L’évangile palestinien selon Radio-Canada

Chaque année, de nombreux médias prêchent à l’occasion de Noël  l’ “évangile palestinien”. Si vous ne connaissez pas cet évangile, rassurez-vous, votre connaissance du canon biblique n’est pas lacunaire. Il s’agit d’une offensive propagandiste menée bon an mal an par l’Autorité palestinienne. Cette année, Radio-Canada n’a pas manqué de prêcher la bonne parole. Avant de décortiquer le reportage  de la correspondante de Radio-Canada au Moyen-Orient, Ginette Lamarche, diffusé le 23 décembre dernier, une exégèse de l’évangile palestinien s’impose.

L’évangile palestinien illustré

Son récit est le suivant: Les Palestiniens sont les descendants du Christ, le “peuple du Messie”,  son supplice est leur “martyr”, ses  bourreaux, les leurs, les Israéliens faisant figure de Romains contemporains, voire de “peuple déicide” de la tradition anti-judaïque chrétienne, aujourd’hui répudiée par nombre d’églises chrétiennes, dont le Vatican.

Ce révisionnisme palestinien, doublé de l’instrumentalisation grossière des sensibilités chrétiennes, repose sur une supercherie d’ordre sémantique et anachronique. D’abord, parce que les Arabes ne sont arrivés en Judée que six siècles après la mort du Christ et que Jésus et ses contemporains jamais ne connurent de contrée nommée “Palestine”. Ce nom, attribué par les Romains au Royaume juif de Judée qu’ils abolirent un siècle après la mort du Christ pour punir les Juifs de leurs révoltes, fait référence aux Philistins, un peuple d’origine égéenne qui a habité la côte méditerranéenne au sud de Tel Aviv entre les 8e et 5e siècles avant J.-C. L’objectif des Romains, comme celui de l’ “évangile palestinien” aujourd’hui, était d’oblitérer le lien entre les Juifs et la Judée.

Cette année, le premier ministre palestinien Salam Fayyad a déclaré lors des célébrations à Bethléem que Noël est l’occasion de “célébrer l’identité palestinienne de Jésus“. Fayyad prenait ainsi le relais de Yasser Arafat qui se plaisait à affirmer que Jésus était le “premier chahid  [martyr musulmanpalestinien” et que la lutte palestinienne en était une de défense des lieux saints chrétiens contre les assauts des Juifs: “Allah, donne-nous de mourir en martyrs en défendant les lieux saints chrétiens et musulmans qui sont sacrés pour Toi” (Courrier international, 4 avril 2002).

En 1997, le directeur général du ministère palestinien de l’Information Hassan al-Kashef codifiait l’évangile palestinien en assimilant sans détours le conflit israélo-palestinien à la persécution du Christ: “Nous savons que Jésus a été la victime de l’extrémisme talmudique, qui brandit aujourd’hui un drapeau national, porte l’armure d’une armée nationale et utilise le terrorisme d’État par le moyen de colons armés et d’une armée” (Al-Hayat al-Jadida, 7 juillet 1997, tr. fr. dans L’Arche, septembre 2001).

Les médias palestiniens officiels de l’Autorité palestinienne ressassent systématiquement et sans relâche l’assimilation du Christ au mouvement national palestinien: Jésus fut “le premier Palestinien tué par les Juifs“, le pape “assumera sa responsabilité politique et religieuse envers le peuple de la Terre Sainte, le peuple arabe palestinien, le peuple du Messie” ( Al-Hayat Al-Jadida, 9 mai 2009), “la souffrance du premier Palestinien, le messie, commença à la dernière Cène” (Al-Hayat Al-Jadida, April 30, 2008), “nous nous souvenons toujours que Jésus fut le premier Palestinien qui fut torturé sur cette terre” (Télévision de l’Autorité palestinienne, 24 décembre, 2009), “la chrétienté est née dans nos pays arabes et le Messie est un Syrien palestinien né à Nazareth (sic)” (Al-Hayat Al-Jadida, 28 octobre 2006). Des artistes palestiniens véhiculent aussi la victimisation christique des Palestiniens en représentant, par exemple, l’arrestation de Jésus à Jérusalem par des soldats israéliens. Et les dignitaires musulmans ne sont pas en reste. Le Mufti de l’Autorité palestinienne prétend, par exemple, que Jésus et Marie “étaient des Palestiniens par excellence”  (Télévision de l’Autorité palestinienne, 12 mai 2009). Ironiquement, ce sont surtout des Palestiniens musulmans qui cultivent le mensonge grotesque d’un Christ palestinien, les chrétiens palestiniens n’ayant pas l’audace de se proclamer “peuple du Messie”. Pour d’autres exemples d’ “évangélisation” palestinienne, voir ce dossier de Palestinian Media Watch.

Radio-Canada récite l’ évangile palestinien

Les chants du muezzin se mélangent aux airs chrétiens sur la Place de la Basilique de la Nativité de Bethléem. Ici on est fier de dire que chrétiens et musulmans vivent en harmonie“, affirmait Ginette Lamarche le 23 décembre sur fond musical de Douce nuit, sainte nuit en guise d’introduction à son reportage sur l’exode des Palestiniens chrétiens du lieu de naissance du Christ. Si le monde arabo-musulman se vide de sa population chrétienne devant la montée de l’intolérance, de la persécution et de la violence islamistes envers les minorités religieuses, à en croire Radio-Canada, à Bethléem, musulmans et chrétiens vivraient miraculeusement en harmonie.

La seule ombre à ce tableau idyllique serait la persécution israélienne qui pousserait à l’exode les chrétiens de Bethléem. “Le mur, les colonies qui encerclent Bethléem poussent les chrétiens palestiniens à fuir la ville où Jésus est né“, prétend Radio-Canada. Jésus était “palestinien”, nous dit le gérant d’une agence de tourisme. Puis, en guise de conclusion, une Mennonite canadienne assimile Jésus et Noël à l’ “oppression” et à la “libération” du peuple palestinien: “Noël ici est semblable au premier Noël. Jésus a vécu sous l’occupation, sous la brutalité de Rome. Ici, les Palestiniens vivent la même chose. Oui, on est heureux parce que c’est Noël, oui, nous attendons la libération du peuple palestinien“.

