces Israéliennes. Pourquoi? Parce que 80% des gens seraient obligés de jeter leur PC. Chose qu’ils ne feront jamais. Même si vous avez un CPU AMD vous avez du Made in Israël sur votre carte mère (chipset Intel oblige).

    Complot juif Informatique? Ils se développent une mini silicone vallée là-bas. Sont bons la dedans comme les japonais sont bons pour faire des chars.

    Faut pas chercher plus loin. Les juifs sont forts en sciences pures V/Réfé. : Statistiques des prix Nobel juifs au prorata des autres Nobélisés non juifs.

    0.02% de la population qui rafle 30% des prix (sous toutes réserves).

    Enfin, peut-être qu’Amir aime les chaussures plus que l’informatique. C’est son droit. Il en a déjà garoché. Mais c’est pas lui qui va faire mal à Israël. Même pas au petit commerçant de chaussures apolitique. Avez-vous vu le million de dollars de pub que ce gars là a reçu gratuitement. Tout le monde connaît la boutique Le Marcheur au québec. C’est symbolique son affaire. S’il croit vraiment faire mal au monsieur et à Israël c’est un naïf. Ce qui pourrait expliquer pourquoi 50% des gens l’aiment. Hypothèse.

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