Série: La dernière doctrine soviétique honorable

Près de vingt ans après l’effondrement de l’Union Soviétique, les diverses idéologies et doctrines qui ont présidé à sa destinée marquée au fer de la terreur sont aujourd’hui toutes largement discréditées en Occident.

Toutes? Non, car l’antisionisme occidental contemporain repose toujours solidement sur des bases marxistes-léninistes et soviétiques.

On l’oublie, mais en tant que doctrine politique opposée à l’autodétermination politique du peuple juif sur sa terre ancestrale, voire même à la reconnaissance des Juifs en tant que peuple, l’antisionisme occidental contemporain plonge ses racines dans la théorie marxiste-léniniste et le stalinisme .

Le marxisme-léninisme conspuait le mouvement de libération nationale du peuple juif comme une idéologie bourgeoise et impérialiste qui rivalisait avec le socialisme au sein des masses ouvrières juives d’Europe. Le stalinisme mâtinera le dénigrement socialiste du sionisme avec l’antisémitisme russe classique, notamment la tristement célèbre fabrication tsariste antisémite, les Protocoles des sages de Sion.

Alors que de grands syndicats québécois engagés depuis près de 40 ans dans une virulente campagne de délégitimation d’Israël nient avec véhémence que leur antisionisme soit le moindrement teinté d’antisémitisme, un retour aux sources du militantisme anti-israélien syndical s’avère fort utile pour évaluer à leur juste valeur les dénégations syndicales.

Première partie: L’antisionisme ou la doctrine d’État antisémite de l’Union Soviétique

Deuxième partie: Les centrales syndicales québécoises et l’Union Soviétique

Troisième partieDes syndicalistes québécois déclarent la guerre au sionisme

Quatrième partie: Les syndicats amalgament antiracisme  et antisionisme (à venir)

Cinquième partie: La campagne BDS ou la continuité de l’antisionisme soviétique (à venir)


On November 10, 1975, the United Nations General Assembly passed Resolution 3379, defining Zionism as a form of racism. I was convinced that this charge, lifted straight from the Communist playbook of the 1930s, would greatly advance the Arab war against Israel. By transposing their rhetoric from “We will crush the Jewish State” to “The imperialist Jews are despoiling us,” Arab rulers had forged an anti-liberal alliance among despotisms, autocracies, and dictatorial regimes across the political spectrum. European anti-Semitism in the 1870s had cast the Jews, the beneficiaries of liberal democracy, as its conspiratorial exploiters, so that destroying them became a necessary defense against their alleged domination. By adding the trendy indictment of “racism” to the toxicology of anti-Jewishness, Arabs and Muslims would henceforth rally to their cause Marxists who picked up Stalin’s charge of Zionist-imperialism, internationalists who insisted that Jews should transcend their particularism, and rightists who could now turn the Holocaust indictment of racism against its victims. Talk about a big tent.

- Ruth Wisse, professeure de littérature comparée, Harvard University (2011)

1 reply

Trackbacks

  1. Une nouvelle campagne syndicale anti-israélienne à Trois-Rivières « Le blog de David Ouellette

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: