La guerre juridique des ONG “droitsdel’hommistes” ne cible pas qu’Israël

Certains, comme l’Espagne et le Royaume-Uni, sont si préoccupés qu’ils ont amendé leur législation afin de prévenir toute manipulation future de la part d’ONG. Mais en ce qui concerne Israël, et compte tenu de la puissance disproportionnée détenue par les régimes arabes et islamiques au sein des institutions internationales, il semble que la CIJ et la CPI seront de plus en plus exploitées comme des instruments pour attaquer la légitimité de l’État et que les ONG continueront à jouer un rôle central dans ces campagnes.

par Anne Herzberg, conseillère légale de NGO Monitor, un institut de recherche à Jérusalem

Article publié sous le titre “Israel vs. the International Criminal Court” dans Jewish Ideas Daily, 29 novembre 2010.
Adaptation française par David Ouellette

Depuis plus de six décennies, Israël est soumis à la violence, à la guerre et à une campagne terroriste acharnée ciblant délibérément des civils. Aujourd’hui, ces attaques sont menées par des Etats, dont l’Iran et la Syrie, et des organisations terroristes comme le Hamas, le Djihad islamique, le Hezbollah, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa du Fatah, le FPLP, et même Al-Qaïda.

Mais ce n’est pas tout. Cette guerre de « puissance dure » est renforcée par une guerre correspondante de « puissance douce » visant à délégitimer et à diaboliser l’Etat juif. Cette dernière campagne est dirigée par des organisations non gouvernementales (ONG) qui emploient la rhétorique du droit international et des droits de l’homme. Leurs efforts sont financés par l’Union européenne, les gouvernements européens, George Soros, la Fondation Ford, et d’autres.

La stratégie d’exploitation des procédures juridiques pour attaquer la légitimité d’Israël a été élaborée à la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme de 2001 à Durban, en Afrique du Sud, dont la déclaration finale a appelé à la création d’un «tribunal de crimes de guerre » contre Israël. Depuis lors, les ONG ont intenté des poursuites dans toute l’Europe et l’Amérique du Nord pour faire arrêter et emprisonner des responsables israéliens à titre de «criminels de guerre ». Ces ONG ont aussi été fortement impliquées dans l’avis consultatif unilatéral émis par la Cour internationale de Justice (CIJ) en 2004, déclarant « illégale » la barrière de sécurité d’Israël.

L’objectif principal dans tous ces cas est de chambarder les relations diplomatiques d’Israël et de criminaliser toutes les méthodes appliquées par celui-ci pour protéger ses citoyens d’agressions.

Le dernier champ de bataille de cette guerre politique est la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas, établie à la fin des années 1990 en tant que juridiction de dernier recours pour punir les cas les plus graves de génocide et de torture. Israël a été un solide partisan de la CPI jusqu’à ce que les régimes arabes et islamiques la cooptent et réussissent à changer les statuts de la Cour de manière à éliminer le terrorisme de ses compétences et, en même temps, à définir les activités de colonisation israélienne comme un crime international. Israël s’est par la suite retiré en tant que partie à la Cour, mais la Ligue arabe et des ONG de premier plan comme Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont continué à bombarder le tribunal d’allégations de «crimes de guerre » israéliens et ont fait pression sur les fonctionnaires de la CPI pour qu’ils arrêtent des Israéliens.

Pour soutenir ces efforts, l’Autorité palestinienne a déposé une déclaration pour devenir elle aussi une partie à la Cour afin que les Israéliens puissent être poursuivis pour des crimes commis en «Palestine». Au lieu de rejeter sommairement la demande tel que les règles de la CCI le prévoient puisqu’il n’y a pas d’Etat de la Palestine, le procureur de la CPI a choisi de mener une campagne publique très inhabituelle pour le compte de l’Autorité palestinienne. HRW, Amnesty et plusieurs autres ONG ont à leur tour fortement soutenu cette campagne.

Quoi qu’il advienne de cette initiative, reste que l’assaut juridique contre le droit d’Israël à la légitime défense se poursuit sans relâche. Et Israël n’est pas le seul pays en danger; tous les gouvernements occidentaux risquent de voir leur lutte contre le terrorisme soumise à la sanction légale. Certains, comme l’Espagne et le Royaume-Uni, sont si préoccupés qu’ils ont amendé leur législation afin de prévenir toute manipulation future de la part d’ONG. Mais en ce qui concerne Israël, et compte tenu de la puissance disproportionnée détenue par les régimes arabes et islamiques au sein des institutions internationales, il semble que la CIJ et la CPI seront de plus en plus exploitées comme des instruments pour attaquer la légitimité de l’État et que les ONG continueront à jouer un rôle central dans ces campagnes.

Les donateurs gouvernementaux et institutionnels prendront-ils des mesures pour veiller à ce que leur financement d’ONG soit utilisé pour renforcer la paix plutôt que couver  l’hostilité et la guerre? C’est une question à laquelle, on l’espère, des citoyens informés trouveront urgent de demander une réponse.



Categories: Antioccidentalisme, Antisionisme, Diplomatie, ONG

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