Contrairement à sa collègue de La Presse Janie Gosselin, Ginette Lamarche ne trouvera pas de pèlerins chrétiens qui rejettent l’instrumentalisation de Noël au service du nationalisme palestinien et n’expliquera pas que c’est l’Autorité palestinienne qui a incité les pèlerins à assimiler Jésus aux Arabes palestiniens en placardant Bethléem d’affiches les invitant à prier pour la “la liberté de la Palestine“. En l’espace de huit minutes, Radio-Canada transmet servilement l’évangile palestinien et la victimisation christique des Palestiniens aux mains des Israéliens.

Une communauté migrante depuis le 19e siècle

Il reste, dira-t-on, que Bethléem se vide de ses habitant chrétiens. Vrai. Sauf que même des experts de la question comme le sociologue palestinien Bernard Sabella de l’Université de Bethléem n’attribuent pas l’exode chrétien qu’à une seule cause. Selon Sabella, les chrétiens palestiniens forment historiquement une “communauté migrante“: “L’émigration n’est pas un nouveau phénomène pour les chrétiens et il existe une tradition relativement ancienne d’émigration, en particulier vers des pays ‘chrétiens’ éloignés“, note-t-il.

En effet, fuyant le déclin économique de l’empire ottoman au 19e siècle et au début du 20e siècle et la conscription dans l’armée ottomane pendant la Première Guerre mondiale, des milliers de chrétiens ont émigré  de Bethléem en Amérique Latine, où l’on retrouve les plus grandes communautés chrétiennes d’origine palestinienne. Juste au Chili, la communauté palestinienne compte plus  de 350 000 individus majoritairement descendants d’immigrants de la région de Bethléem.

Marginalisation, spoliation et islamisation

Les chrétiens de Bethléem ont longtemps cherché à conserver leur ville comme une enclave chrétienne en se coupant des villages musulmans et bédouins voisins. En 1976, par exemple, le maire du faubourg chrétien de Beit Jala, Farah al-Araj, redessina les limites de la bourgade pour en exclure le quartier de Doha peuplé de musulmans. Du jour au lendemain, Al-Araj coupa l’accès de Doha à l’électricité et à l’aqueduc de Beit Jala (Joshua Hammer: A Season in Bethlehem, Free Press, 2003).

Or, le transfert de Bethléem à l’administration de l’Autorité palestinienne en 1995 et la seconde intifada (2000-2005) ont fait basculer la démographie de Bethléem vers une majorité musulmane et exacerbé les tensions entre musulmans et chrétiens.

Lorsqu’en 1995 Bethléem passe sous contrôle de l’Autorité Palestinienne, des musulmans du Fatah commencèrent à acheter des terres publiques à Beit Jala. Pour protester contre ses ventes illégales, les neuf membres chrétiens du conseil municipal démissionnèrent. Des citoyens écrivirent même une lettre à l’Ambassade américaine accusant l’Autorité palestinienne de vouloir chasser la population chrétienne de Beit Jala: “Dans dix ans“, avertissaient-ils, “nous craignons qu’il ne reste plus que quelques chrétiens à Beit Jala” (Ibidem). Après le transfert, l’Autorité palestinienne a intégré des villages musulmans (env. 30 000 musulmans) et des tribus bédouines à Bethléem réduisant dramatiquement le poids démographique des chrétiens. L’enclave chrétienne n’était plus.

En 1995, Libération publiait un reportage sur les réactions sceptiques des chrétiens de Bethléem à l’occasion du transfert de la ville à l’Autorité palestinienne. “Le père Yacoub Abdel Nour dénonce une pression sociale musulmane qui pousse les chrétiens dehors et s’inquiète de la montée des islamistes du Hamas“, rapportait le quotidien français (“Les chrétiens ont pris le chemin de l’exil”, Libération, 25 décembre 1995). Dix ans plus tard, le Hamas et ses alliés dominaient le conseil municipal de Bethléem.

Signe de l’aliénation croissante entre Palestiniens chrétiens et musulmans, lorsque les milices terroristes du Fatah investirent Beit Jala pour tirer de ses hauteurs sur les quartiers sud de Jérusalem au début de la seconde intifada, la cellule locale du Front populaire de libération de la Palestine (groupe terroriste dominé par les Chrétiens) refusa de se joindre à leurs attaques dénoncées par la communauté chrétienne. Des chrétiens de Beit Jala manifestèrent contre les milices du Fatah et furent battus par celles-ci. S’ensuivit une vague de vandalisme anti-chrétien, notamment dans le cimetière grec orthodoxe de la ville, où des douzaines de croix furent détruites (Joshua Hammer: A Season in Bethlehem, Free Press, 2003).

En fait, depuis que Bethléem est gouvernée par l’Autorité palestinienne, les chrétiens sont passés de 60% à environ 20% de la population, un phénomène observable dans d’autres villes palestiniennes comme Ramallah où ils ne seraient plus que 25%. Depuis, les chrétiens se plaignent d’extorsion de fonds, de dépossession de leurs biens immobiliers, d’intimidation et de violence de la part de certains de leurs nouveaux voisins musulmans.

En 2007, le New York Times citait des habitants de Bethléem qui affirmaient que des membres du Fatah avaient commencé à voler leurs propriétés dès l’établissement de l’Autorité palestinienne en 1994. Un activiste chrétien de Bethléem, Samir Qumsiyeh, affirmait que malgré ses demandes d’intervention répétées auprès de Yassir Arafat et de Mahmoud Abbas, les spoliations continuaient. Trois ans plus tard, Qumsiyeh déclarait à l’Australian Broadcasting Corporation qu’il envisageait quitter Bethléem: “Ce n’est pas facile pour moi de prendre une telle décision, mais je crois parfois que je suis poussé dans cette direction“. Un commerçant chrétien de Bethléem a corroboré l’analyse de Qumsiyeh au  journaliste israélo-arabe Khaled Abu Toameh: “Les gens d’enfuient parce que le gouvernement palestinien ne fait rien pour les protéger, eux et leur propriété, contre des voyous musulmans. Bien sûr, ce ne sont pas tous les musulmans qui sont responsables, mais il y a une perception généralisée que les chrétiens sont devenues des proies faciles“.

En outre, de nombreux incidents anti-chrétiens dénotent une poussée islamiste en Cisjordanie. Par exemple, en 2005 des centaines de musulmans du village Deir Jarir attaquèrent le village chrétien voisin de Taibeh en raison d’une relation amoureuse entre une musulmane et un chrétien des villages respectifs. Dans la foulée des remarques controversées du pape sur Mahomet, à Ratisbonne en 2006, six églises furent incendiées en Cisjordanie. La même année, le YMCA de Qalqiliya était incendié, accusé à tort de prosélytisme chrétien par les dignitaires musulmans de la ville cisjordanienne alors contrôlée par le Hamas.

En 2006, le Daily Mail rapportait plusieurs cas de violence sectaire à l’endroit des chrétiens de Bethléem. Un chauffeur de taxi racontait avoir été battu par une bande de musulmans de Hebron en visite à Bethléem après avoir aperçu le crucifix pendu à son rétroviseur. “Je vis la discrimination tous les jours“, raconte-t-il, “c’est une sorte de racisme. Nous sommes une minorité, donc une cible facile. Plusieurs extrémistes des villages viennent à Bethléem. Jeriez Moussa Amaro racontait qu’en 2001 ses deux soeurs furent assassinées par des hommes armés musulmans. Leur crime, explique le Daily Mail, est que les deux soeurs étaient de jeunes belles femmes chrétiennes vêtues à l’occidentale. Revendiquant leur assassinat, les Brigades des martyrs d’al-Aqsa (Fatah) émirent la déclaration suivante: “Nous voulions purger la maison palestinienne des prostituées“. Leur frère décrit la position d’extrême faiblesse des chrétiens palestiniens en ces termes: “Un homme chrétien est faible comparé à un homme musulman. Ils ont des familles plus grandes et plus puissantes et connaissent des gens haut placés de l’Autorité palestinienne“.

En décembre 2010, Libération rapportait  qu’au-delà des frustrations liées au conflit israélo-palestiniens, “les tensions avec la majorité musulmane, dont une partie s’est radicalisée ces dernières années, constituent un autre facteur, avoué seulement à demi-mot, du départ des Palestiniens chrétiens“. Deux ans plus tôt, Libération citait également l’islamisme au nombre des facteurs poussant le chrétiens à l’exode. Bernard Sabella, le professeur de sociologie à l’université de Bethléem cité plus haut, y affirmait “Nous étions habitués à vivre avec les musulmans dans une société civile ouverte, démocratique et pluraliste. Mais la montée de l’islam politique n’incite pas les chrétiens de Palestine à rester”. Ce à quoi ajoutait une mère de famille chrétienne face à l’islamisation de la ville: “J’ai peur que mes filles se fassent harceler lorsqu’elles marchent seules dans la rue. Cela commence à devenir irrespirable ici !».

Certes, le conflit israélo-arabe et la clôture de sécurité anti-terroriste ont contribué à l’exode chrétien de Bethléem. Toutefois, l’émigration chrétienne a commencé longtemps avant le déclenchement du conflit israélo-arabe , s’est accentuée avec la prise de contrôle des villes palestiniennes par Arafat et se poursuit dans une réalité plus vaste que le conflit, à savoir la montée de l’islamisme dans toute la région, y compris en Cisjordanie. Une réalité sans doute moins politiquement correcte que la mise au pilori d’Israël et le risible évangile palestinien débité par Radio-Canada.



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25 replies

  1. Encore Radio Canada , Rene cormier fait un reportagE sUR iSrael..
    Bravo encore radio canada , vous parler d’un probleme Israeleien avec un journaliste Palestinien….wow…il faut vraiament avoir parti pris a faire cela…
    Il y’en a des journaliste Israelien qui connait ce qui arrive et qui peuvent vous dire la verite sur israel et la partie des ultra orthodoxe.. ….mais non radio palestine prefere ces journaliste avec parti pris anti-sioniste ..

  2. Wow..comme d;habituse ce cntinue Ginette Lamarche continue de trouver n’importe quelle nouvelle pour diaboliser Israel…Elle n’a jamais critique les palesinien contre les roquette, contre l’education de la Haine dans les ecoles palestinien., Aucune entreevue avec Guilad Shalit, Aucun rapport sur l’egorgement de toute une famille Israeleine…Main un budget ,en Israel elle doit le dire…Est ce qu;elle connait le Budget d’armement en iran…Mais non seulement en israel il faiut le menetionner…N’importe quoi…
    Mme Lamarche , il est temps que vous quittez isRael car vous ne connaissez pas ce que c’est d’etre juste et [partial

  3. Je n’en peut plus…Tous les reportage de Ginette Lamarche sont biaisés, sont propalestiniens ….
    Elle n’a jamais fait un reportage sur Israel…Elle Critique tout sur Israel et aucune critique du Hamas et elle continue s’en cesse de nous lancer des mensonges….

  4. spritzer:
    lol, vous me traiter pratiquement de paresseuse, d’extrémiste, cela me ferait rire si ce n’était pas aussi tragique…

    Norman Finkelstein, est un type qui loue presque ahmadinejad, un type qui nie tout rapport au peuple Juif sur sa patrie ancestrale, et vous voulez nous faire croire que vos propos sont sérieux ? Quant à Shonsky c’est de la même vaine.

    Les arabes depuis 1500 ans ? Allons, spritzer, arrêtez de grâce de lire du Norman Finkelstein ou du Schlomo Sand, ça ne vous fait pas de bien du tout.

    Les journaux d’époques atestent tout ce que je viens de dire. Même eux, les arabes, avant 1964, ce nommait arabe de Syrie entre autre. La vidéo montre des extraits d’ailleurs, faites par eux-même.

    Ce n’est pas pour rien que lorsque la Jordanie (pays récent dans cette région du monde), occupait Judée-Samarie, et Jérusalem-EST et l’Egypte Gaza, “les palestiniens” n’ont jamais demander de fondé leur État. Pire, aucune résolution à l’o.n.u ne fut fait en ce sens, c’est seulement lorsqu’Israel conquie ces territoires, que là, tout d’un coup la fibre patriotique apparaît.

    Personne ne peut nier qu’il n’a jamais eu d’État palestinien ni hier ni via 1000 an. Par contre, on peut prouver qu’il y a eu 3 royaumes Juifs sur plus de 3000 ans !

    Ça ne veut pas dire qu’il n’y avait aucune personne de confession musulmane sur cette parcelle de terre, mais ils étaient pratiquement nomades et des bédouins. Mais ils ont jamais manifestés le désir d’y fondé un État. Ils ont jamais manifestés un intérêt pour Jérusalem, avant que les juifs la reprennent en entier. Bizarre, quand même.

    Cela n’a rien à voir avec la question d’être pour ou contre un État palestinien, c’est seulement de dire la vérité qu’un État palestinien n’a jamais existé, et que ces territoires ne peuvent pas leur avoir été volés.
    Alors arrêtez de me faire dire ce que je n’ai pas écris, ou de tenter d’interprêter ce que j’ai, écris.

  5. Hanaël aime l’histoire, la vraie dit-elle, mais ne peut pas s’empêcher d’avoir recours continuellement au mensonge que constitue l’affirmation que les arabes de Palestine sont des immigrants récents. Certains diront qu’elle est mal informée, d’autres qu’elle est paresseuse dans sa recherche des faits, ce qui est sans doute vrai. Une chose est sûre, l’emploi récurrent de ce faux argument indique bien à quelle adresse loge son utilisateur.

    Imaginez l’aubaine pour Israël si ce tissu de mensonges était la vérité! Étonnamment, aucun gouvernement israélien n’a jamais rapporté cette version de l’histoire. Ou bien les arabes occupent la Palestine depuis 1500 ans, ou bien leur présence là-bas ne date que d’une centaine d’années, ce qui ferait toute une différence! Mais Hanaël ne s’étonne pas que SA version ne soit partagée que par des illuminés et des extrémistes. Aucun officiel israélien n’a jamais endossé cette “grande révélation”.

    Le livre In Time Immemorial de Joan Peters, sorti en 1984, est à l’origine de ce canard persistent chez une frange des défenseurs d’Israël. Le livre a connu un grand succès aux États-Unis, jusqu’à ce qu’un certain Norman Finkelstein s’y attaque et démontre le canular qu’il était.

    “Actually, the Israeli reviews in general were extremely critical: the reaction of the Israeli press was that they hoped the book would not be widely read, because ultimately it would be harmful to the Jews—sooner or later it would get exposed, and then it would just look like a fraud and a hoax, and it would reflect badly on Israel. They underestimated the American intellectual community, I should say.

    Anyhow, by that point the American intellectual community realized that the Peters book was an embarrassment, and it sort of disappeared—nobody talks about it anymore. I mean, you still find it at newsstands in the airport and so on, but the best and the brightest know that they are not supposed to talk about it anymore: because it was exposed and they were exposed.”
    http://www.chomsky.info/books/power01.htm

  6. spritzer:

    Si les Juifs de Judée sont “des colons”, alors “les arabes palestiniens” en sont encore plus, car leur présence est récente dans la région, lorsque les Juifs revenèrent dans leur patrie, les arabes de Syrie, d’Égypte, Irak venaient en grand nombre pour trouver du travail, et également parce que les conditions de vie y étaient nettement meilleures que dans leurs pays respectifs.

    Comme le fait remarquer un rapport de l’UNRWA : après 1931, les emplois et, d’une façon générale, le développement de l’industrie plus rapide en Palestine, que dans les pays arabes voisins, ont attiré de nombreux ressortissants de ces pays, bien souvent sans que les autorités britanniques aient enregistré leur entrée sur le territoire. C’est ainsi qu’en 1922, la population de la Palestine sous mandat britannique qui était de 752 048 personnes, passe au 31
    décembre 1943 à : 502 912 Juifs, 131 281 Chrétiens et 394 522 Arabes, pour une population totale de 1 676 571 personnes.

    Il faut noter que : les britanniques limitèrent l’immigration juive, (par un livre blanc),mais donnait tous les droits aux arabes d’immigrer en masse.

    L’augmentation de la population juive en Palestine est loin d’avoir entraîné un appauvrissement du pays. Elle y apporta une richesse et une augmentation
    de l’emploi telles que les Arabes des pays voisins y sont venus travailler et s’y fixer.

    C’est seulement après 1922 que les Arabes commencèrent à affluer de Syrie, d’Irak, du Liban, de Transjordanie et d’Égypte. On trouve encore aujourd’hui, sur la rive Ouest, la preuve de ces immigrations. Ainsi deux des familles les plus importantes de la région sont les clans Djaabari et Masri. Or le nom de Djaabari est le nom d’un village d’Irak, et Masri est le nom arabe d’Égypte.  

    C’est ce que tenait à souligner, dans une déclaration à la BBC le 23 mai 1939, Lloyd George : « l’immigration juive a élevé le niveau de vie des Arabes
    en Palestine. Leurs salaires ont triplés. Leur hygiène s’est améliorée grâce aux institutions médicales et aux aménagements sanitaires réalisés par les Juifs ».
    En de nombreuses régions, l’eau est abondamment fournie pour l’irrigation, l’énergie électrique et les besoins domestiques. La malaria disparaît grâce à l’assèchement des marais. Grâce à l’exemple juif également, les méthodes primitives de culture se transforment petit à petit.

    Winston Churchill observa en 1939 : “Ainsi, loin d’y être persécutés, les Arabes sont arrivés en masse dans ce pays, s’y sont multipliés sans aucune oposition juive. Aucun Arabe n’est exproprié de sa terre contre son gré.

    Dans les années 60 du 19ème siècle la majorité à Jérusalem était juive, c’est bien avant la présence de l’empire britannique.

    Il n’y a jamais eu d’État palestinien indépendant conquis et occupé par un pays tiers.

    Par conséquant,les Palestiniens n’ont jamais eu la souveraineté sur ces territoires, ceux-ci ne peut donc leur avoir été volés.

    La résolution 181 de 1947 a bien pris
    soin de diviser la Palestine occidentale en 1 territoire où les Juifs sont majoritaires, et un autre où les Arabes sont majoritaires. Cela devrait paraître fort
    juste et raisonnable. La loi de la majorité : qui peut être contre ? Normalement personne, sauf les spritzers qui désir bien plus qu’Israel n’existe pas qu’il y est en fait un État palestinien !

    (1) Les Palestiniens se nommaient eux-mêmes « arabes » jusqu’en 1932 ; c’étaient les Juifs qui se nommaient et étaient alors nommés « Palestiniens », à
    l’époque !

    (2) Il n’est fait nulle mention de « Cisjordanie » dans la résolution 181 de 1947, mais de Judée, de Samarie, et de Galilée.

    Moi, j’aime l’Histoire, la vrai, et non celle qu’on se monte dans la tête et qu’on aime bien se racconter les soirs d’hiver pour plaire à la galerie.

    Dis-moi, tu n’étais pas supposer revenir ici étant donné qu’on était à tes yeux des gens immondes et extrémistes ?

    L’Angleterre peut mobiliser toute sa puissance militaire pour défendre les îles Malouines, ce rocher aride au large de l’Argentine. La France peut se prévaloir de ses droits « ancestraux » pour maintenir son emprise sur la Nouvelle Calédonie et imposer sa loi aux Canaques. La Turquie peut bombarder les Curdes en Irak un pays étranger, en tuant civils et enfants. , Mais Israël n’aurait pas le droit de construire des maisons pour abriter les enfants des pionniers juifs de Judée Samarie.
    L’imam d’El Aksa, la mosquée construite sur Le Mont du Temple, peut tenir des prêches appelant au meurtre des Juifs et des citoyens américains.
    Assad peut continuer son paisible massacre des autres tribus syriennes. Les chiites et les sunnites peuvent s’entrégorger en Irak. Les bombes peuvent faire
    couler le sang sur les marchés d’Afghanistan. La Lybie peut proclamer la charia dans sa constitution « démocratique ». L’autorité palestinienne peut glorifier des tueurs d’innocents. Il peut même nommer ceux-ci à des rang clef tel qu’il a fait il y a à peine une dizaines de jours. L’ONU et les dirigeants européens du Conseil de Sécurité n’ont les yeux tournés que vers le peuple juif et la construction de quelques demeures sur la Terre d’Israël !

    Cinq millions de morts au Congo en dix ans, cinq cent mille morts au Darfour en cinq ans, des centaines de milliers de personnes déplacées, ça n’intéresse personne. Une guerre sans nom au nord de Ceylan entre cinghalais et tamouls, mais qui s’en soucie ?

    Un peuple sous la botte chinoise, mais les tibétains ne sont pas le grand marché du monde. Ces faits n’intéressent donc pas nos commentateurs avisés ? Un algérien égorgé par un jihadiste du GIA a-t-il moins d’intérêt qu’un palestinien tué par un soldat israélien ? Les massacres arabo-arabes seraient ils plus acceptables que la guerre faite par Israël ?

    D’autres drames au Darfour, au Kivu, en Gambie, en Côte d’Ivoire, en Kabylie, au Somali- Land, au Sri Lanka, au Kurdistan, en Afghanistan et en pays touareg (Niger, Mali, Lybie, Algérie)… sont largement minorés et ne suscitent pas de mouvements de foule.

    Quelle est cette danse de Saint Gui qui agite les spritzers dès que c’est Israël qui est en cause et qui croit progressiste d’aller défiler sous les drapeaux du Hamas et du Hezbollah ?
    Il y a autre chose que la critique ou la condamnation d’une politique quand il s’agit d’Israël. Non la fièvre qui s’empare des commentateurs nous dit autre chose, bien plus grave, bien plus profonde. Israël dérange.

  7. Bonsoir M. Ouellette, merci, j’ai pris connaissance de la rectification de M. Leger, que j’ai transmise au blogue de DREUZ.info.

    J’espère qu’ils rectifieront le tout, car il faut être assez humble que lorsqu’on n’a été trop vite aux conclusions d’admettre notre erreur, afin de rester crédible.

  8. Pour ce qui est des médias, il est difficile de parler de la Palestine sans mécontenter les sionistes étant donné ce qui s’y passe. Et encore, on ne lit jamais rien sur les exactions quotidiennes des colons à l’encontre des natifs.

  9. Bonjour M. Ouellette, c’est vrai. Et comme vous le mentionnez, autant ici qu’en Europe, les médias ont une grande part de responsabilité dans tout ça. Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur. J’ai mis entre guilmet, ce que Patrick avait écrit. Il est vrai qu’il rectifie le tir, en disant que la firme n’a pas remplacée Israel, mais il trouve quand même l’annalise douteuse. Et, je trouve cela quand même inexact de parler d’un pays qui n’existe pas encore. Mais d’un autre côté, c’est vrai qu’il y a d’autres pays qui ne sont pas cités dans l’étude, et à ce compte là faudrait pas en faire tout un plat. Mais l’article que j’ai trouvé mentionnait bien ceci: une firme canadienne efface Israel…
    Sur: dreuz.info.

    Bref, concentrons-nous sur la désinformation et sur le réseau V et l’infame gendron, chez qui là aucun doute est possible.

    Mais, je tenais tout de même vous faire part de cet article, étant doné qu’elle venait du Canada, et qu’il semble reprise par plusieurs blogues.

    Bonne journée, Hanael.

  10. Shalom M. Ouellette: euh… oui, mais je trouve votre réponse simplice et un peu courte. Bref, j’étais pour vous écrire, mais je vais laisser la réponse de
    M. Grumberg, ici car je la trouve bien faites.

    « L’explication de votre correspondant est intéressante mais elle s’arrête un peu court : l’analyse invente et parle d’un état qui n’existe pas, la Palestine,
    et oublie un état qui existe, Israël. Si c’est la dialectique de Radio Canada, je dois dire que nos médias français n’ont pas encore osé.

    J’ai bien noté que Mr Ouellette, que je salue, apporte une précision à mon tire : le sale type Léger n’a en effet pas « remplacé » Israël par la « Palestine » dans le sens ou il n’a pas attribué les statistiques d’Israël à la « Palestine » – (qui a crié « il n’a pas osé », au fond de la salle ?!)-
    S’il ne l’a pas fait, ce n’est pas par manque d’envie, mais parce qu’il ne pouvait pas pousser plus loin le mensonge: cela aurait faussé tous ses tableaux. »

    Personnellement bien d’accord avec lui.
    Que l’on soit contre ou pour un État “palestinien”, cette firme a quand même mentionné un pays qui n’existe pas encore, malgré ses voeux pieux, et qui ne serait pas viable sans la pperfusion financière de l’occident et de son commerce avec Israel. Et, il oublie Israël » (parmi plus de cinquante pays cités, il faut le faire).

    Vous en conviendrez avec moi que c’est douteux. Si on commence à laisser dire des calamités sur nos stations de télévisions qui ferait danser de joie le président iranien, et on passe sous silence cette annalise douteuse, on ne sera plus très loin de la propagande de goebbells au QC !
    Car, pour que gendron est pu dire ses mensonges et souhaiter en espérant bientôt la disparition d’un État membre des nations du monde sans que cela ne froisse aucun médias, ni ces patrons, ni les journalistes, ni personne ou presque, il faut que la population y soit déjà préparée à gobber.
    Et là, c’est grave.

    • Bonjour Hanaël, désolé que vous trouviez ma lecture simpliste. Je vais tenter de l’étoffer. La question était: Léger-Marketing a-t-elle remplacé Israël par la Palestine? Ma réponse est non et M. Grumberg semble d’accord avec ma conclusion. De plus, il n’y a rien de sinistre à ce qu’Israël ne soit pas inclus dans une liste de 54 pays. A ce compte, plusieurs autres pays ont été laissés de côté. Leurs ressortissants doivent-ils s’en offusquer? Si on veut sensibiliser la firme au fait qu’il est inexact de parler de “Palestine”, on sera plus efficace en évitant de lui imputer des arrières-pensées anti-Israël. Et surtout, plutôt que prendre Léger comme cible, il vaudrait mieux aller à la source, Radio-Canada, par exemple, qui a établi ce mauvais usage au Québec. Mes salutations à M. Grumberg dont j’admire le dévouement pour la défense d’Israël.

      David

  11. Leger Marketing, une firme canadienne, remplace Israël par la Palestine !

    http://www.europe-israel.org/2012/01/leger-marketing-une-firme-canadienne-remplace-israel-par-la-palestine/

    dégueulasse…

  12. C’est moi qui ai raison, Passant. En passant, un foyer national juif n’est pas la même chose qu’un État juif

    “During its peace negotiations with Egypt and Jordan, Israel did not ask for recognition for itself as a Jewish state, and such recognition does not appear in the peace treaties with either state. With regard to negotiations with the PLO for the final status of the Palestinian territories, the demand for recognition of Israel as a Jewish state or as a state of the Jewish people (which are different concepts [1]) was not on the table at the 1991 Madrid conference, during the Oslo talks of 1992–93, or even at the failed Camp David summit of July 2000, or the subsequent negotiations at Taba in early 2001. This demand was put forward for the first time in a negotiation context at the 2007 Annapolis conference by the Olmert government in its last days in office.”
    http://mondoweiss.net/2011/06/why-the-jewish-state-now.html

    Et puisque vous aimez citer l’UNSCOP de 1947, vous devriez lire attentivement ses recommandations avant de dire n’importe quoi.
    http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Special_Committee_on_Palestine

    • Passant a absolument raison. Le rapport majoritaire de l’UNSCOP a recommandé la partition de la Palestine mandataire en deux États, l’un juif, l’autre arabe, tout comme la résolution 181 qui lui fit suite. Ce sont les Arabes qui refusèrent alors, comme l’Autorité palestinienne continue de le faire aujourd’hui, la seule solution équitable au conflit.

      SI Israël doit insister sur la reconnaissance du caractère juif du pays, c’est parce que l’Autorité palestinienne revendique le droit de millions de Palestiniens de s’installer en territoire israélien (à la différence des Jordaniens et des Égyptiens). Tant que les Palestiniens tiendront à cette revendication, aucun accord permanent de paix n’est possible.

  13. “Il me semble que c’est avec Sharon au début des années 2000 que cette demande de reconnaitre Israël comme un État juif a été mise de l’avant”

    C’est inexact, cette “mise de l’avant” est bien plus ancienne :

    Le Mandat (conférence de San Remo, 1920) mentionnait déjà explicitement le “Foyer national juif”.
    L’UNSCOP (1947) recommandait explicitement la création de deux États à l’ouest du Jourdain, l’un juif l’autre arabe.

    Ariel Sharon n’a rien inventé. Il s’est contenté de rappeler à ses interlocuteurs (ceux qui voulaient bien l’écouter du moins) que le refus de 1947 était encore d’actualité au XXIe siècle. Et je ne vois pas bien comment la paix pourrait être négociée si l’une des parties refuse d’accepter l’autre pour ce qu’elle est.

  14. @passant

    “En quoi d’ailleurs le fait d’avoir des liens avec des Israéliens serait une mauvaise chose? Ils ont la gale?”

    L’élément principal de cette collaboration est la sécurité. Israël est conscient de l’importance de l’AP pour garder le calme en Cisjordanie, et l’AP se maintient au pouvoir en collaborant avec le régime sioniste sur la question de la sécurité, entre autres.

    “Et quel est le rapport avec la corruption?”

    C’est un élément de plus qui fait qu’ils sont tenus en piètre estime par la population.

    “Et que viennent faire les haredim dans cette histoire? Quel rapport avec le contenu du billet de M. Ouellette?”

    Au-delà des premiers commentaires, j’imagine qu’on peut aborder n’importe quel aspect du conflit. Sinon, que l’hôte du blogue nous ramène à l’ordre et nous obéirons.. Que ça ne vous empêche pas d’écrire un commentaire sur le sujet du billet!

    “Depuis 1947 et les travaux de l’UNSCOP ce sont les leaders arabes palestiniens qui refusent fermement de reconnaître et accepter Israël pour ce qu’il est (un État juif), et ça vaut même pour les “réalistes” comme MM. Abbas ou Erekat.”

    Il me semble que c’est avec Sharon au début des années 2000 que cette demande de reconnaitre Israël comme un État juif a été mise de l’avant. Pourquoi cette demande au fait, et qu’est-ce que ça implique pour les Palestiniens?

  15. “C’est connu que les dirigeants de l’AP sont corrompus et que leurs liens avec les gouvernements israéliens les empêchent d’être des représentants crédibles.”

    L’AP a été mise en place suite aux accords d’Oslo. Comment voudriez-vous que les leaders de l’AP n’aient pas de lien avec les Israéliens?
    En quoi d’ailleurs le fait d’avoir des liens avec des Israéliens serait une mauvaise chose? Ils ont la gale?
    Et quel est le rapport avec la corruption? (pas vraiment une rareté dans la région)
    Et que viennent faire les haredim dans cette histoire? Quel rapport avec le contenu du billet de M. Ouellette?

    “l’occupation et la colonisation sont responsables de toute la situation”

    C’est faux, et le répéter mille fois n’en fera pas une vérité.

    “Jamais ils n’ont voulu la création d’un État palestinien viable”

    C’est exactement l’inverse. Depuis 1947 et les travaux de l’UNSCOP ce sont les leaders arabes palestiniens qui refusent fermement de reconnaître et accepter Israël pour ce qu’il est (un État juif), et ça vaut même pour les “réalistes” comme MM. Abbas ou Erekat.

  16. Un texte de Larry Derfner sur l’extrémisme Haredi à Beit Shemesh et l’indifférence des forces de l’ordre. L’incident avec Na’ama Margolese a allumé les lumières, reste à voir les mesures qui seront prises. Chapeau aux rabbins et aux Haredims qui ont manifesté avec la foule contre la situation actuelle. Ils sont plus courageux que les politiciens, surtout la clique au pouvoir.
    http://972mag.com/black-and-blue-in-beit-shemesh/31692/

    Bonne Année

  17. Je reconnais que l’extrémisme religieux est en progression dans plusieurs sociétés. Plusieurs pays arabes, Israël et les États-Unis en sont des exemples. La situation israélienne est l’exact reflet de ce qu’on retrouve ailleurs, notamment dans les pays arabes. La même arrogance, la même intolérance, le même sentiment d’impunité et le même rejet de la modernité au travers leur éducation.

    En Israël vous dites qu’il s’agit d’une minorité, mais présentement ils comptent pour 20% des élèves du primaire dans le système d’éducation et ce chiffre n’ira qu’en augmentant. Et leur influence politique va bien au-delà de leur nombre.
    http://972mag.com/israel%E2%80%99s-bizarre-decision-to-give-up-on-education-and-its-future/28962/

    “Contrairement aux pro-Palestiniens en Occident, les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza sont capables de pensée critique à l’endroit de leurs dirigeants et ne blâment pas tous Israël et l’occupation pour tous leurs maux.”

    C’est connu que les dirigeants de l’AP sont corrompus et que leurs liens avec les gouvernements israéliens les empêchent d’être des représentants crédibles. Même la demande d’adhésion à l’ONU n’a pas soulevé d’enthousiasme tellement les gens sont désabusés par leurs dirigeants, et par le système.

    Ce que vous n’êtes pas capable d’admettre, c’est que l’occupation et la colonisation sont responsables de toute la situation. Jamais ils n’ont voulu la création d’un État palestinien viable, c’est contre leurs intérêts. Allez relire la plateforme du Likud qui a exercé le pouvoir la majeure partie du temps ces 40 dernières années.

    “The Jewish communities in Judea, Samaria and Gaza are the realization of Zionist values. Settlement of the land is a clear expression of the unassailable right of the Jewish people to the Land of Israel and constitutes an important asset in the defense of the vital interests of the State of Israel. The Likud will continue to strengthen and develop these communities and will prevent their uprooting.”

    Avec d’autres perles à propos de Jérusalem et du Jourdain qui montrent le vrai visage – comme vous aimez le dire à propos des arabes – des dirigeants israéliens actuels.
    http://www.knesset.gov.il/elections/knesset15/elikud_m.htm

  18. Oui, je suis certain que lorsqu’ils voient le mur, ils pestent contre le Fatha. Pas contre Israël. Tout ce que vous racontez est la conséquence de l’occupation.

    “Les manifestations de soutien au Hamas sont sévèrement réprimées par l’Autorité palestinienne. Les résultats du Hamas aux élections régionales de 2005 ont démontré la vitalité de l’islamisme en Cisjordanie.”

    Vous parlez des résultats de 2005 mais depuis il y a eu l’assaut de 2008-9, la fin du semblant de négociation de paix et le printemps arabe. Depuis le début de ce dernier, ce sont surtout les manifestations en sa faveur qui ont été réprimées. L’AP est discréditée depuis longtemps, le Hamas l’est également. Quant à l’islamisme, pour autant qu’il soit présent, c’est une tendance qui est généralisé de nos jours – il n’y a qu’à regarder les cas d’extrémismes religieux en Israël – et dans le cas des Palestiniens ils ont au moins l’excuse de l’occupation.

    • Contrairement aux pro-Palestiniens en Occident, les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza sont capables de pensée critique à l’endroit de leurs dirigeants et ne blâment pas tous Israël et l’occupation pour tous leurs maux. Moi, la première fois qu’un Palestinien chrétien m’a dit ça, je suis resté stupéfait. Et pourtant, c’est bien ce que plusieurs osent dire et que d’autres pensent en silence. Les chrétiens étaient largement opposés à la seconde intifada, en particulier à Bethléeem. Non pas parce qu’ils sont sympathiques à Israël (même si des milliers d’entre eux ont fait des demandes de naturalisation israélienne au retour d’Arafat), mais parce que les milices du Fatah, du Hamas et les Tanzim les terrorisaient aussi et qu’ils transformèrent contre le gré des chrétiens Bethléem en champ de bataille avec Israël. Je vous recommande fortement A Season in Bethlehem de Joshua Hammer, correspondant de Newsweek qui a passé les premières années de la seconde intifada à Bethléem. Il explique dans le menu détail le fonctionnement de l’intifada et la campagne d’intimidation des milices envers les chrétiens. Au moins reconnaissez-vous que la montée de l’islamisme est un phénomène généralisé dans la région auquel n’échappent pas les Palestiniens. C’est ce que dit mon blogue et l’exode chrétien n’y est pas plus étranger qu’ailleurs au Moyen-Orient. Aussi détestable soit-il, en tant que force social et politique l’extrémisme religieux haredi (marginal et répudié par la majorité israélienne) n’est pas un reflet de l’islamisme (idéologie sur l’ascendant et exacerbée par les médias officiels du Fatah soi-disant laïc). L’occupation n’est pas une “excuse”. La montée de l’islamisme est observable dans tous les pays arabes depuis la fin des années 60, dans le sillon de l’échec et du déclin du nationalisme panarabe laïc de type nassériste.

  19. Si Jésus est palestinien alors il naquit ni à Nazaret ni à Betlehem. Les arabes font tout pour légitimer à la face des idiots utiles la présence musulmane imaginaire en Israel. En refusant l’état d’Israel ils veulent faire croire que les juifs n’ont pas de place en Israel. Avant la guerre des six jours en juin 1967, il n ‘y avait pas de Palestine au moyen-orient : Autour d’Israel il y avait le Liban, la Syrie, la Jordanie qui régnait sur la Judée Samarie et au sud l’Egypte qui régnait sur Gaza.
    Personne ne parlait de palestine avant que les Israeliens n’acceptent de discuter malheureusement avec l’OLP. La ligue arabe se sert des habitants de gaza et de judée samarie pour faire oublier les misères que connaissent leur citoyens dans leur état respectif. Le pire pour les citoyens des démocraties : nos leaders nous vendent pour le pétrole et nous allons nous retrouver tous gouverner par des dictateurs.

  20. “Certes, le conflit israélo-arabe et la clôture de sécurité anti-terroriste ont contribué à l’exode chrétien de Bethléem. Toutefois, l’émigration chrétienne a commencé longtemps avant le déclenchement du conflit israélo-arabe et se poursuit dans une réalité plus vaste que celui-ci, à savoir celle de la montée de l’islamisme dans toute la région, y compris en Cisjordanie. Une réalité sans doute moins politiquement correcte que le risible évangile palestinien débité par Radio-Canada et la mise au pilori d’Israël.”

    Vous dites pourtant que: “depuis que Bethléem est gouvernée par l’Autorité palestinienne, les chrétiens sont passés de 60% à environ 20% de la population”. L’exode n’a donc pas commencé “longtemps” avant le déclenchement du conflit israélo-arabe. C’est clairement la suite des intifadas, avec la détérioration de la liberté de mouvement et la situation économique désastreuse, qui a poussé plus que tout autre chose les chrétiens à s’exiler. C’est d’ailleurs ce que dit l’article de Libération, dont vous ne citez malheureusement que le dernier paragraphe.
    http://www.liberation.fr/monde/01012309786-les-chretiens-de-bethleem-voient-leur-salut-dans-l-exode

    Au fait, avez-vous vu un si grand enthousiasme pour les frères musulmans en Cisjordanie? Est-ce qu’il s’y déroule des manifestations islamiques en appui aux frérots? Je ne dis pas qu’il n’y a pas de tensions avec les chrétiens, mais la cause première de leur départ est l’occupation.

    • Le déclin accéléré des chrétiens ne coïncide pas avec l’occupation, mais avec le transfert de Bethléem à l’Autorité palestinienne, puis la seconde intifada qui a transformé Béthléem en camp de milices qui ont mené la vie dure aux chrétiens et radicalisé la population musulmane. Chaque fois que j’ai été à Bethléem ces dernières années, les chrétiens à qui je parle commencent par pester contre Israël. Une fois la glace brisée, leurs plus dures critiques vont au Fatah qu’ils tiennent responsables du “mur” et auquel ils ne pardonnent pas la catastrophique intifada qui les a coupés de Jérusalem. Les autres périodes d’émigration accélérée chrétienne sont les 19 ans de gouvernance jordanienne (tiens, tiens) et la fin de la période ottomane. Les manifestations de soutien au Hamas sont sévèrement réprimées par l’Autorité palestinienne. Les résultats du Hamas aux élections régionales de 2005 ont démontré la vitalité de l’islamisme en Cisjordanie.

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